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Le vent froid souffle au milieu de la forêt. || Semaliel W. Gremeran. / E.C.

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MessageSujet: Le vent froid souffle au milieu de la forêt. || Semaliel W. Gremeran. / E.C. Jeu 23 Oct - 0:47

GREMERAN Semaliel Wendy

Physionomie
Original character - BONE99 (Artist)
 



Une silhouette presque fantomatique, svelte, qui ne semble, lorsqu'elle est en robe, jamais marcher mais flotter sur le sol. Et c'est là toute la beauté de cette wendigo. Une beauté irréelle, une beauté que l'on ne semble pouvoir saisir. Plus d'un serait étonné d'apprendre que Semaliel a été mariée, qu'un homme, humain de surcroît, aura su faire sienne une pareille élégance. Mais ne perdons pas de temps, il vous restera encore beaucoup à lire pour en apprendre plus sur cette dame.

Relativement grande, Semaliel mesure un bon mètre soixante-quinze que ses talons rehaussent encore un peu plus parfois, cette créature détestant devoir marcher de façon plate. Son poids, pour raison évidente, restera un secret, mais sous forme humaine elle reste tout à fait correct. Le soucis se posant plutôt lorsqu'elle prend forme originale. Cette bête sauvage, incontrôlable lorsqu'elle se fiche bien des dégâts qu'elle peut provoquer, qui sert de corps naturelle à la wendigo mesure plus d'un mètre quatre-vingt-dix, ce qui est petit comparé à certains autres, et est alourdit par un poids s'accordant à la nourriture qu'elle a pu avaler. Cette forme mystérieuse, dont le ventre grossit sans cesse, ce qui lui cause une famine certaine, possède donc un poids variant.

Les cheveux courts, possédant à leurs avants deux mèches plus longues, de cette dame sont d'un blanc parfait, semblable à la neige tout juste tombé des cieux. Parfois, elle les attache, pour le peu que ce soit possible, remontant les côtés dans un chignon complexe et strict mais charmeur qui laisse la vue sur un visage aux traits à la finesse agréable. Sujet aux nœuds, ils forcent leur propriétaire à faire attention au vent, histoire de ne pas être décoiffée à un moment important comme les rencontres des alliés financiers de la famille Gremeran.

Semaliel, pour poursuivre, possède des yeux énigmatiques, des yeux qui au fil du temps se sont assombris jusqu'à devenir d'un rouge perçant, d'un rouge qui trahit cette faim qui la tiraille. Ses yeux, froids comme la glace qui l'entoure si fréquemment, ne trahissent pratiquement jamais ses émotions, bien que la peur sache s'y glisser lorsqu'elle en est saisit. La plupart du temps, Semaliel fixe toujours quelque choe, ou bien quelqu'un, n'appréciant pas de laisser son regard dans le vide comme si elle n'attendait que la progression du cours du temps.

Le corps de Semaliel, dans sa globalité, est une relique du temps, balafré çà et là de cicatrices dues aux transformations parfois intempestives et qui éloigne tant sa première apparence de la seconde, détruisant partiellement dans une violence sans nom des os qui se reconstituent ensuite non sans mal encore. Sous cette seconde apparence, brièvement décrite plus haut, Semaliel ressemble d'avantage à une sorte d'imposant ours dont les griffes sont acérées et dont la mâchoire, pourvue de crocs aussi coupants que des lames, peuvent broyer sans mal. Ce monstre massif dégage un vent hivernal, une odeur de décomposition permanente et, comme vous vous en doutez, vous l'apprécierez beaucoup moins que l'enveloppe humanoïde de notre dame.

Pour vêtir le corps dont la wendigo a prit parfaite possession, celle-ci choisit toujours des tissus précieux, aux décorations complexes mais fines et qui laissent imaginer l'étendue de sa fortune. Contrairement à beaucoup de femmes, elle s'autorise le port du pantalon, bien qu'alors il soit généralement encombré jusqu'aux cuisses de cuissardes lui facilitant les déplacements. La dame de l'Hiver n'aime guère les robes, qu'elle trouve problématique pour les mouvements rapides mais, lorsque le besoin est, n'hésite pas à se glisser dans quelques unes qui, choisies avec soin par elle-même, offrent très généralement la vue sur son dos et à l'avant sur une poitrine tout à fait convenable.

D'une forme à l'autre, vous penserez tous bien différemment, de l'attraction au dégoût, de l'attirance à la répulsion. Mais quelle apparence, en réalité, pourrait-être la plus dangereuse ?

  Mon image

informations

NOM - Gremeran.
PRÉNOM - Semaliel Wendy.
AGE - 32 ans.
RACE - Esprit - Humaine entièrement possédée Wendigo.
GROUPE CHOISI - Habitante & Esakam.
ORIENTATION SEXUELLE / SEXE - ███████ / F.
POUVOIR - Métamorphose en esprit Wendigo. C'est-à-dire, une créature mi-homme mi-bête proche de la décomposition au corps recouvert de glace et dégageant un vent et une aura froids à en glacer le sang.
ARME - Aucune en particulier, sinon la lame qu'elle cache dans sa canne, bien qu'elle soit experte en maniement d'épées longues et rapières.

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Derrière votre écran

Prénom/Pseudo: Censuuuuuuure.
Age: Censuuuuuuure.
Passion: Censuuuuuuure.
Comment avez vous découvert le forum?: Censuuuuuuure.
Qu'es ce que vous en pensez?: Censuuuuuuure. Oops, pardon !

caractère

Le froid de l'Hiver n'est pas caché qu'en son corps. Semaliel cache en elle, dans son caractère aussi, ce froid qui gèle tout autour d'elle comme une barricade à la souffrance. Les malheurs qui lui sont arrivés, et ce qu'elle va devoir encore subir pour les prochaines années, lui ont forgé une carapace qui, avec le temps, semblerait être plus qualifiable d'armure. D'une distance polie avec tout le monde, elle se montre souvent ironique voire sarcastique, et se plait à placer aux moments les plus opportuns des piques qu'elle veut perçantes. Son esprit critique vaut souvent à ses partenaires de combat de subir des remarques, des constatations véridiques mais qu'elle n'enrobera dans le miel d'aucun vocabulaire mirifique, trouvant cela inutile. Une erreur est une erreur, peu importe combien l'on peut tenter de la cacher sous de la poudre aux yeux.

Sévère voir tyrannique avec ses subordonnés, elle ne laisse pratiquement jamais rien au hasard et aime avoir le plus parfait contrôle d'une situation pour éviter que celle-ci ne tourne à la catastrophe. N'étant cependant pas la mieux placée parmi les troupes Esakam qu'elle a rejoint, elle concède fréquemment beaucoup de détails à ceux pouvant lui donner des ordres, se défoulant généralement à la suite sur ses gardes sans retenue, jusqu'à devoir en changer régulièrement. Si les gardes ne quittent que rarement ses côtés ; lui laissant la plupart du temps de l'air libre lorsqu'elle décide d'aller se dégourdir les jambes dans la populace, ou bien alors au parfait opposé dans les lieux les plus reculés, c'est aussi et surtout parce qu'elle veut assurer sa sécurité et, plus sincèrement, préfère utiliser ces molosses humains comme chair à pâté pour ne pas prendre le risque de se briser un ongle inutilement. Il est alors une évidence que Semaliel n'est pas fainéante, mais paresseuse, et que bien peu de choses peuvent se vanter de lui avoir coûter une action directe. Peut-être est-ce mieux d'ailleurs, car lorsqu'elle agit d'elle-même, la Wendigo ne perd pas de temps en torture inutile, s'y adonnant lorsque le besoin est principalement, et se débarrasse habilement de toute gêne.

Si l'on dit souvent que les Esakam sont mal organisés, Semaliel pour sa part est toujors minutieuse des détails, prêtant attention au temps avant une charge, se renseignant dans l'ombre sur les troupes adversaires qui pourraient se dresser sur son chemin. Cependant, cette absence d'organisation se révèle en elle envers ses propres confrères. Si l'un d'entre eux venaient à la ralentir, la gracieuse créature n'hésiterait pas un instant à rompre le fil de sa vie pour ne pas s'en encombrer, détestant par-dessus les excités passifs de la bataille. Et si la plupart des démons s'étant ralliés à la cause d'Estelan se montrent être des brutes sans foi ni loi mais aussi et surtout sans retenu, vous ne verrez jamais notre amie travailler un champ de bataille en courant. Elle ferait plus certainement partie des discrets à se glisser à l'intérieur pour en détruire la sécurité de là, ouvrant la voie aux restes des troupes.

Dans sa vie personnelle, Semaliel ne tient à laisser personne franchir sa muraille. Ayant connu la souffrance inégalable de la perte de son époux dans sa peur, puis de celle de son enfant dans sa folie bestiale, elle ne souhaite plus faire de frais sur ce plan-là de son existence. Ainsi, quiconque franchira sa première zone de sécurité émotionnelle se verra repousser d'une méchanceté vile et d'une sournoiserie de renard. Cette aversion du contact, du rapprochement, est encore plus forte chez les humains pour lesquels elle nourrit une rage innommable. Pour elle, les humains ne sont désormais plus que de la nourriture, et de la nourriture ayant tendance à trop résister à son destin selon elle. Et si elle connait des failles, si elle s'avoue dans ces plus grands moments de clarté d'esprit n'être pas entièrement préparée à cette aventure où elle cherche certainement salvation et rédemption, il lui est tout bonnement impossible de songer à laisse quiconque combler ces faiblesses évidentes.

A côté de ceci, la wendigo aime se perdre dans les luxes oisifs, savourant dans ces jours libres des vins fins, dégustant les mets les plus exquis qui, peu à peu, avalent l'argent de la famille Gremeran non sans que cela lui apporte une certaine forme de satisfaction. Toujours affamée, et ne trouvant jamais de répit pour cette famine qui la tiraille peu importe ce qu'elle peut avaler, elle ne laisse cependant miroiter à personne qu'elle désire arracher de la peau pour s'en nourrir, se contentant d'une certaine façon de se remplir d'une nourriture encore bien moins nourrissante que de la chair. Et, souvent, lorsqu'elle se perd dans la luxure en elle-même, dans un charnel sans la moindre affection, il lui arrive de mordre dans la peau de son ou sa partenaire. Ce n'est pas forcément passionnel, voir rarement d'ailleurs, mais si elle n'arrache pas la chair pour autant, c'est qu'elle vous considère peut-être comme un peu plus qu'un simple gibier.

histoire

Aujourd'hui, ils ont décidé de me sacrifier à la forêt. Ce ne devait pas être moi, parce que je suis le plus jeune, que je suis encore frêle et qu'ils pensaient que ce ne serait pas une offrande convenable pour la Bête de la forêt. Mais il n'y avait plus que moi à n'avoir pas peur. A vouloir le bien-être des autres. Alors j'ai été choisi. Le regard perdu dans le vague, alors que le vent soufflait contre ma peau, balayait de mon visage mes quelques mèches brunes trop longues, je me demandais où était la fameuse menace dont j'avais tant entendu parler. Cela devait bien faire une bonne heure, voire plus, que je me promenais librement dans ce terrain qui m'avait si longuement été interdit par les anciens. Et rien n'avait encore rien que paru douteux ou menaçant. Malgré cela, les ténèbres autour de moi m'obligeaient à rester prudent. Je ne savais pas d'où surgirait cette créature, ni même si elle n'était pas déjà là, à m'épier, à attendre ma fatigue pour pouvoir m'avaler plus facilement. Le souffle roulant dans l'air froid, dessinant des volutes presque transparentes, je continuais ma marche. Un craquement. Je me retournais d'un bond vif, sur le qui-vive, et me préparais mentalement, pour le peu que ce pu être possible, à faire face à cette monstruosité. Mais rien. Absolument rien. Ça n'avait été que mon pied s'étant posé sur une branche d'arbre tombée. Et je soupirais, las, fatigué, me demandant si j'avais encore quelque raison de tant m'inquiéter. Jamais personne n'était revenu de la forêt. Mais je ne me souvenais pas que quelqu'un ai jamais dit qu'il n'y avait pas de possible retour. Le reste du village avait certainement prit la fuite en secret, fait demi-tour. Peut-être était-ce pour ça qu'ils avaient tous veiller sur le bord de la forêt, pour que je ne m'enfuis pas comme l'auraient fait les autres. Mais pourquoi s'enfuir, s'il n'y avait pas de menace ? La peur ? Était-ce en somme une sorte d'initiation ? La tête douloureuse de tant penser, et aussi vite, je finissais par me rendre compte qu'il ne restait devant moi qu'une masse d'arbres effeuillés, aux branches s'étirant comme des griffes prêtes à me saisir. Peut-être était-ce ça, le monstre de la forêt. La forêt elle-même. Un craquement. Dans un soupir, je baissais la tête vers mes pieds, prêt à continuer ma route. Mais non. Pas de branche. Cette fois-ci, ce n'était pas moi. Mais, hélas, pauvre de moi, je n'aurais jamais personne à qui le raconter. A moins que ma décapitation n'intéresse les quelques anges là-haut qui se seront apitoyer sur mon sort.

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Essoufflée. Elle était essoufflée. Et, pour les autres petits autour si inquiets pour elle, elle tentait tant bien que mal de gérer sa respiration, d'écouter ce cœur si faible qui battait tant bien que mal dans sa poitrine encore uniforme. Ce n'était pas la première fois qu'une catastrophe comme celle-ci arrivait et, couchée sur le sol, il ne lui restait plus que le ciel a regarder, de ses yeux dont les paupières, fins voiles lui murmurant d'abandonner, s’apaisaient doucement. Une voix s'extirpait alors du brouhaha autour et elle sentit son corps quitter le sol. Quelqu'un, dont les bras avaient la chaleur du monde entier, venait de la soulever et, luttant contre sa fatigue, elle entre-ouvrait les yeux pour distinguer de courts cheveux dorés. Deux cercles à la couleur de la plante qui vit et jamais ne meurt entièrement, laissant toujours derrière elle une vie plus petite mais plus forte. Et, alors que le temps avait creusé sa peau, elle trouvait à son père encore cette majesté que les portraits lui donnait. Il était toujours ce grand homme, plein de bonté pour les gens autour de lui, pour ce village dont il n'était pas le chef mais pour lequel il avait la voix la plus puissante. Il régnait, dans le silence, frappant du poing lorsque le temps n'avait plus de course, lorsque les cœurs se serraient de la famine, de la pauvreté. Et, se blottissant sagement contre lui, elle comptait les larmes qui coulaient le long de ses joues, s'en nourrissant pour noyer ce remord qui l'avalait. Elle était tant de soucis pour lui. Elle qui refusait de lui obéir et de rester sagement à sa place, quand elle savait que sa santé ne lui permettait pas de se rendre dans le monde extérieur. Encore le vent, ce vent qui la berçait, ses douces paroles comme des murmures de l'univers, et elle fermait finalement les yeux sur sa fatigue, s'apaisant des larmes qui s'étaient arrêtées, sans qu'elle ne sache pourquoi. Courir avec les autres, elle ne le ferait plus jamais. C'était promit. C'était juré. Elle serait une sage petite-fille, cesserait de causer autant de soucis à son père.

Semaliel ! Semaliel, ouvre les yeux !

Elle s'arrachait finalement à la fatigue. Son esprit s'était vidé, avait sombré, et elle n'était absolument plus capable de se souvenir du simple fait de s'être endormie. Au cœur des couvertures brodées avec soin, dans ce cocon chaud où elle avait si souvent débuter son voyage pour un monde idyllique, elle ouvrait à nouveau les yeux. Son carrosse endommagé, pour illustrer combien il était fréquent qu'il s'emballe, battant dans son rythme lent, doux, elle soupirait d'aise et souriait à ce grand homme qui, mort d'inquiétude, serrait les poings dans son dos. Encore une fois, elle avait désobéit, avait échappée à la surveillance de ses précepteurs et s'était enfuie par une fenêtre comme une sauvage, comme une voleuse disparaissant dans l'ombre. C'était inadmissible. Des cris retentirent, encore une fois, entre ces murs qui semblaient être au bord de vibrer, et bientôt ce grand homme tomba de sa hauteur, à genoux, pleurant sur le bord du lit de sa fille. C'était la faiblesse, la faille, l'assez. Et, dévorée par le remord, elle passait ses bras comme elle le pouvait au-dessus de lui, promettant milles fois qu'elle ne recommencerait plus, qu'elle resterait à la demeure et n'en sortirait que lorsqu'il l'y autoriserait. Mais les larmes ne s'arrêtaient plus. Elles coulaient à flot, comme ces larmes qui tombent des cieux à l'arrivée du temps orange. Elle ne saurait plus se faire pardonner. C'était certainement trop cette fois-ci. Et, alors qu'elle pensait que jamais il ne se redresserait, il le fit, les yeux figés devant lui, des sillons salés encore dessiner sur ses joues, au milieu de ses petites vagues de vieillesse. Il posa une main contre sa tête et, les yeux grands ouverts, la dernière chose qu'elle vit fut un sourire à la mélancolie capable de lui arracher le cœur. Un murmure, qu'elle n'entendit pas, trop concentrée sur la figure détruite de son père, et bientôt toute lumière disparut à nouveau, subitement, alors que les bruits de la demeure fondaient dans la surdité.

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La neige tombait du ciel en flocons, perles informes aussi blanches que l'ivoire. Et, le regard vers le ciel, elle fixait les quelques nuages qui couvraient la lune, entre les branches squelettiques des arbres. Sa respiration, ce souffle rare, calme, s'enroulait dans l'air froid et s'évaporait progressivement alors qu'elle posait ses mains contre ses épaules inverses pour frotter et tenter de préserver son peu restant de chaleur. Elle marchait depuis déjà si longtemps qu'elle ne savait plus où était le sud, le nord, où avait jamais été son village. Et, les larmes se gelant sur ses joues, elle tentait de rester forte alors qu'elle n'avait plus que l'envie de se laisser tomber sur ce sol glacé, à attendre de mourir. Il l'avait abandonnée. Et, seule, elle savait pertinemment qu'elle allait mourir. Du haut de ses dix petites années, quant bien même les précepteurs aient toujours esquivé le sujet de la mort, elle savait que ne pas manger provoquait la famine. Que ne pas boire provoquait la soif. Que ne pas rester au chaud glaçait le corps jusqu'au sang et qu'après cela l'on rejoignait les étoiles pour ne plus jamais revenir sur la terre. Faible, ses pieds nus sur ce manteau tout de pureté, elle songeait au fait de rejoindre sa mère dans les nuages. Mais pouvait-elle vraiment partir ? Pouvait-elle laisser son père sans un mot d'à Dieu ? En baissant la tête, quelques mèches blondes glissant de ses épaules pour bloquer partiellement le haut de sa vue, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'il serait peut-être mieux sans elle, sans tout les soucis qu'elle pouvait lui apporter. Mais était-ce vraiment une raison pour mourir dans d'atroces souffrances ? Les pieds brûlés par la sensation de froid, elle s'asseyait finalement sur une pierre posée près d'un arbre, soulevant sa robe de petite fille pour essayer de couvrir le plus possible de son corps en l'étirant. Paniquée, lorsqu'elle s'était réveillée, elle n'avait réussi qu'à rester paralyser de longues heures avant de partir en courant, jugeant que la solution lui viendrait d'elle-même, qu'elle ne pourrait que retourner au village en allant droit devant elle. Mais la neige qui tombait, le blizzard qui faisait rage avaient parfaitement effacer les traces des pas de la personne l'ayant déposé ici et, en jetant un œil derrière elle, elle constatait que même les siennes n'étaient plus qu'un souvenir. Elle ne pourrait donc même pas retourner là d'où elle venait pour reprendre ses mocassins, ceux-ci auraient même certainement déjà était prit sous la couche s'amassant. Sentant ses lèvres se fendre à chaque fois qu'elle passait, mécaniquement, la langue dessus, elle grelottait et priait pour que quelqu'un vienne la chercher. Il ne pouvait pas juste la laisser là et l'oublier. C'était certainement juste une punition. Une terrible punition, certes, mais une punition qu'elle retiendrait à coup sûr bien mieux que toutes les autres. A tue-tête, tentant de s'en convaincre elle-même, elle se répétait à voix basse, balayée par le vent, que son père saurait bientôt la retrouver et qu'il la poserait devant la cheminée en l'enlaçant, lui faisant jurer de retenir la leçon. Mais plus le temps passait plus la couche de neige prenait de la place sur ses épaules, sur son manteau de fourrure auquel elle s'accrochait désespérément. Et, plusieurs heures encore passées, elle finit par fondre en sanglots, cédant à la panique. C'était trop lui demander. Ce n'était pas un héro comme dans les histoires que sa nourrice lui racontait parfois. Elle allait mourir, c'était tout. Elle allait se changer en étoile. Même son père, même ce divin être, ne saurait jamais la retrouver par un temps pareil. Elle n'avait plus la force de pleurer, bientôt ses larmes s'arrêtèrent et, songeant qu'il fallait peut-être qu'elle fasse du bruit, elle soupirait, la respiration emportée au loin par le vent. Il lui prenait tout. Les traces de ses pas, son souffle, les seuls espoirs qu'elle tentait encore de rappeler à elle en criant le nom de son père.

Depuis le fond de la forêt qui peu à peu avait fondu dans l'obscurité, elle aperçut une silhouette, se détachant peu à peu du voile sombre dans lequel elle semblait avoir été enveloppé. Et une voix, lourde, grave, aussi terrifiante qu'apaisante, enchanta tant bien ses oreilles qu'elle y resta accrochée comme au dernier espoir. Quelqu'un était venu la sauver. Et peu importe qui cette personne pouvait être, elle saurait forcément comment retourner au village. Lentement, la silhouette se défit de son environnement et la petite fille se remit à trembler. Le froid se faisait plus présent, si présent que sa peau semblait progressivement se craqueler sur elle-même, prête à s'ouvrir sur une autre nature. L'odeur de la mort s'empara de l'air, la laissant suffoquer au point d'en tousser compulsivement. Et plus cet être se rapprochait d'elle, plus elle s'effaçait. Elle savait qu'elle finirait par disparaître, que rien ne saurait plus la retenir. Non, elle n'était pas tombé sur l'espoir, elle était tombé sur cet esprit malicieux qui la sortirait de son corps et l'avalerait toute crue. Elle était tombé sur l'esprit de la forêt, celui auquel le chef du village sacrifiait toujours quelqu'un. Et ces deux petits yeux à la couleur ensanglantée qui fendait l'obscurité, ce nez comme un museau écrasé sur lui-même qui aurait pu sentir la vie à des kilomètres, l'effrayèrent encore. Mais, arrivée à sa hauteur, la créature ne fit que rester planter devant elle, la scrutant de ses yeux comme des lumières, et sa voix, qu'elle parvint enfin à entendre clairement, lui glissa à nouveau dans les oreilles alors que cette odeur putride s'échappait de sa bouche dévoilant une mâchoire aux crocs menaçants. Ce fort "dors" roula contre son visage et, ses yeux se fermant à nouveau, roulant vers le ciel, elle retomba dans cette inconscience qui la laissait si désarmée, si fragile, faible mouton entre les pattes d'un loup affamé.

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- A qui croyez-vous faire peur ainsi, catin ?
- A vous. Et, hélas pour vos pauvres petits os d'humain fragile, je ne fais pas que croire.
- Gardes ! Qu'elle soit reconduite à la porte !

Juste un mouvement, juste un souffle, et l'air se fendait en deux dans un faible sifflement, comme un murmure. Dans un geste sec, précis, net, elle avait sorti de la structure de bois son épée et, en tournant légèrement sur elle-même, ses jambes fermement tenues par l'appuie de ses pieds au sol, elle détachait par la lame la tête du garde du reste de son corps. Une effusion de sang éclaboussa la pièce étroite, répandant sur le sol une mare à la couleur de rubis. Le regard froid, la respiration toujours aussi paisible, elle s'avançait, ne prêtant pas la moindre attention au tissu de sa robe longue qui traînait dans ce liquide écœurant. Elle avait été abandonnée. Elle avait été offerte à la forêt, et la forêt avait fait d'elle ce qu'elle était devenu, dans ce corps étroit qui avait grandit avec les années avec cette peur incontrôlable de se fendre sous la force de son nouveau possesseur. Elle avait été libérée de ses chaines, elle non pas l'enfant fragile, mais elle qui avait tenter d'aller à la rescousse de son mari dans la montagne et qui y avait été dévorée par le froid. Sous sa peau percutait la frénésie d'un battement de cœur, le sang coulant dans ses veines comme ce liquide promit du saint Graal. Peu lui importait d'avoir prit, d'avoir arraché à cette petite fille le seul bien qu'il semblait lui rester. Si elle n'avait pas été là, elle serait morte dans la neige elle aussi de toutes manières. Et, les années passant, elle avait commencé à s'accaparer cette enveloppe charnelle, plongeant sa première propriétaire dans un sommeil où nul n'aurait su la blesser. Ses cheveux blonds, ses yeux clairs qui semblaient noyer dans la candeur que rien ne brise, elle les avait vu de ses yeux minuscules, de son corps fantomatique. Elle les avait vu et, dans le silence, les avait désirer comme s'il avait toujours s'agit des siens. Et cette rage, cette rancœur, ce sentiment si submergeant qui avait sommeillé en elle, uniquement réveillé par la vision de petits êtres si frêles, lui avait fait perdre l'esprit. Elle ne l'avait pas mangé, non, elle n'aurait rien gagné à cette enveloppe, bien que la chair aurait sûrement été tendre. Non, elle en avait prit possession. Et ce jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'à elle. Oui, cette petite Semaliel dormait quelque part, dans le fond d'elle-même, éternellement préservée dans la glace de son cœur. Elle peina a sortir de la forêt, s'exposant ainsi au monde alors que ses cheveux se brisaient, cette couleur de blé s'évanouissant pour un blanc parfait. Et ses yeux, lorsqu'elle les vit à nouveau dans un miroir, n'avait plus que le couleur du sang, plus que la couleur de ces vies qu'elle avait dû prendre, affamée sans pouvoir trouver de quoi se rassasier. Son enveloppe originelle, cette forme si hideuse, semblait pourvu d'un ventre toujours plus rond, toujours plus gros, impossible à remplir peu importe combien elle se nourrissait. Et bientôt, les rumeurs se mirent à courir qu'elle était un démon, une créature du Diable. Un premier village s'effondra en flammes. Puis un second. Et, dans son silence figé, elle s'était lancé à la quête d'une place qui la mettrait en sécurité. Et quoi de mieux que la noblesse ? Pour cette raison, elle avait abattu un à un les pions bloquant son passage, jusqu'à parvenir devant cet homme aux cheveux à la couleur si sombre, si mystérieuse.

Les yeux encore posés sur lui, le détaillant, elle entre-ouvrit les lèvres dans son souffle.
- Je veux cette place. Et je l'aurais.
- Qu'est-ce qui peut bien vous faire vous dire cela, étrangère ?
- Vos héritiers ont tous disparus. Vos femmes ont mit fin à leurs jours. Vous êtes seul, n'est-ce pas ? Alors laissez-vous mourir. Parce que chaque chose que vous construirez, je le détruirais.
- Que voulez-vous donc ? N'avez-vous pas déjà assez joué ? Comme vous l'avez si bien dit : je n'ai plus rien.
- Votre place. Ce rang. Ce nom. Je les veux. Et je vous briserais comme un éclat de verre peu importe le nombre de fois que vous tenterez de vous réparer jusqu'à ce que vous me reconnaissiez votre héritière.

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Peu à peu les mots de ce vieillard se modifièrent. Il dû s'avouer vaincu et, désespéré de ne finir toujours qu'aussi seul, il finit par reconnaître l'étrange créature comme son héritière. L'air de plaisance débuta alors. Manger sans plus avoir à s'en cacher autant, abattre quiconque se postait sur son chemin, à n'avoir plus de comptes à rendre à personne. Devant la menace que sa vie ne lui soit prise, cet homme s'était soumit à cette existence qui le faisait souffrir sans jamais l'achever. Et, lorsque le jour vint enfin, lorsqu'elle s'en lassa, Semaliel emporta dans les cris de ce dernier la vie de cet être pour lequel son cœur de glace ne ressentait que dégoût. Si imbus de lui-même. Si certain. Comme si tout lui appartenait déjà. Elle l'avala, petit par petit, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de lui, et se consacra à la recherche assidue d'une certaine chose. Sans même se douter que le danger rodait encore et toujours autour d'elle. Le village, trouvant trop suspect que feu cet homme si cruel confie sa fortune et sa puissance, ainsi que le nom de Gremeran, à une pure inconnue, la suspecta bien vite d'être cet esprit dévastateur dont les contrées quelque peu lointaines parlaient. Ainsi, ils firent envoyer un chasseur contre celle-ci, qui leur fut retourner peu de temps après, vivant, mais terrorisé. Elle était intouchable, toujours entourée de gardes dont les réputations faisaient pâlir. D'anciens combattants de la royauté, d'anciens prisonniers, des bandits, des vilains de toutes sortes. Et bientôt le nom de Semaliel Gremeran, qu'elle avait construit presque entièrement, battit sur un vol inhumain, se fit connaître.

Pourtant la fortune, la renommée, la sûreté, ne consolèrent pas cette femme dont la faim était toujours aussi grande, dont le corps s'abîmait encore. Elle du faire couper ses cheveux, bien qu'elle trouva désagréable d'ainsi exposer ses oreilles qui, à la façon des démons ou des elfes, s'étaient affinées. Ses dents, qui avaient jusque là eu tant de mal à mordre, à déchirer la chair, avaient désormais l'allure de celles de vampires et, dans cette solitude dans laquelle elle se plongeait à chaque fois qu'elle remarquait les modifications de son corps, son cœur comme gelé fondait de plus en plus sous la masse de neige. Sa peau se refroidissait et, bientôt, elle se permit dans l'amour, tentant d'y trouver du réconfort. Et ce avec quiconque cédait à son charme comme hypnotique. Jusqu'à ce qu'elle tombe amoureuse elle-même. Jusqu'à ce que cette glace l'attire, fondant au doux soleil d'un homme dont les bras l'entouraient si parfaitement. Plusieurs fois, il tenta de la tuer, tout autant qu'elle-même pouvait tenter de le faire, parce qu'après tout ce n'était personne d'autre qu'un autre chasseur à la solde du village, mais lorsque la vie se nicha dans ce corps encore fertile, une trêve fut silencieusement signée. Ils avaient bravé un interdit. Mais leur solitude respective les empêchaient, dans cet amour qu'ils trouvaient l'un en l'autre, dans leurs sourires discrets, dans les caresses dissimulées, de s'arrêter là.

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Les flammes dansaient, emportant dans des cris les vies une à une. Et, les yeux grands ouverts, le souffle court, ses mains serrées contre son ventre, elle tentait de se fondre dans la forêt jusqu'à y disparaître, que personne n'aille l'y chercher. Tout c'était passé tellement vite. Les villageois avaient monté la colline sur laquelle était perché le manoir, armés de fourches et de torches enflammées, et avait embrasé la demeure. Les cheveux, non loin, s'enfuirent et, encore dans les bras l'un de l'autre, Semaliel et son époux, Grâam, s'extirpaient du sommeil. Ce ventre tout rond la fit grimacer alors qu'un coup frappait contre son intérieur et, en se redressant, alors que des pas précipités s'évadaient du couloir, elle sortir du lit en un bond, tirant de derrière la tête de lit une lame étrangement plate pour la pointer vers le chasseur portant la compagne de son alliance. Des sons de lutte se répandirent lorsque les villageois heurtèrent la première partie de la garde de Madame et, se saisissant avec fermeté de la garde de son arme avec les deux mains, elle se reculait prudemment, prête à embrocher son amant s'il approchait trop d'elle et de leur progéniture.

- Ils sont là par ta faute ! C'est toi qui les as prévenus ainsi, avoue, traître !, s'égosilla t-elle, ce cœur de glace se fissurant dans sa poitrine.
- Je n'en ai rien fais ! Semaliel, ma douce, baissez cette lame et enfuyons-nous ! Leur furie ne saurait être retenue plus longtemps par vos hommes !
- Que compte me faire ?! Crois-tu que je me laisserais berner ?! Tu attendras que mes forces me quittent et tu tireras ma vie hors de ce corps ! Et si je dois choisir entre toi et moi, je préserverais mon existence pour cet être qui vit en moi !

Dans sa rage, dans sa peine, dans ce sentiment d'avoir été trahi qui dévastait tout en elle, elle s'élança sur l'humain, levant sa lame alors qu'il esquivait et roulait sur le sol pour tenter de ne pas finir adosser à un mur ce qui le mettrait en position de faiblesse. La lame traverse une table de chevet, la fendant avec une aisance qui le fit déglutir alors que les yeux de la belle wendigo s'emplissaient de larmes. Quelques mots, il tenta bien en vain de la convaincre de son innocence alors que les voix à l'extérieur de la pièce se heurtaient aux murs, y ricochant, noyant le bâtiment dans un brouhaha à l'anarchie inégalable. Elle se jeta à nouveau sur lui, brandissant son épée avec une détermination qui ne connaissait nulle faille et, dans un coup sec, alors qu'il fermait les yeux, ouvrit de la lame son torse en un flot de sang. Ses yeux se r-ouvrirent, doucement, alors que la douleur déformait son visage sage. Ses cheveux à la couleur de la neige, ses yeux à la couleur de l'or. Tout, en un instant, se vida de vie, se ternit. Et, en lâchant la lame, elle réalisa enfin ce qu'elle venait de faire. Et s'il n'avait pas menti ? Et s'il n'était réellement pas coupable ? Elle se précipita, tout autant que cela pouvait être possible dans la mesure où elle était engrossée, à ses côtés et, en posant ses mains contre ses joues, y répandant sa froideur avec horreur. Elle allait le tuer, l'achever. Elle allait le priver de sa vie. Et comment pourrait-elle expliquer cela à son enfant ? Ses yeux s'écarquillèrent alors qu'elle pressait ses mains contre cette coupure dans sa peau qui balafrait son torse, tentant d'arrêter le saignement avec maladresse, précipitation. Elle ne réfléchissait plus, elle agissait encore avec son instinct. De lourds sons se fracassaient contre la porte avant que celle-ci ne s'effondre sur le sol, brisée. Elle leva la tête, les mains recouvertes de sang encore, tremblante comme une feuille sous le vent de l'hiver qui rugit. Ils allaient la tuer. Et cela en remboursement de toutes les vies qu'elle avait prises. En se relevant, vacillante, la vue encombrée par toutes les larmes qui s'agglutinaient à ses yeux, elle se recula pour se saisir à nouveau de son épée, tentant de la tenir de la poigne la plus ferme qu'elle puisse posséder à cet instant précis. Leurs voix s'éclataient en éclats qui perçaient sa peau, ils étaient de verre et désormais ce même verre en se brisant la blessait avec rage. Et pour la dernière fois, la voix de Grâam lui parvint, lui ordonnant de s'enfuir. Elle lâcha la lame, posa son regard dévasté sur le peu qu'elle parvenait à apercevoir de lui et prononça quelques mots sans le moindre son, la voix effacée, avant de briser la fenêtre pour en sauter. La bête prit contrôle de son corps, s'écrasa dans l'amas de neige et, dans sa fureur, décrocha de violents coups de pattes les quelques villageois qui étaient resté à l'extérieur. Des torches furent lancées, sur les arbres, et bientôt dans l'idiotie de l'humanité la créature fit souffler le vent. Elle le fit souffler à peine assez fort pour que l'embrasement se propage. D'autres foyers prenaient feu, pour ceux qui avaient été posés près de la demeure en haut de la colline, et en prenant la fuite les minuscules yeux vermillons de cette atrocité ne se posèrent plus une seule fois sur ce carnage. Elle trébucha de sa masse et, avant même d'avoir touché le sol, le corps humain se reconstruit, la laissant sans le moindre tissu sur le dos. Pourtant, bien que le vent souffla, elle n'en ressentait plus la morsure et, reprenant sa course effrénée, elle tenta d'arriver jusqu'à la forêt. C'était ainsi que tout s'était passé.

Une fois arrivé au cœur de la forêt, connaissant celle-ci comme une seconde maison à la différence des humains, elle s'arrêta enfin. Une douleur déchirante se propagea dans son bas ventre alors que sur la neige se versait de légers cercles colorés. Cette course allait lui faire perdre son bébé. En se posant, soufflant avec difficulté, les larmes reprenant leur route sur ses joues en de fins sillons salés qui gelaient presque instantanément, elle imagina la main de Grâam sur son front, sa voix glissant dans ses oreilles. Elle ne pouvait pas abandonner après tout cela. Même s'il n'était plus là, la graine qu'il voulait apporter au monde par elle pouvait encore sauver l'avenir à défaut de pouvoir connaître le passé. La douleur se rependit dans son corps, sembla un instant détruire sa colonne vertébrale alors qu'elle s'efforçait de donner la vie dans les cris que sa gorge ne savait retenir. Bientôt, malgré ses efforts, sa conscience glissa, lui fila d'entre les mains, et l'obscurité la saisit.

____________________________________________________________ 

Lorsqu'elle reprit ses esprits, à ce qui semblait être la même place, une imposante tâche rougeâtre imprégnait encore la neige, mais aucune vie n'y reposait. Et elle su, rapidement, ce qu'elle avait du faire dans cette phase qu'elle n'avait su contrôler à cause de la souffrance. Un long cri plaintif, strident, descendant dans de sourds sanglots, et elle tressautait de rage. Et, lorsque cette hystérie lui passa, elle se redressa, tremblante, tenant à peine sur ses pieds alors que le sang coulait encore entre ses cuisses. Si elle ne pouvait rien avoir, si Grâam et leur enfant n'avaient pu connaître le bonheur, alors elle détruirait tout sur son passage, s'assurerait que le nom qu'elle avait été capable de s'accaparer figurerait dans les listes des ennemis à abattre pour avoir apporter la dévastation. Mais elle ne devait pas succomber à nouveau à cet état second, non, elle devait détruire avec précision, viser les racines pour déraciner l'imposant tronc de ce monde. Vacillante, elle décida de retourner là où tout avait prit fin. S'il fallait tuer un à un les villageois, elle le ferait. Et récupérerais des flammes ce qu'il en restait encore. Les Gremeran sauraient lui offrir leurs ressources, à elle la tête de la famille qu'il restait encore, loin derrière les frontières.
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Dernière édition par Semaliel W. Gremeran le Dim 28 Déc - 19:31, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Le vent froid souffle au milieu de la forêt. || Semaliel W. Gremeran. / E.C. Jeu 23 Oct - 11:05

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MessageSujet: Re: Le vent froid souffle au milieu de la forêt. || Semaliel W. Gremeran. / E.C. Sam 1 Nov - 4:37

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MessageSujet: Re: Le vent froid souffle au milieu de la forêt. || Semaliel W. Gremeran. / E.C.

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Le vent froid souffle au milieu de la forêt. || Semaliel W. Gremeran. / E.C.

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