Le destin de Tirania repose entre vos mains. Qui serez vous?
 
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[TERMINÉ] C'quoi c'te grosse bête ?Oo? (feat. Camille)

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MessageSujet: [TERMINÉ] C'quoi c'te grosse bête ?Oo? (feat. Camille) Sam 25 Oct - 19:16

Dès le lendemain de mon arrivée à la caserne, j'ai commencé l'entrainement. On m'a donné un équipement complet, composé d'une armure de cuir et d'une épée. On m'a expliqué que je pourrai me spécialiser dans un autre type d'arme, plus tard. C'était pas plus mal, je trouvais cette épée si petite dans mes mains... Puis on m'a assigné à une unité, bien trop expérimentée pour une nouvelle recrue "normale", mais j'étais loin d'être normal. Vu mon passé, bien que trouble dans mon esprit, mes supérieurs ont jugés que je pouvais reprendre du poil de la bête assez vite. Et je cru qu'ils avaient raison.

Dès le début j'ai repris de bons réflexes, tels que le garde-à-vous ou le salut.
"Un soldat n'est un bon soldat que s'il a de la discipline ! La discipline doit faire partie intégrante de vous !! Vous devez devenir la discipline !!!" disait toujours mon chef de régiment à Sparte. Maintenant je comprends pourquoi. J'avais beau l'avoir oublié un moment, elle a su se rappeler à moi.

Je les ai pas mal impressionné pendant la session d'exercice physique. Ils ont voulu me tester à la musculation... Déjà que ma carrure impressionne, mais en action c'est pire ! Je ne saurai dire combien j'ai soulevé, tiré, poussé, ou à quelle distance j'ai lancé les disques, poids et javelots, mais vu leurs tête, ça en disait long. Par contre niveau précision c'était pas trop ça, et si je me rappelais bien ça ne l'avait jamais été. Ils ont également voulu tester mon agilité, avec des exercice d'escalade, de sauts et autres. Vu ma masse, ils étaient surpris de l'aisance avec laquelle je me mouvais.

Ce furent les exercice au combat rapproché qui posèrent problème... A chaque tentative d'attaques ou de défenses, des images de mon passé s'imposaient à moi. Du sang. Des corps morcelés. Des vies volées... Je suis passé si près de la mort que j'ai compris quelle valeur avait la vie. Et j'estime que rien ne m'autorise à prendre la vie d'un autre aujourd'hui. Je sais que tout ceci n'est qu'un entrainement mais, on s’entraîne pour tuer. Et même si c'est pour protéger ce pays... Je ne m'en sens plus capable...

Voyant mon mal être, mon supérieur me libéra, dans l'espoir que c'était encore le contre coup de mon arrivée, que ça me passerait. J'en doutais...

Je décidais de profiter de cette pause physique, pour entraîner mon mental. Je partis donc pour la bibliothèque de l'académie. Académie dont je ne connaissais rien. On m'avait expliqué qu'elle formait les jeunes talentueux pour nous aider à la guerre qui se préparait. Je ne vois pas qui d'autre que des soldats peuvent se battre, m'enfin bon, il y a l'air d'avoir pas mal de choses que je comprends pas ici, je trouverai surement mes réponses dans les livres.

Je me dirigeais donc au pas de course vers l'ouest, près de la forêt, m'arrêtant de temps en temps pour profiter du paysage. Je passais d'ailleurs devant un magnifique temple que je n'ai pas pris le temps d'admirer, j'espérais donc y revenir plus tard. Arrivé à l'académie je fut dévisagé, mais personne ne paraissait effrayé. Il faut dire qu'ils ont l'air d'avoir l'habitude des physiques atypiques ici. J'ai croisé des gens de tailles, de couleurs, et de races différentes. J'ai demandé mon chemin à l'un d'eux, qui me l'a indiqué sans sourciller.

Arrivé à la bibliothèque je commençait mes recherches. Il fallait que j'en apprenne plus sur ce monde. Les races pour commencer, que je sache ce que sont des elfes, des vampires et des lycans. J'appris que ce n'était pas les seules races qui existait ici. Ensuite, l'académie, Cair Akellan et Tirania. Et enfin l'histoire de ce monde.

Après plusieurs heures passées, quand le soleil commençait à faiblir, je repartis vers la caserne. Le paysage était encore plus beau qu'en plein jour. Arrivant près du temple, je me perdais dans ma contemplation quand tout à coup, une forme étrange apparut dans le contre-jour du soleil couchant. Ça avait des aile, ça ondulait tel un serpent et surtout, ça avait l'air énorme !

*Mais qu'est ce que cette bête là !* Me dis-je en posant la main sur mon épée, sans pour autant la dégainer...


Dernière édition par Dudoviksm Spartachick le Lun 2 Fév - 2:38, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] C'quoi c'te grosse bête ?Oo? (feat. Camille) Sam 25 Oct - 21:11



«C'quoi c'te grosse bête ?!»


PLAY IT. ; Si vous pouviez voler un peu moins vite, ça m'arrangerait.

Les yeux ouverts sur le plafond déformé, les mains encore au creux des vagues du lit, elle fixait le vide. Il n'y avait plus rien à sauver. Plus rien à détruire non plus. Tout semblait s'écrire sans qu'elle ne puisse en changer la moindre ligne. La chaleur de Dorian avait disparu, laissant contre le tissu la simple illusion de sa présence. En se tournant sur le côté, étirant ses longs cheveux d'ébène, elle soupirait. Elle n'avait pas sa place ici, mais il lui était impossible de revenir en arrière, de choisir une autre voie. Désormais, elle était bloquée. Bloquée dans un rôle qu'elle rêverait de ne pas avoir à assumer seule, sans le soutien de quiconque, sans pouvoir compter sur quiconque. Personne ne devait savoir quoi que ce soit la concernant. Mais tant de gens menaçaient déjà son secret qu'à cet instant précis, alors que le soleil perçait à travers ce qui faisait office de fenêtre, elle n'eut pas le courage de sortir du logement du professeur de littérature avec lequel elle vivait. Excusée par le fait de feindre la santé fragile, elle pouvait rester là, avec le seul individus sachant qu'elle n'avait très littéralement rien entre les jambes qui n'aille vers l'extérieur. Mais lui-même était un danger. Un danger à sa mission, à son existence dans cette époque à laquelle elle n'appartenait pas le moins du monde. Il pouvait à tout instant la tromper, la trahir, et révéler pour polémique qu'elle n'était pas un homme comme elle prétendait l'être. Il pouvait à tout instant se servir d'elle, des sentiments qu'elle éprouvait à son égard bien malgré elle, et c'était toute cette menace qui l'avait tenue éveillée toute la nuit, au-delà des caresses de son amant. Pouvait-elle vraiment simplement rester là ? Et comment était-elle censé gagner suffisamment de force pour libérer tout un peuple retenu captif ? Elle s'avouait ne même pas savoir par où commencer. Il n'y avait rien devant elle qui puisse lui servir d'indicateur et, l'esprit troublé, elle se retournait encore une fois dans le lit, fixant la porte par laquelle elle imaginait encore voir partir la silhouette du grand brun.

Elle n'avait pas le courage. Pas la foi. Mais dans un recoin de son esprit, si éloigné qu'elle le percevait à peine, elle entendait Abelziel, se plaignant encore de tout ces dragonniers qui, en allant chercher leur fidèle compagnon, passaient devant lui en le dévorant du regard. Ce n'était pas un dragon ordinaire. Non, c'était un dragon sage, ancien, qui avait vécu, qui avait été enchaîné, qu'elle seule avait réussi à adoucir. Et ce vieux serpent volant, de ne pas voir sa compagnonne alors que l'aurore était passé, râlait donc. Il fallait se lever. S'extirper du lit où elle restait seule, et se vêtir encore de cette mascarade. En se redressant, gardant un moment le tissu collé contre sa poitrine, retenu d'une main faible, elle regardait encore la pièce. Froide. Aussi froide que le pôle sud. Certainement parce que son amour en était sorti, et qu'elle trouvait donc ce silence trop pesant pour elle-même. En laissant retomber le tissu contre son autre partie, dans les vagues comme des dunes à la couleur de la glaise, elle frottait ses mains contre ses épaules opposées. Ce n'était plus l'été. Non, le froid arrivait. Et elle en venait à se demander si bientôt les plaines ne seraient pas recouvertes de leur manteau de blancheur. En tournant le regard vers une chaise devant un bureau dans un coin vaguement éclairé de la pièce, elle regardait la masse de ses vêtements entassés sur le dossier. Ce n'était pas élégant mais lorsque les vêtements disparaissaient avec Dorian, c'était toujours mieux ainsi que répandus un peu partout sur le sol de la pièce. Notre Camille s'en alla finalement de son cocon, là où personne n'irait rien penser d'elle, et s'empara des quelques affaires qui composeraient sa tenue d'aujourd'hui. Un pantalon trop large pour elle, encore une fois, ce qu'elle regrettait grandement, une chemise paraissant avoir été noire un jour, son nœud d'un rouge vif, qui serait retenu par sa broche d'or, et ses bottes montantes. Bien évidemment, au haut de cette masse de tissus, il y avait ses bandages, quelques peu tâchés avec le temps, qu'elle regarda avec désolation. Tout les jours. Jusqu'à la fin. Oui, jusqu'à la fin, elle devrait dissimuler sa poitrine à l'aide de cette torture compressant sa poitrine, tentant par se biais de dissimuler des formes qui, aussi restreintes en espace, lui donnaient alors tant de mal à respirer convenablement. Elle n'était plus capable de plaindre ses femmes devant supporter les corsets. Non, elle souffrait bien plus qu'elles, elle en était convaincue. En s'habillant, avec habitude, elle se posta devant un miroir, observant avec interrogation son reflet au milieu des quelques taches semblant être dues au savon de Dorian.

Elle avait mit tant de temps à s'adapter à cette époque. Mit tant de temps à abandonner le confort dans lequel elle avait pu vivre en-dehors des épreuves que l'on lui avait fait subir pendant son enfance. Bien que toujours dissimulée sous cet habit de garçon, elle n'en avait pas moins profiter de moments de calme, de béatitude, des moments qui lui semblaient désormais n'appartenir qu'à un passé, ici futur, aussi flou que le fil de la destinée glissant d'entre ses doigts. Postée devant le miroir comme un soldat au garde-à-vous, elle plissait les yeux. Ce n'était plus la peine d'espérer se tromper elle-même. Elle savait à quel peuple elle appartenait, quelle était sa tâche. Et si elle abandonnait là, elle ne serait pas la seule à en souffrir. Non, elle emporterait dans sa chute tout les dragons garder prisonniers, esclaves des volontés humaines. En resserrant d'un coup brutal les bandes autour de ses courbes hautes, elle grimaçait dans un râle, reprenant ce regard perçant envers elle-même dans cette glace qui, si ses yeux avaient été des revolvers, n'aurait pas fait longue existence. Ouvrir les yeux. Ouvrir les oreilles. L'esprit. Rien ne devait plus être laissé de côté. En achevant de s'habiller, l'esprit occupé à réciter tout les mots avec lesquels elle avait été construite en temps qu'homme, elle soupirait. Calmer les battements de son cœur, inspirer en gonflant non pas la poitrine mais le ventre. Et surtout, surtout, ne plus poser la main contre son cœur quand bien même celui-ci viendrait à s'emballer. Geste trop féminin. En vérifiant encore que sa tenue soit correctement mise, quoi qu'elle décala un morceau de manche de sa chemise pour ne pas être entièrement parfaite, elle inspira encore une fois, tentant encore une fois d'appliquer la respiration complexe qui permettrait aux bandages de restreindre sa poitrine toute la journée. Encore une grimace, un soupir, et en s'approchant de la porte de l'appartement de sir Dorian Gray, elle décrochait sa large cape noire, le posant sur ses épaules pour prendre le chemin.

La vie dehors avait déjà prit son cour habituel et, en regardant un cavalier passé devant elle, elle injuriait d'une voix étrangement grave l'individu pour avoir manqué de peu de l'écraser. Ce n'était plus son monde. Plus son époque. Mais les chauffards, ça m'existait de toutes façons parce qu'au vingt-et-unième siècle. En soupirant, le cavalier ayant préféré passer sa route que s'arrêter pour une broutille pareil, elle leva la tête au ciel. Pouvait-elle vraiment aller voir Abelziel sans rien lui apporter en cadeau ? En rebaissant la tête, elle poursuivit de réfléchir, décidant de commencer sa marche même si elle ne savait pas réellement où elle pouvait aller ainsi. Quelques minutes loin du brouhaha environnant et elle parvint jusqu'à la cité basse, là où personne n'aimerait réellement se trouver. Mais il faisait encore plein jour et, bien que les ruelles soient étroites et peu fréquentables, la jeune dragonnière savait pertinemment qu'elle saurait se défendre en cas de besoin. Après tout, l'Eden était encore à l'intérieur d'elle, grâce au pouvoir inexplicable de la Maison Vide. Un bruit éloigné l'extirpa de ses pensées, une voix relativement criarde, dont elle se rapprochait au fil de ses pas. En finissant toute proche de la source de celle-ci, elle redressa la tête, ayant préféré regarder le sol tout du long de sa marche pour se prouver qu'elle connaissait encore les passages possibles sans savoir exactement où elle allait. Exercice relativement simple, qui lui avait permit, plus petite, de retrouver son chemin lorsqu'elle avait été abandonnée dans la forêt. Ce son strident, désagréable, provenait d'une vieille dame, assise sur le sol, une toile étendue devant elle sur laquelle des pommes vertes étaient entassées les unes sur les autres. Étonnant, à une pareille saison, songea Camille, sans réellement savoir quand devait être la saison des pommes. La vieille dame, levant la tête vers elle, alors qu'elle dévisageait tout les passants en s'égosillant que ses pommes étaient juteuses, délicieuses, s'interrompit un moment, comme intéressée.

- Voudriez-vous un pomme, jeune homme ? Elles sont excellentes !
- Je n'en doute pas, ma dame. Mais je ne suis pas certaine d'avoir en ma possession suffisamment pour vous en acheter une seule.
- Et combien as-tu, bel aventurier ?

En fichant la main dans la poche de son pantalon, en sortant sa bourse, Camille compta ses pièces méthodiquement, constatant qu'il y aurait assez pour une ou deux pommes tout au plus. Mais que Dorian ne serait certainement pas vraiment heureux de savoir qu'elle gâchait son argent pour des fadaises de la sorte. En fermant les yeux un moment, elle se mit à réfléchir, alors que la vieille dame, dans un élan que l'on attendait bien évidemment pas de sa silhouette courbée et fatiguée, s'emparait des pièces dans la main de la demoiselle en indiquant en échange les pommes sur le tas. Camille, les yeux r-ouverts par la sensation de touché contre sa main, paru bien étonnée, même si elle n'en avait pas tellement attendu plus qu'une pauvre dame dans la rue. Ils se jetaient tous sur l'argent, dans l'espoir de pouvoir s'acheter de quoi se nourrir, de quoi se vêtir. Elle soupira, alors lourdeur, et s'empara en se penchant de deux pommes, s'apprêtant à poursuivre sa route. La vieille dame, qui semblait alors chagrinée d'avoir agit de la sorte la saisit par l'accroche de son nœud pour la tirer un peu plus vers elle temps qu'elle était penchée, glissant entre ses bras une troisième pomme.

- Que Dyvtale soit avec vous, mon bon monsieur.
- Oui. Que Dyvtale soit avec vous aussi. Je crois que vous aurez besoin d'elle plus que moi.

Non pas un pic de colère mais une pointe d'agacement. En se redressant d'un coup sec, Camille s'arrachait à l'accroche de cette presque mendiante et s'en alla, poursuivant sa route en regardant les trois pommes dans ses bras croisés. Dyvtale. Quelle bonne blague. Plissant ses grands yeux d'émeraude, la brune songeait encore à l'histoire de cette divinité. Rien de plus qu'une déesse s'étant ennuyée et ayant décidé de jouer les apprentis magiciens en mettant de la vie sur Tirania. Et Estelan, bien évidemment, elle ne pouvait rien en dire, bien que ses pensées n'en soient pas moins amères. Établie Esakam depuis qu'elle était arrivée sur cette terre de passions interdites et trahisons, elle n'en cessait pas de penser pour autant qu'Estelan n'était qu'un apprenti chimiste. Le père du bâtard qu'était Dorian, secret qu'elle gardait enfouit depuis le jour de sa découverte, n'avait à ses yeux pas la moindre valeur. Juste des contes de fées. Des illusions. Et, n'ayant déjà pas été croyante dans son monde d'origine, il était évident qu'elle ne le deviendrait pas plus ici pour le plaisir des boucles blondes de la déesse de pureté. En poursuivant sa route, les yeux encore rivés sur les pommes, elle décidait d'en retirer une, la portant à ses lèvres avant d'y planter ses crocs très légèrement pointus. C'était bien chez elle l'unique détail démasquant sa nature de dragon. Même ses cheveux avaient échapper aux couleurs irréels, ses yeux à l'improbable. Il n'y avait que ces crocs pouvant pour peu paraître similaire à ceux de Dorian. En décrochant un bout de la pomme de son entièreté, elle levait la tête au ciel. Mieux valait ne pas tarder. Abelziel semblait s'impatienter dans son esprit et, n'étant pas décidée à lui adresser un mot tant qu'elle ne serait pas en face de lui, pour ne pas devoir se coltiner un mal de crâne à la changer en marteau-piqueur, elle opta plus simplement pour accélérer sa marche.

Puis ce fut la révélation. Cette lettre qui avait glissé d'entre ses lèvres et, en fixant la pomme dans sa main, les deux autres encore entre les bras, elle ouvrait presque tout grands ses yeux. Dorian l'induisait en erreur. Et le réveil encore trop récent laissait dans son esprit la confusion de la nature de son corps. Une jeune femme. Chanceuse qu'elle avait pu être, pour une fois dans cette existence qui semblait s'acharner auprès d'elle dans des timings qui ne l’arrangeaient jamais, la vieille dame n'avait pas dû entendre l'entièreté de sa phrase, avait dû se concentrer sur le morceau l'intéressant. Dans un soupir, ses épaules se détendant de leur posture glacée, elle observant sa fragilité. Un homme. Elle devait être un homme. Et, par conséquent, cesser d'accorder les adjectifs à son genre. La faute à Dorian. Jamais que la faute à Dorian. Rejetant la faute sur l'absent, elle remuait la bavure dans son esprit, tentant de s'en faire exemple pour ne pas le ré-itérer. Malgré cela, au fond de son esprit clôturé, coupé du reste du monde qui s'agitait autour d'elle, elle songeait encore comme une messe basse à sa nature. Entre les bras de son amant, son corps s'éveillait, réveillé des tortures qu'elle lui faisait subir en le restreignant à longueur de journée. Mais elle n'avait pas le droit de s'y laisser glisser, de succomber à la simplicité. Alors que le vent passait contre ses joues, poussait ses mèches brunes à onduler dans l'air, elle reprit conscience des choses. Elle était parvenu jusqu'à l'académie, ouverte bien qu'il n'y ai pas de cours ce jour-là, et esquiva donc la masse d'élèves en séance d'entraînement intensif pour se diriger vers le bâtiment des dragonniers où avait été placé Abelziel. Celui-ci, très longuement allongé sur le sol de sa cellule, redressa sa tête imposante aux sons de pas de sa fidèle amie et, dans un sifflement longuet, aigu, l'informa de son mécontentement pour son retard. En s'approchant des barreaux qui le retenaient, glissant le bout de sa queue uniquement dans un espace disponible, il balaya le sol aux pieds de Camille, les pommes toujours en bras, un trognon dans la main gauche.

- Petite créature, sais-tu seulement combien je t'ai attendu ?
- Je vous prie de me pardonner, sir. J'ai jugé bon de vous apporter un cadeau ce jour.

Le dragon, se traînant comme un serpent contre le sol sale, parvint jusqu'aux barreaux, s'y collant presque pour observer les deux petits fruits verts. Des pommes. Elle n'avait donc rien trouver de mieux ? Entendant sa pensée, la coupable esquissa un sourire embêté pour finalement nourrir l'énorme reptile de ces présents avant de le sortir de sa cellule, caressant d'une main tendre les écailles en tentant de contourner les blessures qui ne semblaient toujours pas guérir. Cette histoire la préoccupait. Les cellules des dragons n'étaient pas des palaces, elle craignait que les plaies de son protecteur ne s'infectent et, en s'en excusant, se saisit d'un balais, ressemblant plus franchement à une brindille à poils, pour le peu qu'il y restait de fils de paille, et se mise à balayer avec énergie. Si elle ne pouvait pas le nourrir plus généreusement qu'avec des pommes, alors elle ferait de son mieux pour que son environnement soit au moins plus agréable. L'esprit se baladant çà et là, elle finit par pester, tout bas, songeant que ce n'était certainement pas les dragons de Sa Majesté la princesse Talijalan qui s'écorcheraient en combattant. Minuscules, pour le peu dont elle en avait entendu parler, ils devaient être chou-ailler comme des diamants bruts. Et Abelziel, auquel elle avait finalement ouvrit ses pensées, s'y glissa, affirmant que ces petites vermines ne deviendraient certainement jamais rien à être veiller de la sorte, qu'un véritable dragon trouvait la force et le savoir dans la liberté, dans la menace de la perdre. Se fondant encore l'un-l'autre dans les similitudes de leurs avis, alors qu'elle soignait encore la pièce bien heureusement relativement spacieuse, elle prit en compte le manque de pratique de ses cheveux longs. Ils lui tombaient dans les yeux, glissaient de ses épaules, finissait dans la poussière lorsqu'elle se penchait pour chasser un insecte. Et, pendant ce temps-là, le dragon, las, balayait du bout de la queue, toujours au même endroit, n'ayant visiblement pas l'air décidé à en bouger. C'était très certainement la journée paresse. Pour eux deux.

- A ce rythme nous n'avancerons jamais dans notre quête., souffla le dragon dans l'esprit de sa protégée.
- J'avoue ne pas savoir où démarrer. Tant de dragons sont oppressés que je ne sais où donner de la tête.
- Peut-être as-tu, petite salamandre, besoin que je te montre la voie qui est la tienne ?
- Mon très cher sir, je vous prie de bien vouloir me pardonner, mais comment sauriez-vous à quelle voie j'appartiens ?

Pas de réponse. Il redressa juste la queue, se mettant à glisser sur le sol si vivement qu'elle n'eut de justesse que le temps de jeter dans un coin de la pièce le balais pour entourer la fin de son corps fin de ses bras impuissants, s'agrippant avec une force tenant certainement du désespoir, l'étrange dragon quittant finalement le sol pour se faufiler avec adresse entre les quelques étudiants venu retrouver leur dragon, finissant par sortir du bâtiment comme si la porte avait toujours été ouverte. N'osant pas faire le moindre commentaire, sinon le fait qu'il vole bien bas, Camille préféra se laisser guidée. Depuis qu'ils étaient ensemble, ce duo inséparable dont les remous d'émotions rapportaient la tendresse, elle n'avait jamais douté de lui. Il lui devait sa liberté. Elle lui devait sa protection perpétuelle. C'était le partage parfait, le sentiment de devoir dans un sens aussi bien que dans l'autre, cette utilité réciproque. Et ainsi ils savaient que, dans le silence, ils ne pourraient pas se passer l'un de l'autre. Encore accrochée fermement au dos de l'imposant reptile, elle baissait la tête, se demandant si c'était réellement intelligent d'essayer de voir où ils allaient. Et Abelziel, très occupé visiblement à glisser de plus en plus haut, dépassant désormais de peu quelques maisonnettes alors qu'il s'était élancé loin de l'académie, songeait, pour les pensées que la dragonnière parvenait à attraper au vol, à des arbres, un lieu serein, sans pourtant en dire le nom, comme s'il voulait en garder la surprise. Et, en redressant finalement la tête, la brune tentait de fixer des points réguliers, vagues, sur le paysage qui se déroulait devant ses yeux encore admiratifs. Abelziel avait tant de liberté. Tant de possibilités de maisons, d'abris, de refuges, là où elle n'avait que ses deux jambes, sans lui, pour se déplacer et profiter des panoramas que ce monde encore nouveau, si inconnu, pouvait lui offrir. Nichée dans les airs, finissant par se hisser plus haut sur le dragon de peur que ses écailles ne finissent par glisser d'entre ses mains, elle passait ses bras autour, du mieux qu'elle pu, de ses côtés de poitrail, jetant le regard partout autour d'elle. Ce monde était gigantesque, des arbres partout, des cités partout, des bâtisses à en toucher les nuages çà et là comme si les dieux les avaient faite construire à leur gloire. Elle finissait par ne plus douter que la plupart de ces structures complexes taillées avec un soin méticuleux par des mains expertes, avaient certainement effectivement été faite pour l'image de gloire que quiconque d'important voulait se donner. Et, dans un battement de cils à peine, elle tournait la tête, figeant ses grands yeux d'émeraude sur ce qui semblait être une forêt dont ils se rapprochaient grandement. Il comptait donc la faire aller en forêt. Aussi tôt. C'était au moins l'assurance de ne pas s'exposer aux dangers des bois de nuit, même si elle avouait qu'elle n'appréciait pas plus que cela l'idée d'aller se perdre entre un autre ou un autre, parce qu'ils se ressemblaient tous de toutes façons et que celui lui rapportait bien des souvenirs. Bientôt, le dragon entama l'atterrissage, partie encore très complexe, en ondulant de plus en plus bas, comme s'il voulait se coucher sur le sol sans pour autant s'y étaler. Sa vitesse, Camille l'observa bien vite, était dangereuse pour une distance si courte, allant lui demander bien de la souplesse de corps pour se fondre entre les branches des arbres sans s'en blesser. Et, alors qu'ils rejoignaient la végétation, la jeune femme libérant un bras de son emprise pour tenter de couvrir son visage de son avant-bras, évitant les fouets de la nature, elle glissa bien malencontreusement. De la hauteur d'un arbre. Loin d'être agréable. Abelziel, qui lui-même semblait par ses pensées anarchiques ne pas passer un bon moment fini par disparaître de son champ de vision alors que, ses longs cheveux s'étirant au-dessus de sa tête, elle constatait que la chute allait être violente. Pourtant, ce n'était pas la peine de tenter de se tourner, elle écraserait  tout bonnement ses os, non, elle opta finalement pour tenter de s'agripper aux branches contre lesquelles son dos se fracassait au fur et à mesure. Mais, bien sûr, avec son poids, et sa vitesse de chute, elle n'y parvint que lorsqu'elle s'écrase brutalement contre une branche relativement solide. S'y serrant, se trouvant bien stupide dans une position digne d'un paresseux, elle soupirait enfin. C'était fini. Enfin. Elle ne se fracasserait pas contre le sol comme un verre, et ne volerait pas non plus en éclats dans une sublime explosion écarlate. En prenant une bonne inspiration, elle tournait la tête vers le vide, ouvrant grands la bouche et les yeux dans une autre inspiration, plus précipitée cette fois. Elle n'était pas encore sortie d'affaire. Il restait encore à descendre de cette fichue branche. Et avec la hauteur où elle se trouvait, elle avouait n'avoir pas parfaite confiance en elle-même.

Son regard passant d'un endroit à un autre, alors qu'elle tentait de récupérer son calme, elle constatait qu'il n'y avait pas une centaine de branches assez solides pour lui permettre de progresser doucement. En pestant sur le fait que de telles choses ne lui arrivent qu'à elle, elle s'étira donc sur sa branche, décalant doucement ses jambes à chaque mouvement pour se rapprocher du tronc, tentant de ce fait de rejoindre une partie qui ne risquerait pas de céder d'un instant à l'autre sous son poids. Et, au bout de plusieurs minutes, préférant ne pas se brusquer si c'était pour se mettre encore d'avantage en danger, elle parvint enfin jusqu'à la source de ses branches à l'allure fatiguée. Encore de longues minutes, peut-être proche de l'heure pour le rythme qu'elle utilisait, et elle parvint enfin à rejoindre la terre ferme, le dos brûlant à cause des passages de branches qui l'avaient griffée. En tendant un bras vers l'arrière, elle effleurait une zone particulièrement douloureuse en grimaçant, finissant par rapporter sa main au-devant de ses yeux pour regarder la coulée rouge qui se fondait dans les crevasses de ses empreintes, noyant le tout dans une couleur sombre. Encore une blessure que Dorian n'aimerait pas le moins du monde. En haussant les épaules, remarquant par la même occasion qu'elle avait égarée sa cape, elle songea qu'il faudrait commencer à chercher le dragon qui ne donnait dans son esprit plus signe de présence. Le nez dans l'air, elle pensa qu'il se serait accroché à des branches, qu'il n'aurait pas pu s'écraser sur le sol, et, inquiète, elle démarra sa marche, s'estimant heureuse d'être dans un aussi bon état après une pareille mésaventure. Et, ses pas dans les bruits de feuilles sous ses bottes, de végétation piétinée, elle criait de temps en temps le prénom du dragon égaré, son esprit ne répondant pas à son appel alors qu'elle avait la vague impression de tourner en rond, quand bien même elle n'est fait qu'aller tout droit en se disant qu'il devait se trouver dans la même ligne de chute qu'elle. Et pourtant, peu importe combien elle avançait, la forêt ne semblait endommagée nulle part devant elle, comme si jamais le dragon ne s'était écrasé ou rien que suspendu dans les branches. En se tournant à demi, regardant derrière elle par-dessus son épaule principalement, elle constata ne plus parvenir même pas à retrouver, dans la masse, l'arbre sur lequel elle avait été changé en petit animal lent. Perdue. Et bien perdue. En soupirant encore, assez pour qu'elle songe finir par en prendre l'habitude bien qu'elle soit impolie, elle reprit son chemin droit devant elle. Elle finirait bien, à un moment où un autre par venir à bout de tout ces arbres. Si possible avant que la nuit ne tombe et que Dorian ne se questionne sur son absence.

Les idée dans le brouillard, s'étant finalement assise sur une pierre, une jambe repliée vers elle, entourée de ses bras, elle regardait le soleil qui lentement devait décliner, assombrissant les bois autour d'elle. Mieux valait ne plus bouger de sa place, la nuit l'exploration était trop dangereuse, et attendre que le jour revienne demain pour tenter de rentrer. La tête levée, les yeux clos pourtant, elle songeant à combien Dorian allait lui faire passer un mauvais quart d'heure. Il penserait certainement qu'elle en avait eu marre et il irait voir ailleurs, l'oublierait en une soirée à peine, elle qui avait fait tant d'efforts pour pouvoir se tenir à ses côtés et tenter, petit à petit, de briser la glace entre eux. C'était désespérant. Encore un soupir, filant d'entre ses lèvres dans un soufflé roulé, presque transparent. La nuit serait froide lorsqu'elle serait parfaitement tombée et, en délivrant sa jambe qui retombait contre le sol, le mollet contre la pierre, elle se demandait ce qu'elle pouvait bien faire en attendant. Elle n'avait plus l'âge de jouer les aventurières, de s'imaginer sur une île déserte pour s'encourager à construire un abris. A vrai-dire, elle n'avait même pas envie de construire un toit pour la nuit, s'établirait certainement dans un arbre, contre le tronc, pour se tenir hors de portée des bêtes terrestres de cet environnement qui deviendrait certainement hostile dès que la lumière en serait partie. Mais avec quoi se couvrir ? Il ne restait plus sur son dos que les quelques affaires dont elle avait couvert sa cape, celle-ci portée disparue tout comme Abelziel, et elle craint donc de finir par attraper du mal. Ne plus pouvoir assister à l'entraînement à cause d'une maladie stupide la rendrait folle. Et, alors qu'elle protestait contre son sort, pestait contre le froid qui montait progressivement, la voix sombre du dragon s'extirpa du silence, prenant l'arrière de sa tête comme une pensée qui ne serait venu que d'elle.

- Petite chose, sais-tu où est le temple ? Nous devrions nous y retrouver.
- Sir !, s'écria t-elle alors, songeant bien que ce qu'elle dirait à voix haute se trouverait aussi dans son esprit. Je ne sais pas où se trouve le temple, ni même où je peux bien me trouver, mais je peux tenter de grimper dans un arbre et apercevoir la bâtisse sus-nommée.
- Très bien. Fais-le donc. Si je te trouve sur mon chemin, je te récupérerais. Mais sois prudente, les ténèbres noieront bientôt la végétation, et même toi ne devrais pas t'attarder dans des recoins aussi barbares.
- Oui, sir, je garderais les yeux ouverts. Prenez soin de vous, je vous en prie.

Son courage lui ayant été restitué, la jeune femme de l'avenir s'attela à grimper à nouveau dans un arbre, le plus proche, et celui dont les branches semblaient les plus dures, ne voulant pas prendre le risque d'à nouveau mettre sa vie en péril alors que son bon compagnon lui avait demandé de veiller sur elle-même en son absence. Mais bien vite, ce fut à nouveau le coup de déprime. L'arbre n'était pas assez grand, dépassait la masse principale mais loin du compte total des ancêtres postés en ce lieu, et elle n'apercevait donc pas grand-chose devant elle, si ce n'était encore cette surpopulation marron aux branches s’effeuillant à la saison tournant. Elle ne saurait pas sortir de cette forêt. Et il était bien évident qu'après cela, elle ne se laisserait plus emmener aussi facilement par le reptile, prête à le réprimander d'une absence de plusieurs jours à sa cellule s'il n'en avait rien qu'à nouveau l'idée. Elle savait, dans le fond, qu'il avait voulu lui rappeler ces moments difficiles, où elle avait été si seule, pour lui faire comprendre que désormais il resterait à ses côtés quoi qu'il advienne, elle savait qu'il n'avait pas pu penser à mal alors qu'il la couvait de tant de tendresse sous son cœur semblant de glace. Mais, malgré cela, un coin de son psyché tournait encore sur lui-même, se demandant pourquoi il avait pu mettre autant de temps avant de tenter de la contacter à nouveau. Et le drame lui tomba alors dessus. Peut-être avait-il été assommé, avait-il été gravement blessé, peut-être tentait-il encore de s'extirper lui aussi de cet environnement mesquin ? Il était hors de question qu'elle abandonne, qu'elle se change en princesse aux cheveux longs dans sa tour et patiente pour le retour du jour. Elle devait le rejoindre, et vite. En redescendant de l'arbre, une lueur d'un rouge sombre s'enfuyant de sa poitrine, elle se saisit de la garde de l'Eden, venant la sortir de sa cage thoracique, dans son calme olympien. Plus question de s'inquiéter des aventures de Dorian, ou même de ce qu'il pourrait dire de son absence. Plus question d'attendre les secours. C'était à elle seule de se sauver. Et de sauver l'un de ses confrères, avant d'en sauver l'entièreté. Attrapant la masse de ses cheveux bruns, encore parsemés de branches et feuilles mortes, elle fixa droit devant elle, prenant une profonde inspiration alors que la lame se plaçait à l'arrière des filaments noirs, au-dessus de l'emprise de sa main. Quiconque tenterait de la blâmer n'en aurait plus jamais les moyens. Sa faiblesse, cette maudite habitude à parler d'elle encore au féminin à l'éveil, cette part d'elle qui se noyait dans le miel et la douceur là où son destin la voulait forte pour porter le poids des souffrances de son peuple, allait être anéantie et souffler par le vent du soir venant. La lame fendit l'air, dans un son strident, léger pourtant, bien que sec, et bientôt elle pu baisser sa main, les fils noirs encore dans celle-ci. Il n'y avait plus de retour en arrière. Les échappatoires venaient d'être comblés, les portes verrouillées, les fenêtres condamnées. C'était là le prix à payer pour ne plus craindre quoi que ce soit, pour ne plus se craindre elle-même. Et, ouvrant la main, alors que le vent soufflait un grand coup comme il s'était amusé à le faire déjà plusieurs minutes avant, elle délivra cette part de noblesse comme pour la pousser dans le vide. Ses cheveux longs, auxquels jamais personne n'avait osé touché, avaient toujours été la preuve que son père avait le sang bleu, que sa mère avait le rang de se perdre entre ses bras. Mais désormais, cette part frêle, sage, d'elle-même ne devrait plus être qu'un souvenir.

De longues heures de marche, perdue au cœur de cette menace fixe, et enfin elle pu distinguer au loin, niché sur l'eau, le bâtiment qui ne paru à ses yeux ne pouvoir être qu'un temple. Se hissant contre un rideau de pierre, au pied de cascades dont le bruit l'avait intrigué, cette création de l'homme avait le mérite d'être d'une beauté simple, bien que des sculptures aient ciselée la façade de ses bases, remontant le long de ses colonnes coupées de façon brutes. Et, assourdie un moment par le bruit de l'eau s'effondrant dans ce qui semblait avoir la petitesse d'un étang, ou quelque chose du même genre, elle marcha jusqu'à parvenir près du ponton de bois, reliant le bloc de pierre principal au temple, en passant au-dessus de cette eau claire. Et, redressant la tête pour observer son environnement, elle réalisait qu'Abelziel n'était pas encore arrivé. Alors, en se posant sur le bord de la dalle de pierre, sur l'un de ses côtés, les pieds proches de l'eau, elle patiente en premier lieu. Avant d'opter finalement pour essayer de le joindre à nouveau, sans pour autant parler à voix haute. Elle savait qu'il devait y avoir des religieux dans le temple, et il n'était pas question de finir brûlée vive sur un bûcher pour acte de sorcellerie.

- Sir, où êtes-vous ? Il me semble être parvenu jusqu'au temple, j'entends des prières s'élever depuis le bâtiment et je suis convaincue d'apercevoir des lueurs de bougies à l'intérieur.
- Je ne suis pas loin, le hurlement de l'eau qui ne fait que choir résonne déjà au creux de mon crâne. Je te ramène un bien.
- Un bien ?

Déjà, l'ombre du dragon à contre-jour du soleil s'étendait devant elle, glissant comme un voleur sur le sol avant de se poser, en de longues et larges cercles par sa queue près d'elle, un bout de tissu endommagé dans la gueule. En se redressant, glissant les mains contre les écailles qui saignaient encore, elle se collait contre lui, l'esprit ailleurs, très loin, là où elle l'avait délivré du mal. Là où il avait tant souffert. Il avait été incapable de guérir ses plaies, bien malgré le temps depuis lequel il était arrivé dans l'académie. Et désormais il était encore plus blessé, souffrait certainement plus encore. Le dragon, qui devait percevoir ses pensées, siffla, glissant sa langue fendue entre ses crocs en signe de mécontentement. Il n'était pas fragile, c'était à lui de prendre les coups quand elle se montrait si docile sur son dos. Mais Camille ne se pardonnait pas et, en la décrochant du sol, entourant sa frêle taille de sa queue, il la soulevait et la posait  au haut de son dos, comme s'il s'apprêtait à s'envoler à nouveau, alors même qu'il ne bougea pas de sa place, se contentant de s'étaler de son long sur l'herbe. la dragonnière, faible, dont le dos brûlait encore des multiples coupures, vint s'allonger légèrement contre son ami, observant pour la première fois les pointes de ses cheveux glisser contre son visage. Tellement étrange. Elle ne sentirait plus leurs filaments glisser contre sa peau le matin, ni même n'aurait à se préoccuper de les attacher pour les entraînements. Son esprit, entre le pour et le contre, tournait alors à tenter de trouver les points positifs et négatifs, finissant par la laisser dans le noir absolu. Pauvres cheveux. Pauvre noblesse.

- Qu'as-tu fais à tes cheveux ?
- Ils semblaient fatigués. Je ne les avais pas coupé depuis une éternité. J'ai donc songé que les couper pourrait leur redonner des forces.
- Tout un discours pour dire que tu ne voulais plus ressembler de près ou de loin à une femme, me trompe-je, petite salamandre ?
- Oui. En quelque sorte, sir.

Et, dans un autre soupir, celui qu'elle espérait être le dernier de la journée, pour le peu de journée qu'il puisse actuellement rester, elle glissait du dos du dragon, rejoignant la terre ferme pour prendre calmement sa cape de sa gueule, la glissant à nouveau sur ses épaules, bien qu'elle n'ai été quelque peu abîmée elle aussi. Percevant les pensées du dragon, soucieux des balafres qu'il avait pu apercevoir dans le dos de sa tendre Camille, elle esquissa un sourire et passa sa main contre son imposante tête écailleuse, voulant dans ce geste le rassurer. Ce n'était plus très douloureux, même si cela ne cessait pas de picoter et, en reprenant une marche lente, elle s'approcha du ponton reliant leur air de repos au temple. Au final, elle doutait aller à l'intérieur. Quelque chose à l'intérieur d'elle se laissait bercer par les murmures qui s'en dégageaient, comme un chant magique et bienfaiteur, mais une autre part d'elle voulait se borner à songer que c'était ridicule de vouloir croire en un quelconque dieu. Et pourtant ! N'était-elle pas elle-même comme une sorte de demie-déesse ? En montant l'une de ses mains contre son poitrail, comme pour réunir son courage dans ce geste, elle fit encore un pas, posant son pied sur le ponton dans le léger craquement de son bois. Ce n'était pas là le passage le plus rassurant du monde mais, après avoir été téléportée par un portail dans ce monde, quittant tout ce qu'elle chérissait et connaissant, après être tombée amoureuse du pire, ou peut-être du meilleur, coureur de jupons de Dyvtalnia, après avoir dû délivrer un dragon des griffes plus menaçantes qu'on ne pourrait le penser des Hommes, après avoir chuté presque des cieux pour s'ouvrir le dos sur des brindilles à peine, elle songeait qu'il ne devait plus y avoir réellement à s'inquiéter de quoi ce que ce soit. Au pire des cas, le ponton céderait et elle tomberait à l'eau. Abelziel ayant redresser la tête pour la regarder, en lisant ses pensées tout de simplicité, poussa un léger soupire, recrachant d'entre ses crocs une flamme bleutée heureusement assez haute pour ne pas mettre le feu. Et ce littéralement. Et, ainsi poussée à être courageuse, parce qu'elle pensait qu'il la menaçait de combustion si elle n'avançait pas encore, chose sur laquelle il ne dit bien évidemment rien, elle reprit sa marche, parvenant jusqu'au pied du temple pour finalement y rentrer, jetant le regard partout autour d'elle. Des autels, où des cultes étaient perpétués, des religieux ça et là, et la lueur vacillante des bougies, des chandelles. Rien qui ne lui paru réellement sortir du contexte de ce lieu, qu'elle considéra quelque part comme une sorte d'église d'une autre époque. Et, le pas lent, tentant de ne pas faire le moindre bruit pour ne déranger personne, elle progressait dans le temple avant de parvenir jusqu'à l'idole de Dyvtale, la déesse de sérénité, de sagesse et celle qui, pour les habitants de ce monde, semblait être la représentation parfaite de la bonté. Les yeux rivés sur ses idoles, elle se demandait s'il y avait le moindre fondement à tout cela. Dans le monde d'où elle venait, beaucoup de choses avaient été expliquées scientifiquement, beaucoup de choses avaient trouvé une nature. Et elle n'osait même pas imaginé ce qu'il lui arriverait si elle lançait tout naturellement que la Terre était ronde. Même si elle ne savait, très honnêtement, si Dyvtalnia était un monde du passé ou plus exactement une sorte de monde parallèle. Beaucoup d'éléments de l'histoire de cette étrangeté n'étaient cités nulle part, pour ce dont elle se souvienne dans ses cours d'histoire, et les cultes et mœurs ne semblaient pas avoir le moindre lien avec ceux de son monde originel. En fermant les yeux, un léger vent froid se glissant dans le temple, elle sentit quelque chose se poser contre son visage. Du métal. Quelque chose de dur, de froid au point d'en donner la sensation de chaleur, de réconfort, sentiments qui lui avaient manqué atrocement. Et de longs filaments glissaient contre ses joues, lui laissant l'impression qu'elle n'avait pas coupé ses cheveux à ce toucher soyeux, faible, semblant si éphémère. Mais non, ce n'était pas les siens. Ils n'étaient plus assez longs. Ce n'était plus possible. Alors, tentant de r-ouvrir les paupières, elle distinguait quelque chose, des brèches de lumière faible entre ce qui semblait être des doigts gantelés. Et un souffle glacial roula près de son oreille, sans pour autant qu'elle ne s'en inquiète. Il avait toujours été là. Ce n'était qu'une banalité de plus, bien que son apparition en elle-même dans un temple comme celui-ci, dédié à la déesse dont les intérêts ne s'alliaient pas aux siens, n'en soit surprenante. Et, bientôt, une voix sombre, profonde et de velours vint la rassurer, l'apaiser, l'ôtée de ces doutes qui envahissaient son esprit.

- Un jour, mon enfant, tu trouveras l'issue de ce labyrinthe dans lequel je t'ai placé. Et ce jour, ce jour-là uniquement, je rendrais à ta véritable nature ce corps majestueux et puissant, et les nuages ne seront plus la frontière qui t'arrête. Mais jusqu'à ce que ce jour vienne, tu dois croire en ce que l'on t'a enseigné, et ne jamais t'éloigner de ce chemin. Sans quoi bien des dangers t'avaleront.

La voix, progressivement, le souffle, disparurent, se fondant dans les murmures des religieux, des prêtres, alors que ses pupilles apercevaient à nouveau la lumière environnante. Sa présence, s'étant évaporée, ne laissait plus que cette étrange impression d'avoir rêvé, d'avoir été la victime d'une illusion, d'une hallucination. Mais Camille, dont la tête avait lentement rejoint la vue du sol en s'inclinant, n'avait aucun doute ce le fait que cela ai été bien réel. Son père, de son apparence la plus humaine, de sa main d'Homme, avait voulu la guider à nouveau, lui épargner les craintes de ne pas prendre la bonne voie, l'avait retournée à ce dont elle serait à jamais certaine. Et en elle se nichait tout une flamme amoureuse, toute de compassion, pour ce géant dragon qui avait voulu paraître presque égal à elle, qui avait su trouver dans l'enfant qu'elle savait n'être pas unique de quoi nourrir un lien impérissable. Et en lui obéissant, en délivrant ses comparses, elle savait que ce tatouage dans son dos ne saurait plus la retenir, qu'elle redeviendrait ce qu'elle aurait toujours dû être. En tournant les talons, le pas plus lourd mais serein, plus assuré, elle sortait du temple qu'elle jugeait désormais trop étroit et, Abelziel dessinant des voyages réguliers dans le ciel, elle tendit la main, une silhouette épaisse, aux épaules imposantes, qu'elle n'avait pas vu jusque là, l'intriguant de sa main sur la garde de son épée, le regard suspendu vers le dragon qui ondulait sur la tâche du ciel s'assombrissant d'instant en instant. Et, sans prendre la peine de sortir l'Eden de son poitrail, sachant que le dragon aurait l'avantage de pouvoir piquer sur cet être fragile s'il menaçait sa protégée, elle s'en approcha, le visage impassible. La voix de l'inconnu lui parvint et, surprise, elle observa le fait que cet individu ne semblait pas connaître ce qu'était un dragon, ou peut-être alors ne reconnaissait-il pas le genre d'Abelziel, qui avait plus l'allure d'un serpent volant que d'un réel dragon, bien qu'il n'en ai pas moins la dangerosité.

- Un dragon. Le mien. Raison pour lesquelles je vous demanderais de bien vouloir ôter votre paume de la garde de votre épée, messire.  

 

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] C'quoi c'te grosse bête ?Oo? (feat. Camille) Jeu 6 Nov - 0:48

*Mais qu'est ce que cette bête là !* Me dis-je en posant la main sur mon épée, sans pour autant la dégainer...

Je resserrai ma prise sur le pommeau de mon épée en voyant la gueule de ce monstre, qui ressemblait à s'y méprendre à celle d'une hydre, quand il passa au dessus de moi pour aller en direction du temple et disparaître derrière. Le reste par contre me faisait plutôt penser à un serpent. Il ondulait dans l'air comme il aurait serpenté au sol. Il avait également de petites ailes qu'il n'avait pas l'air d'utiliser pour voler. Quand bien même il aurait voulu le faire, elle avaient l'air endommagées, comme si elles avaient été transpercées par une multitude de lames, voir même brûlées à certains endroits.

Intrigué par cet animal des plus mystique, je décidai de le suivre. Il avait l'air de s'être posé derrière le temple. Je décidai donc d'en faire le tour car, à mes yeux, mon arme et ma tenue n'avaient pas leur place dans un lieu de culte. Moi même, avec ma couleur de peau improbable et les symboles sur mon corps, n'aurais pas parut à ma place.

Le temple avait un tout autre visage vu de derrière. Une cascade, descendant d'un surplomb rocheux qui n'était pas visible de la route, formant un petit lac d'où partait une petite rivière enjambée par un petit pont qui paraissait bien peu fiable. Il y régnait une atmosphère paisible, comme un petit paradis, connu seulement des fidèles du temple.

La bête s'était posée là, dans l'eau du petit bassin au pied de la cascade,  et faisait des ronds dans l'eau comme s'il attendait quelque chose. Je fis un pas vers lui, poussé par ma curiosité, puis m'abstint d'en faire un de plus par méfiance. En l'observant de loin, je remarquai que ses ailes n'étaient pas les seules endommagées, son corps avait l'air de l'être aussi. Je m'avançai donc d'un pas de plus pour m'en assurer quand d'un coup il prit son envol.

Par réflexe je resserrai encore ma prise sur mon arme. Je l'avais peut-être effrayé, ou s'apprêtait-il simplement à m'attaquer depuis les airs, croyant que je lui voulais du mal. Pendant qu'il faisait des cercles dans le ciel, je continuai de le fixer du regard, et marmonnai :
"Je me demande vraiment ce qu'est cette bête...
- Un dragon, dit une voix. Le mien. Raison pour lesquelles je vous demanderai de bien vouloir ôter votre paume de la garde de votre épée, messire".

D'un bon je me tournai vers cette voix en faisant un pas en arrière et en dégainant mon épée par pur réflexe. Je me retrouvai face à un jeune homme, frêle, un peu efféminé, au visage fin. Un gringalet en somme. Je remarquai qu'il n'avait pas d'arme, et pourtant avait un certain aplomb face à un homme tel que moi et armé, de surcroît. Je rengainai, l'air amusé, et dit :
"Doucement jeune homme, j'aurais pu vous blesser."

Je regardai tour à tour le dragon qui continuait à faire des ronds dans le ciel, et le jeune homme qui me fixait, sans broncher, et fini par dire :
"Un dragon dites vous ? J'en ai entendu parlé d'où je viens, mais ils ne m'ont jamais été décrit avec une allure de serpent. Et il est à vous ? Ce n'est pas dangereux une bête pareille pour un garçon chétif tel que vous ?"

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] C'quoi c'te grosse bête ?Oo? (feat. Camille) Dim 14 Déc - 14:32



«C'quoi c'te grosse bête ?!»


|| Ne doutez pas que sous ce visage angélique se cache la vilenie de la race à laquelle j'appartiens.

Il n'y avait absolument rien de plaisant à cette journée. Elle avait été blessée au dos, certaine que son tatouage devait être parsemé çà et là de balafres qui, elle l'espérait, ne laisserait pas de cicatrces. Et Abelziel, pour lequel elle aurait pu se crever les yeux, souffrait encore d'avantage. Aux blessures qui n'avaient pas encore guéries s'ajoutaient celles qui venaient de s'ouvrir et, l'esprit préoccupé, bien que le court encouragement de son père ne lui ai offert un réconfort à gonfler son courage, elle ne savait pas forcément plus qu'avant où se posaient ses pieds. Elle avait tendu la main vers les cieux devenu orangers, se noyant dans un dégradé de couleurs devenant progressivement de plus en plus sombres et, en remarquant cet étrange individus dont les épaules ne laissaient aucun doute sur le sexe, la main sur la garde de sa lame, elle avait cru un court instant que celui-ci était sur le point de s'en prendre à son dragon. Mais sa nature noble, ce sang divin qui coulait dans ses veines comme une fontaine à l'eau offrant la vie éternelle face à la maladie, à la mort la plus naturelle, saisit par le temps et la grande faucheuse, l'avait préservée d'une quelconque panique. Le regard paisible, la voix posée et sereine, elle s'était approché de l'inconnu et lui avait adressé quelques mots. La réaction, elle n'en attendait pas spécialement moins, fut vive, mais elle n'en fut ps brusquer, accommodée à la férocité des habitants de Dyvtalnia qui possédait une arme à leur ceinture.

La lame scintilla, la lumière du jour se mourant s'étirant sur elle avec une sorte de vivacité habituelle. Le chant de la lame était donc la voie que choisissais ce grand homme à la carrure, il fallait l'avouer, impressionnante ? Son corps semblait avoir subit les années, il soufflait la force sans un mot, dans sa peau à la couleur grisâtre comme s'il était revenu d'entre les morts quelques heures avant. en songeant au monde dans lequel elle vivait désormais, elle s'avoua qu'il était possible que ce soit effectivement le cas mais la race de ses opposants ne l'ayant jamais intéressée, elle ne s'en interrogea pas plus longtemps. Même si savoir les caractéristiques raciales d'un adversaire pouvait rendre les assauts plus précis, plus regardants sur des zones à savoir fragiles, cela offrait aussi tout le loisir de se rendre compte de ses propres faiblesses et, pour le guerrier qui sommeillait en elle, elle n'avait pas spécialement envie de se risquer à la panique. Les morts n'étaient que morts, la douleur ne les touchaient plus. Et abattre quelqu'un de sang-froid, bien qu'elle en fasse preuve très souvent, ne la tentait pas plus que cela non plus.

A la façon dont ses yeux se posèrent sur elle, la dragonnière devina bien vite que la fragilité de son corps amusait son opposant. Les épaules étroites, se dessinant relativement facilement sous sa chemise, le teint de pêche et les joues très légèrement rondes. Son visage trahissait presque son sexe et, répondant à son regard du sien à la couleur d'émeraude, elle affrontait cette peur d'être déshabiller sur place par une simple œillade. Bien malgré cela, il était évident que personne ne pourrait deviner que cet être tout de confiance pourrait un jour être amener à enfanter. Bientôt son épée s'en retourna dans son fourreau et, d'un coup d’œil net elle scruta le geste. Le fourreau à gauche. La main droite sur la garde. Sa main droite pouvait donc être la main qu'il utilisait comme principale. Mais il restait à garder en tête que l’ambidextrie, bien que peu courante à cette époque, pouvait lui servir d'allié précieux en cas de nécessité de surprise. Et, jugeant par la taille de l'épée, il ne possédait certainement qu'une main dont la force était remarquable, s'aidant de la deuxième pour ne pas basculer sous les mouvements en combat, sans quoi il aurait sûrement opté pour deux lames. L'esprit fonctionnant vite, elle finit par se dire que tout n'était possiblement qu'une question de surprise et, préférant se méfier d'un individus menaçant aussi ouvertement Abelziel circulant encore dans les cieux, elle préférait n'omettre aucune éventualité.

Le-dit dragon, qui avait remarqué depuis un moment déjà les pensées fusantes de sa protégée jugea plus judicieux de laisser cette demoiselle si encouragée en venir au combat d'elle-même si cela était nécessaire. Ce serait le premier combat sans ses cheveux longs, il espérait secrètement qu'elle comprendrait l'utilité de ne pas pouvoir se les faire attraper et tirer, et que cela la consolerait peut-être de ce sacrifice qu'il savait important pour elle. Ainsi, il se posa sagement contre le ponton reliant le sol ferme au temple, dans l'eau, y glissant comme s'il n'avait jamais pu s'y fondre, toujours à sa surface avec une simplicité déconcertante. Si le besoin se faisait sentir, il viendrait à son secours, bien évidemment, ayant tant à lui rendre de ce qu'elle lui avait offert, mais il ne voyait pas plus que cela l'intérêt d'aller décapiter cet homme qui à premier vue avait un air un peu gauche à ses yeux si nombreux sur son crâne imposant.

Et les mots se suivirent encore, filant d'entre les lèvres du guerrier impressionnant d'une voix plus grave, de proche, que ce à quoi Camille s'était réellement attendu. Même s'il était évident que de véritables hommes ne pouvait pas posséder une voix aussi neutre que la sienne. L'air amusé qu'il prenait ne l'enchanta pas, mais elle n'en dit rien, se contentant d'écouter cette sorte de conseil. La blesser ? C'était bel et bien le bouquet de la journée. Elle s'était crashée comme un avion a une aile, avait touché le fond comme un bateau dans le triangle des Bermudes, avait traversé les feuillages sans comprendre comment les elfes pouvaient y parvenir sans finir en viande hachée. Ce n'était plus cette lame qui allait l'inquiéter ! Mais mieux valait s'en méfier malgré tout. L'Eden prenait déjà beaucoup de place dans son poitrail, avaler une seconde lame la ralentirait cruellement. Sur cette pensée qu'il lut, Abelziel reprit de patrouiller depuis les cieux. Ce ton grave, lui, il ne l'appréciait absolument pas. Cet air amusé non plus d'ailleurs. Quelque chose chez cet homme sonnait faux, et désormais il semblait être une menace relativement impossible à ignorer. Il semblait plutôt normal qu'avec pareille apparence il ai confiance, mais pourquoi ne redoutait-il pas comme tout les autres à la première vue d'un dragon cette créature impériale dans son élément ? La brune, pour sa part, restait calme, elle l'observait et, bientôt, le vase déborda, la laissant serrer les poings à s'en blanchir les articulations.

- Un dragon dites-vous ? J'en ai entendu parlé d'où je viens, mais ils ne m'ont jamais été décrit avec une allure de serpent. Et il est à vous ? Ce n'est pas dangereux une bête pareille pour un garçon chétif tel que vous ?

Une allure de serpent ? Un garçon chétif ? Dangereux...? Le sang de Camille ne fit qu'un tour alors qu'elle reculait son pied gauche comme leurre, remontant ses bras au niveau de son poitrail, posté en position défensive sans que l'autre ne doive vraiment tout comprendre. Abelziel siffla dans le ciel, il n'aimait pas cette idée de combat, bien qu'il ne douta pas de la capacité de sa libératrice. C'était juste que cet homme avait quelque chose qui ne correspondait absolument pas à sa carrure. Il était comme un squelette de T-Rex au-milieu des arrêtes de poisson et, un court instant, Camille eu la même impression, permettant d'y donner une comparaison relativement imaginée. En poussant sur son pied gauche, bien que ce ne soit nativement pas son pied d'appuie, elle basculait vers l'arrière, étendant ses bras dans une sorte de roue suite à laquelle son pied d'appui d'accord lui permit de fondre vers son adversaire. Cette lame allait la déranger. Et il était évident qu'à pareille menace il n'hésiterait pas à faire un trou dans son poitrail. Dans son geste vif, elle bifurqua à nouveau, gardant dans un équilibre il fallait avouer fragile son mouvement pour tourner encore une fois et subtiliser la lame à son fourreau avant de la lancer un peu plus loin. Désarmé. En retombant sur ses pieds, quelque peu étourdie mais à distance suffisante pour ne pas pouvoir être attaquée de front sans avoir de possibilité de riposte, elle accorda de ses yeux s'étant affinés un regard vaguement provocateur.

- Vous devriez vous méfiez des combattants chétifs bien plus que des piliers.

 

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] C'quoi c'te grosse bête ?Oo? (feat. Camille) Dim 14 Déc - 15:48

"Un dragon dites vous ? J'en ai entendu parlé d'où je viens, mais ils ne m'ont jamais été décrit avec une allure de serpent. Et il est à vous ? Ce n'est pas dangereux une bête pareille pour un garçon chétif tel que vous ?"
A peine eus-je prononcé ces mots que le jeune homme craqua. En une seconde son calme apparent disparu. Il se mit en position défensive sans même que j'ai attaqué. Puis fit une pirouette et, sans rien voir venir, me soulagea de mon arme et la jeta plus loin.

"Vous devriez vous méfiez des combattants chétifs bien plus que des piliers" dit-il d'un air qui se voulait provocant.
Et il réussi à me faire sortir de mes gonds.
*Je viens d'arriver dans ce monde qui m'est totalement étranger, j'ai commencé par "visiter" la prison, puis on m'a envoyé à la caserne pour me réapprendre l'art de la guerre. Réapprendre... moi ?! Moi qui, il y a encore quelques jours aurais pu donner des leçons aux meilleurs des combattants de la région. Moi, qui aujourd'hui ne suis plus bon à rien à cause de ces foutus flashs et de cette foutue amnésie. J'en ai marre ! Faut que je me défoule !!!*

Je me jetais sur le gamin de toute ma masse, tel un taureau qui charge, et le percutai de plein fouet, l'envoyant valdinguer contre le chambranle de la porte d'où il était venu. Je profite de l'avoir sonné pour me jeter sur lui, et l'attraper par le col de sa chemise afin de lui donner une bonne leçon à coups d'arguments frappant. Je l'attrape donc par le col, le soulève de quelques centimètres et... recule d'un pas, sa chemise à la main, déséquilibré par la différence de poids soudaine, dû au déchirement de la dite chemise, qui laisse apparaître une couche de bandage au niveau de son torse. Ou plutôt de sa poitrine.
"Nom de Zeus ! Mais tu es une femme ?!?" Dis-je par surprise.

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] C'quoi c'te grosse bête ?Oo? (feat. Camille) Lun 15 Déc - 20:00



«C'quoi c'te grosse bête ?!»


|| A détruire ce qui nous entoure, l'on en vient vite à s'en détruire soi-même.

Où s'était échappé le calme olympien ? Ce silence qui emplissait son cœur cherchant encore la raison de son battement résolu à tout et à rien à la fois, bourdonnait dans ses oreilles alors qu'à travers ses veines se propulsait l'adrénaline qui faisait battre son sang à ses tempes. Son corps tout entier avait tendu ses muscles souples, leur accordant une faible force, faible force qui avait été suffisante pour jouer les acrobates et désarmer son opposant. Un garçon chétif. Camille savait pertinemment que son joli petit minois ne l'aidait pas à jouer les bagarreurs, mais c'était bien le trop de la journée, de quoi faire déborder et renverser le vase de son support. Et, encore légèrement étourdie, la dragonnière tentait de ne pas perdre le fil de ses idées. Le désarmer, c'était fait. Maintenant, il fallait encore affronter au corps-à-corps ce véritable buffle. En gardant les yeux rivés sur lui, parcourant de leur émeraude la carrure impressionnant qui lui faisait face, elle songeait que de tels muscles ne pouvaient que le ralentir. Le muscle étant plus lourd même que la graisse, il devait être comme engourdi. Il fallait compter sur sa lenteur. Pourtant, alourdit ou pas, la résonance de ses mouvements dans la tête de Camille l'empêcha d'esquiver lorsqu'il se mit à charger.

Elle se souleva du sol sous l'impact et se heurta avec violence tout près de la porte qu'elle avait franchit il y avait encore quelques minutes. La violence de ce peuple, et sa propre violence de même, aveuglèrent ses pensées et, serrant les dents sous la douleur qui incendiait encore son dos à ce douloureux contact, fixa entre le brouillard voilant légèrement ses prunelles ce monstre qui se jetait encore sur elle, l'attrapant par le col pour la soulever de terre. Elle allait encore être envoyé jouer l'oiseau à une bonne dizaine de mètres de là ? Et pourtant non, ce ne fut pas le cas. Il finit par se reculer, l'air parfaitement ébaubi, comme s'il ne suivait plus le ruban des événements et, intriguée alors qu'elle reprenait doucement et progressivement ses esprits, elle vint à se demander ce qui avait pu arrêter ce mastodonte dans sa furie. Bientôt, l'absence de sa chemise contre sa peau l'alerta. Le vent frais du crépuscule se glissait contre ses bras, contre son ventre et, les yeux écarquillés, n'ayant même pas besoin de baisser le regard, elle fut arraché à tout au son de la voix caverneuse de son adversaire.

- Nom de Zeus ! Mais tu es une femme ?!?

Sa respiration s'accéléra, son cœur s'emballant alors que ses crocs significativement longs mordaient dans la commissure de ses lèvres. Abelziel, depuis les cieux, tenu au courant par les pensées de sa belle comparse, n'en descendit pas pour autant. C'était une bonne punition. Et s'il fallait, il se débarrasserait de lui pour elle. Mais avant cela, il voulait voir la façon dont elle pouvait essayer de se sortir de cette situation par elle-même. Et cette frêle créature actuellement dans une posture bien inélégante, laissant la vision çà et là sur des cicatrices circulaires sur sa peau, bien que minuscules, grogna avec une rage qui la dépassait elle-même, qui jetait dans son ventre un volcan dont elle n'était plus capable d'arrêter l'emportement. Comme les eaux se jetaient sur les rives, elle fit abstraction de sa presque nudité haute et déversant son flot. Dans son dos, au milieu des fils de sang s'y écoulant, un voile noir passait au-dessus de son tatouage, projetant sur la porte une gigantesque ombre dont les courbes dansaient de façon irrégulière, jetant les illusions de crocs sur le matériau lisse. L'imposant dragon, depuis les cieux, siffla. Mais, n'étant pas atteinte pas son agacement, ou tout du moins ce qu'elle prit sur l'instant comme de l'agacement, Camille n'en perdit pas pour autant en combativité.

Son dos brûlait. Sa fierté venait d'être jeté aux oubliettes et, pire encore, ce grand dadais pouvait potentiellement mettre en danger sa mission. C'était honnêtement trop pour elle. Cette porte était un rempart derrière lequel elle ne pourrait pas se cacher, c'était un faux allié, et bien malgré la surprise de son opposant, il lui semblait relativement risqué de simplement se faufiler à son côté pour se défaire de ce cul-de-sac. Mais elle n'avait pas le moindre appui, et pas non plus la place de faire une roue. Elle ne voulait pas compter plus longtemps sur Abelziel non plus. Elle était seule à s'être mise dans ce pétrin, elle s'en sortirait seule aussi, comme une grande. Elle avait été élevée pour pouvoir parer à ce genre d'événements inattendus de toutes façons. En passant sa main au-dessus des bandages, dans un geste vif, elle y faisait luire une lumière faible alors que la garde de l'Eden s'extirpait de son poitrail. Il était évident pour elle qu'elle n'allait pas se battre avec une arme contre quelqu'un qui n'en possédait actuellement plus mais rien n'interdisait d'utiliser ce qu'elle possédait sous la peau pour se sortir de mauvaises passes. En plantant finalement l'épée dans le sol, elle s'en servait comme marche et, d'un saut souple, qu'elle eu bien du mal à rattraper à l'arrivée, vacillant quelque peu sur ses pieds, passa au-dessus de l'homme qui bien évidemment n'avait pas dû suivre grand chose. S'il voulait, il pouvait sortir l'épée du sol, mais dans ce cas, elle ne se privera pas d'arriver avant lui à l'épée qu'elle avait jeté quelque peu avant. Et s'il était inhabituel pour elle d'avaler les épées des autres, avaler son épée était d'une simplicité presque native. Elle connaissait chaque courbe, chaque breloque pour cette lame. En grognant encore, ses yeux verts s'ouvrant comme deux perles à la couleur de la vie, elle jetait sa voix dans la direction de celui qui avait osé la bafouer de la sorte.

- Cries-le encore une seule fois et ce sera la dernière chose que je te laisserais prononcer sur cette basse terre !

Il fallait encore prendre appui sur ses pieds, garder l'équilibre, ne pas céder entièrement à la colère, sans quoi elle perdrait ses moyens. La colère aveuglait. Mais elle voulait tant lui rendre la monnaie de sa pièce, le jeter dans une honte à la grandeur similaire. Et l'idée se propagea dans son esprit. Une femme, un être frêle, au corps si souvent vu comme étant plus propice à l'amour qu'à la guerre. Et ce serait elle, dans cette apparence révélée toute de porcelaine, qui le vaincrait, que ce combat soit douloureux ou non. La dragonnière, bien décidée à ne pas laisser quelqu'un d'autre que Dorian représenter une menace pour elle, un seul mâle étant déjà un bien assez grand mal, allait l'obliger à garder le silence. Et s'il venait à parler après cela, qu'il soit sûr qu'elle reviendrait jeter son corps massif dans une fosse de laquelle son poids l'empêcherait de sortir.

- Ich werde dich töten ...  

 

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] C'quoi c'te grosse bête ?Oo? (feat. Camille) Lun 15 Déc - 21:42

*Une femme. Ce gringalet est une femme... Je ne peux décidément pas me battre avec une femme, me suis je dis. La repousser tout au plus mais je ne porterai pas la main dessus, à moins d'y être contraint.*

J'eus à peine le temps de faire cette constatation que j'étais encore plus abasourdie par ce qu'elle fit. Aussi improbable que cela puisse être, elle sortit une épée de sa poitrine et la ficha dans le sol, pour ensuite l'utiliser comme tremplin et me passer au dessus.

"Cries-le encore une seule fois et ce sera la dernière chose que je te laisserais prononcer sur cette basse terre !" me cracha-t-elle après avoir maladroitement rattrapé son saut.
Je n'eus même pas le temps de répondre qu'elle ajouta :
"Ich werde dich töten..."

Je ne sais pas ce qu'était cette langue, mais son ton ne présageait rien de bon, je me suis dis que j'allais être obligé de me battre avec elle finalement.
Je me mis en garde et dis :
"Tu veux jouer les guerriers ? Viens donc me prouver que tu peux en être un"

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] C'quoi c'te grosse bête ?Oo? (feat. Camille) Mar 20 Jan - 8:01


    || Jonc contre jonc.

    La dragonnière avait passé un stade de colère qui, bien malgré elle, alourdissait certainement déjà ses idées. Il n'y avait plus rien à faire contre son idée de vengeance et Abelziel, encore dans les cieux, savait pertinemment qu'il était impossible de faire faire marche-arrière à cette brune obstinée. Qui plus est, elle se retrouverait certainement encore plus blessée dans son orgueil si le lézard géant séparait la tête de son opposant du reste de son corps sans qu'elle ai pu avant lui claquer une bonne leçon en travers de la figure. En gardant les pieds ancrés sur le sol, éclaircissant ses idées en prenant mesures du terrain d'une rapide œillade, Camille s'avoua dans une situation bien déplaisante. Non seulement il n'y avait plus que des bandages pour cacher ses formes, des bandages qui bien évidemment ne lutteraient pas avec autant de détermination qu'elle, mais en plus son dos la faisait encore grandement souffrir, lui empêchant certains mouvements. Il fallait oublier cette douleur. Et, en fixant le mastodonte en face d'elle qui sembla hésiter un moment sur le fait de s'opposer poing contre poing face à une femme, elle prit une respiration profonde, soulevant sous le souffle ce poitrail aux courbes agréables. Bientôt il se mit en garde et, mimant son action bien que dans une position moins défensive, elle entendit de nouveau sa voix lui parvenir aux oreilles dans cette profondeur de notes.

    Compter sur sa lenteur. Et sur l'espace. Encore une respiration profonde, soulevant à nouveau son poitrail alors qu'elle fermait les yeux. Il ne bougerait pas. Son poids allait être un problème parce qu'il était ainsi évident qu'elle ne pourrait pas juste le faire tomber au sol et se débarrasser de lui. Même s'il était au sol, d'ailleurs, et qu'elle tentait de l'immobiliser, il pourrait très facilement retourner la situation contre elle. Un court instant, en sentant ses mèches nouvellement courtes caresser son visage, elle s'autorisa la pensée qu'elle venait d'être stupide. Ses yeux d'émeraude se r-ouvrirent finalement et, en évaluant à la va-vite la distance entre eux, elle observa une idée se glisser dans son esprit. Il était grand et massif, et son armure allait être une faille pour lui. Mais le manque de force de l'hybride ne lui permettait pas la confrontation directe sans craindre d'être mise sur le carreau. Son pied tourna légèrement sur le sol alors qu'elle s'étendait vers l'avant, pointant un sprint. L'arrière du genoux. En finissant par rouler, elle se glissa contre la terre sur son côté droit et libéra dans un crochet sa jambe gauche qu'elle frappa d'un coup sec contre l'arrière de son genou droit. Il fallait qu'il tombe.

    Le manque de force de Camille s'imposa encore et, en roulant encore quelque peu, elle tendit les bras et se propulsa vers l'arrière pour se remettre sur pied, tentant dans la suite de sa course, fixant droit devant elle, c'est-à-dire le dos de cet énergumène, d'y grimper pour lui imposer son poids et pouvoir le faire basculer vers l'avant. En posant les pieds contre ses omoplates, elle se jeta en avant avec la maladresse de son déséquilibre et s'écrasa sur le sol un peu plus loin devant, lui étant très littéralement passé dessus bien que ce ne soit pas une réussite complète. Son dos brûlait furieusement et, à nouveau, le dragon siffla dans l'air, chutant des airs pour passer en rase-mottes au-dessus de l'eau, claquant la fin de son dard dans l'eau pour éclabousser l'audience de deux personnes uniquement. Il devait être agacé de ne rien pouvoir faire. En recommençant, il éclaboussa à nouveau, mais plus de deux personnes cette fois-ci, s'imposant de sa longueur devant les quelques prêtres du temple qui avait été interpellés par les sons de voix à l'extérieur du temple. Le dragon devant eux leur bloquait forcément la vue mais Camille, qui reprenait progressivement ses esprits, n'en était pas moins en danger pour autant. Elle se redressa, non sans mal, posant ses mains pour prendre appui alors que sa main effleurait la garde de l'épée qu'elle avait jeté un peu auparavant. La brune la fixe un court instant, incertaine, avant de la pousser encore un peu pour se relever entièrement, décidée à ne pas s'abaisser à un pareil combat alors qu'elle avait été première à délester son adversaire de sa lame. Il ne lui restait plus qu'à espérer être tombée sur un opposant loyal.


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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] C'quoi c'te grosse bête ?Oo? (feat. Camille) Mar 20 Jan - 13:55

"Tu veux jouer les guerriers ? Viens donc me prouver que tu peux en être un"
A peine avais-je prononcé ces mots et m'étais mis en garde qu'elle attaqua. Enfin je pense que c'était une attaque...

Elle bondit et sprinta tel un félin. Je fis un mouvement vers elle pour l'intercepter, mais elle esquiva par une roulade et glissa sur ma droite. J'étais trop lent, me dis-je à ce moment. Mon armure de garde me gênait. Je voulu faire un nouveau mouvement vers la droite mais mon genoux droit me lâcha. Je tombai à genoux. Cette foutue garce voulait me faire tomber et m'immobiliser. Et cette pourriture d'armure  qui entravait mes mouvements ! En essayant de me relever je sentis une impulsion sur mes épaules et m’étalais de tout mon long... Elle compensait son manque de force par son agilité. Je ne serais pas tant alourdie je pourrais l'être tout autant.

En redressant la tête je vis la donzelle au sol, tout comme moi. Je remarquais aussi mon épée près de sa main. Il manquerait plus qu'elle se décide à m'attaquer avec... Je ne lui laissai pas cette opportunité et me redressais d'un bon, fis quelques pas et l'attrapai par le cou. Littéralement je veux dire. Je la tenais fermement par le cou, à bout de bras, aussi facilement que si je tenais mon arme...

"C'est bon petite, tu t'es calmé ? Lui dis-je d'un ton moqueur. Tu m'as fait tomber, c'était bien joué, mais il en faudra plus que ça pour me battre"

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] C'quoi c'te grosse bête ?Oo? (feat. Camille) Mar 20 Jan - 14:43


    || Quand la petitesse sait faire chuter la grandeur.

    Il était tombé. Le bruit sourd de sa chute avait résonné dans les oreilles de la brune qui, les yeux embrumés par sa propre chute à cette suite, n'avait su qu'éloigner l'épée que le destin s'était amusé à lui proposer. Elle n'allait pas s'abaisser à ça, à être déloyal. Et dans une autre part d'elle-même, elle voulait certainement se prouver être capable de se débarrasser de ce colosse sans devoir en venir à la lame. Fierté personnelle certainement, rien de bien étonnant si l'on y réfléchissait bien, venant d'une demie-déesse qu'un être aussi minuscule face à son rang tentait de moqueries et provocations. La journée avait été longue, qui plus était, et dure, et sa patience n'était plus capable de résister aux épreuves. Bien évidemment, la brune en soulevant ce point dans son esprit ne pu que réaliser à quel point cette confrontation était futile, mais il lui était impossible de reculer maintenant et, quand bien même cela aurait été possible, il lui était inimaginable de le faire réellement.

    Sa chute avait été lourde, et très certainement désagréable. Comme elle s'y était attendu, cette masse de muscles était lente, mais une part d'elle, à la réactivité de son opposant, immisça dans l'esprit de la dragonnière que cela ne venait peut-être que de l'armure et de sa rigidité. Les défenses n'étaient parfois pas les alliés les mieux choisis, surtout face à une personne comme elle qui savait se glisser rapidement à une place non protégée. Malgré cela, elle souffrait encore. Et faire la maligne dans une telle situation n'était plus conseillé du tout. Son dos brûlait encore alors qu'il en sortait à nouveau une sorte de fumée noirâtre, quelque chose qu'elle se mit à sentir et qui coulait dans ses veines, y projetant encore autre chose que simplement l'adrénaline de l'agitation de ses muscles. Quelque chose se réveillait doucement. Et en grimaçant douloureusement, la sensation d'une lame invisible fissurant la peau de son dos sans vergogne, elle perdait quelques instants sa vision alors que les couleurs se mêlaient entre elles.

    Ce ne fut qu'un court instant, en réalité, le battement d'ailes d'un papillon à peine, mais ce fut amplement le temps suffisant pour que l'impressionnante stature de l'inconnu se relève et, en venant face à elle, s'empare de sa gorge d'une poigne de fer. Elle grimaça encore, trouvant très difficile de respirer dans cette posture. Abelziel, que les idées emmêlées de sa protégée réveillèrent, tourna son imposante tête vers ce spectacle lui déplaisant tant avant de pousser les prêtres à l'intérieur du temple d'un coup de queue. Il ne pouvait plus rester silencieux et simplement observer la demie-déesse se faire réduire en poussière. Mais la combativité de celle-ci n'était toujours pas mise à terre. Et bien que sa fureur se soit amoindrie face à la force qui lui donnait l'impression d'être faible et vulnérable, elle n'en restait pas moins secouée par les tentations de ces mots qu'il prononçait.

    - C'est bon petite, tu t'es calmé ? Tu m'as fait tomber, c'était bien joué, mais il en faudra plus que ça pour me battre.

    Ce n'était plus utile de lui répondre, elle ne ferait que secouer ses cordes sous son emprise et souffrir encore un peu plus. La fumée sombre s'épaissit, noyant son dos et l'air autour dans une lueur qui s'étendit jusqu'à éclairer le sol derrière elle dans un faisceau étrange. Encore cette douleur qui secouait ses membres alors que ses yeux se fermaient avec insistance pour contenir cette envie de crier qui grimpait les parois de sa gorge comme un fléau s'imposant sur un monde. Tout son système nerveux s'affolait et, en décidant d'en finir vite, elle r-ouvrit les yeux, pierres brutes qui témoignèrent de cette envie de revanche. Ses mains se posèrent sur le bras dont la main la peinait tant, serrant de sa faible force sans pourtant tenter de renverser la balance. Elle grimaça, dans un cri lourd de colère et jeta sa jambe droite sous le bras de son assaillant pour pouvoir se libérer.

    C'était terminé. Cette petite créature comme une fourmis défiant sa reine, enflammée par l'envie de rendre la pareille, assura sa prise sur le bras qui la tenait encore précédemment et, en tournant sur elle-même pour parvenir à nouveau à son dos, tira d'un coup sec sur celui-ci pour lui déloger l'épaule. Un bruit net et elle lâchait sa prise pour s'éloigner, le souffle court de la rapidité dont elle avait du encore faire preuve alors que le dragon, ses yeux rivés sur elle, lançant dans l'air sa voix caverneuse dans le sifflement permanent de sa langue contre le vent.

    - Petite Camille, ton dos.
    - Je vais bien, sir, ne vous inquiétez pas pour moi je vous en prie.

    Un léger sourire se glissa sur son visage de porcelaine, la fumée de son dos disparaissant à nouveau alors que le dragon la fixait avec une certaine appréhension de sa nature. Le danger la rendait donc à cette puissante grandeur que ce corps frêle ne saurait nativement contenir. Il siffla à nouveau, sa langue se glissant hors de sa gueule. En se rapprochant à nouveau de lui, alors qu'il venait aussi à son côté, elle glissa la main contre les écailles serrées qui entourait son crâne, retournant son regard vers l'homme. Abelziel pourrait certainement l'achever, mais elle n'aimait pas les morts inutiles. Et cet adversaire, elle devait le reconnaître, n'avait pas été déloyal, n'ayant pas été attaqué à l'épée alors que l'Eden avait été un long moment si proche de lui. En regardant cette dernière, proche de la porte près de laquelle le dragon et la dragonnière étaient tout deux, elle s'en empara, la délogea du sol et, dans un retour de lueur, la fit fondre dans son poitrail non sans s'inquiéter des bandages qui criaient leur fatigue.

    - Dis-moi ton nom.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] C'quoi c'te grosse bête ?Oo? (feat. Camille) Mar 20 Jan - 15:34

"C'est bon petite, tu t'es calmé ? Tu m'as fait tomber, c'était bien joué, mais il en faudra plus que ça pour me battre."

Elle ne prit même pas le temps de me répondre. Ou elle ne put pas. Une chose étrange se produisit à ce moment là. Une ombre noire mêlée de lumière s'étendit de son dos. J'avais déjà vu cela un peu plus tôt mais je n'y avais pas prêté attention. Elle tressailli et ferma les yeux, surement ma prise sur sa gorge qui lui faisait du mal.
*Tant mieux, me dis-je, elle l'a bien cherché !*

D'un coup elle rouvrit les yeux, emplis d'un regard aussi dur que l'émeraude dont ils en tenaient la couleur. Elle m'attrapa le bras avec lequel je la tenais, se balança, et dans un hurlement m'envoya un violent coup de pied dans l'aisselle. Le choc me fit perdre en force et mon bras se détendit, ce qui lui permit d'assurer sa prise sur mon bras. Et dans un nouvel effort, et je ne su vraiment comment elle passa dans mon dos, toujours mon bras en main, et...

CRAACCC !!! Elle tira d'un coup sec et une douleur atroce partie de mon épaule, de laquelle elle venait de déloger mon bras. Dans un hurlement de douleur je tombais à genoux, mon bras valide serrant mon bras meurtri.

"Petite Camille, ton dos." dit une voix caverneuse.
Je tournais la tête et vis que ça venait du dragon.
*Ça parle ces bêtes là ?* me demandais-je malgré la douleur qui m'obscurcissait l'esprit.
Cela se confirma quand Camille lui répondit :
"Je vais bien, sir, ne vous inquiétez pas pour moi je vous prie."
Un sourire de satisfaction passa sur son visage, et en passant sa main sur le cou de son dragon, elle me regarda d'un air étrange. Comme si elle hésitait à m'achever... J'y cru un instant quand elle récupéra son arme près de la porte du temple. Mais elle la remit là d'où elle l'avait sorti. Son ventre.

"Dis moi ton nom". me dit-elle.
Je la regardais une fraction de seconde en hésitant à le lui donner. Puis je me dis que peu importe, vu la situation ça n'avait guère d'importance
"Dudoviksm. Je me nomme Dudoviksm. Pourquoi veux-tu savoir ?"

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] C'quoi c'te grosse bête ?Oo? (feat. Camille) Mar 20 Jan - 16:56

    || Avoir le dernier mot ?

    Camille n'était pas spécialement fière d'elle. Loin de là, même. Si mettre son adversaire à terre avait pu suffire, elle s'en serait tenu à là. Mais non, il avait fallu que celui-ci tente encore de riposter, alors que leur dispute n'était qu'une fadaise de la journée. Et s'en prendre à son cou, lui donner l'impression de ne pas pouvoir se défaire de cette emprise, la laisser se sentir ainsi amoindrit dans ses moyens, n'avait pas non plus été une idée. Encore quelque peu essoufflée, tentant de se remettre de ce mal en gardant les battements effrénés de son cœur face à ce duel dont elle espérait enfin voir la fin, elle défit sa main de la caresse contre le majestueux dragon et, après lui avoir adressé la parole, figea totalement son regard sur le combattant qui tenait son bras déboîté à l'aide de l'autre encore utilisable. Il hésita visiblement et ses yeux d'émeraude se plissèrent doucement, sans agressivité, retrouvant peu à peu leur calme olympien. Il n'attaquerait plus. Et s'il le faisait, elle n'aurait qu'à sortir son autre bras de sa place initiale. Finalement, il se décida à répondre malgré tout, d'un ton qu'elle prit comme presque résigné à l'inutilité de la chose :

    - Dudoviksm. Je me nomme Dudoviksm. Pourquoi veux-tu savoir ?
    - Parce que je veux savoir le nom de ceux qui vivent encore., prononça presque aussitôt la brune.

    Son calme, doucement, reprenait le contrôle total de son corps alors que, libéré de la majeure partie de la douleur dans son dos, elle observait le silence. Sa peau picotait encore, sans compter les égratignures à ses genoux et coudes, et la terre qui restait appuyé contre les paumes de ses mains à force de pirouettes. Elle essuya donc ses mains sur son bas, n'étant plus réellement à ça près, et se rapprocha de Dudoviksm, répétant son prénom dans son esprit pour être certaine de s'en souvenir. Les adversaires loyaux étaient rares, elle ferait mieux de n'oublier ni son nom ni son visage. Ainsi, ses grands yeux l'observèrent un moment, presque à sa hauteur, avant qu'elle ne lui tende la main, s'attendant partiellement à ce qu'elle soit rejetée, ou bien qu'il ne décide de l'envoyer valser. Abelziel, qui assistait encore en silence à la scène, finit par glisser longuement contre le sol, y ondulant comme un imposant serpent, posant sa tête près du géant comme pour l'avertir qu'il ne le laisserait pas blesser celle qui lui montrait un grain de sympathie. L'allemande prit une respiration avant de soupirer, fatiguée il fallait bien l'avouer.

    - Je me nomme Camille Aschenberg. Et voici messire Abelziel. Dudoviksm, aurais-tu besoin d'être emporté chez les soigneurs par la voie des airs ?

    Encore un sifflement. Bien évidemment, Abelziel n'était pas spécialement d'accord avec cette idée mais, en tournant la tête vers elle, Camille l'observa, l'air minuscule dans une certaine sagesse face à cette créature qui aurait très facilement pu l'avaler toute ronde, laissant transparaître dans ce regard à son protecteur qu'elle ne s'opposerait pas et ne forcerait pas la voie même face à un refus. Finalement, le dragon clos les yeux, comme dans l'attente de quelque chose, dans un lourd soupir, sa voix profonde se glissant à nouveau aux oreilles des deux adversaires.

    - Je m'étonnerais toujours de la capacité des petits êtres à se faire remarquer quand on oublie si facilement ma grandeur., souffla t-il d'un ton que Camille reconnu lassé mais aussi presque tendre.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] C'quoi c'te grosse bête ?Oo? (feat. Camille) Mar 20 Jan - 22:40

"Dudoviksm. Je me nomme Dudoviksm. Pourquoi veux-tu savoir ?
- Parce que je veux savoir le nom de ceux qui vivent encore", répondit-elle.

Camille s'approcha de moi, s'essuyant les mains visiblement pleine de saletés, et m'en tendit une, comme pour faire la paix. J'hésitais un instant. Devais-je l'envoyer promener ? Voir la repousser fermement ? Non elle ne méritait pas ça. Notre bagarre ne se serait peut-être pas passé comme ça, voir pas du tout, si je n'avais pas été sur les nerfs. J'aurai dû trouver un autre moyen de me défouler...

Pendant cette réflexion, Le dragon s'approcha en rampant tel un serpent et posa sa tête près de moi. Surement par avertissement, il faut dire qu'il n'a pas été très présent pendant la bagarre. Comme on dit, il y a un début à tout. Camille prit une profonde inspiration et me dit :
"Je me nomme Camille Aschenberg. Et voici messire Abelziel. Dudoviksm, aurais-tu besoin d'être emporté chez les soigneurs par la voie des airs ?"
Sur ces mots Abelziel poussa un sifflement de mécontentement. Et Camille le regarda d'un air qui se voulait supérieur, malgré sa petitesse face au dragon. Ce dernier fini par soupirer et par dire d'un ton las et doux à la fois :
"Je m'étonnerais toujours de la capacité des petits êtres à se faire remarquer quand on oublie si facilement ma grandeur."

J'explosait de rire. Pourquoi je n'en sais rien, mais je ris. Les nerfs qui lâchaient surement :
"Hahaha-aie-haha-aie !!! Nom de Zeus ça fait mal ! Est-il toujours comme ça ?"
Je ponctuai mon rire en attrapant sa main pour me relever, non sans mal, et ajoutai :
"Merci de cette proposition mais je pense rentrer à pied. Puis je ne suis pas sur que mon épaule supporte le voyage."

Je fis quelques pas en direction du chemin du retour et me retournais.
"Maître Abelziel, dis je au dragon, j'espère avoir l’opportunité de converser un jour avec vous. Vous êtes le premier dragon que je rencontre et j'aimerai, si vous l'acceptez, en apprendre un peu plus sur vous et vos congénères que ce que m'apprennent les livres. Ils n'ont pas l'air très complet. D'ici là soignez bien vos blessures, si la proposition de Camille tient toujours, et si vous êtes d'accord, un baptême de l'air me ferait plaisir" conclue-je en baissant la tête en signe de respect.

Je me tournais vers la demoiselle et ajoutais :
"Camille, sache que je n'en resterai pas là. Si l'occasion se présente je prendrai ma revanche. En de meilleures circonstances évidemment, je ne souhaite pas non plus la mort de l'un de nous deux. Et sache que je ne divulguerai pas ton secret. Je ne sais pas pourquoi tu te fais passer pour un homme, et je m'en moque. Ça a des avantages, tel que l'effet de surprise si ton adversaire s'en rend compte, mais ça à l'inconvénient de te faire passer pour plus forte que tu ne l'es. Vaudrait mieux être toi même, passer pour faible, et surprendre tes ennemies qui t'auront sous-estimée. Bref, c'est toi qui vois, moi je sais, donc je m'en fous. Sur ce, prenez soin l'un de l'autre et soignez vos blessures !"

Je partis donc, définitivement cette fois, d'un pas rapide, tout en maintenant mon bras avec l'autre. Cette épaule me faisait un mal de chien !


FIN

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[TERMINÉ] C'quoi c'te grosse bête ?Oo? (feat. Camille)

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