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Dereck Wellisgton ♦ Un lien par les flammes les plus sombres des Esakams. ♦

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MessageSujet: Dereck Wellisgton ♦ Un lien par les flammes les plus sombres des Esakams. ♦ Ven 23 Jan - 16:19

 
fiche créée par littleharleen



   
Dereck Terrence Welligston
Souhaitez-vous que je vous raconte une belle histoire au coin du feu ? Une de celles qui réunissent la famille dans des paroles joyeuses et emplies de douceur pour chaque instant qui défile ? Je pourrais, j'en conviens, mais hélas mon histoire n'est pas de ce bonheur que pourrait avoir tout un chacun. Je vous écris de mes mains blanches comme la craie, froide comme l'hiver et dangereuse. Je me nomme Dereck, Dereck Terrence Welligston et j'ai perdu la vie avant de la retrouver, pour un prix bien trop cher.

Nous sommes le 18 juillet 1871 à Monaghan en Irlande du Nord. Comme tous les jours depuis notre dizaine d'année, je joue avec ma sœur Abigail dans notre jardin, un sourire encré sur le visage. À cette époque, j'ignorais encore qu'à cause de moi, elle subirait des douleurs que nul ne voudrait vivre dans sa vie, surtout aussi jeune. Elle me lance le ballon de ses frêles bras et moi comme un idiot, je lui relance avec force. Elle chute, se cogne et des larmes lui viennent. Je la fixe sans dire un mot un peu gêné. Elle me regarde sans bouger en m'insultant de crétin et que je ne sais pas être calme et doux avec elle. Les larmes coulent encore sur son visage et finalement dans un soupir, je la rejoins. Je la prends contre moi sans autre forme de procès et lui caresse les cheveux dans un silence presque gênant. Je sens qu'elle entoure ma taille de ses bras et je la laisse faire. Je ne dois pas compter les nombreuses fois où la faute m'était retombée dessus à tort. Au fond de moi, je sais qu'elle ne fait pas ça pour me nuire, mais plutôt pour que je reste là pour elle. Alors qu'elle décale légèrement son corps du mien, dans son regard, je ne vois plus de méchanceté, mais juste de la détresse. La voix de notre père se fait bientôt entendre avec une agressivité sans nom et elle se presse contre moi apeuré. Ce n'est pas de moi dont elle a peur, mais bien de celui qui est notre géniteur. Un homme acariâtre et dur comme le roc, trop même. Nous le regardons sans bouger alors que le ballon git encore sur le sol. Il s'avance d'un pas autoritaire et quand nous pensons qu'il va nous gronder comme toujours, il préfère prendre notre moyen de jouer et y plante son couteau de chasse. Notre visage se déconfit en voyant le ballon se dégonfler rapidement avant de n'être plus d'un morceau de plastique plat et inutilisable. Je soupire et avant même de pouvoir réagir d'une quelconque façon, je me reçois une gifle puis je vois ma sœur être tirée par le bras à l'intérieur. Je ne peux rien faire contre lui, rien faire contre cette force dont je suis dénué. La porte se claque après que ma sœur ait crié mon prénom puis plus rien. Je reste sur le sol herbeux du jardin, affublé d'une marque sur la joue, rougeâtre et je serre les dents. Ce n'est pas la première fois qu'il fait cela et chaque fois, je ne peux rien faire pour l'arrêter.

Je rentre alors dans la maison en faisant mine de ne pas entendre les pleurs de ma cadette, mais cela est bien trop dur. Je fixe l'horloge comme pour stopper au plus vite ce châtiment qu'il lui inflige quand il estime qu'elle a fauté. Comme si le traitement si déséquilibré entre elle et moi n'était pas assez difficile. Comme si j'étais en joie de voir que pendant qu'il me traitait comme un mal propre pour que je sois plus solide, il ne faisait qu'humilier encore plus Abigaïl et lui encrer un traumatisme dans la peau. Je me sens trembler tant je souffre pour elle, sans savoir ce qu'elle subit, ce qu'il lui fait. J'ai peur, car jamais auparavant, il n'avait fait cela. Jamais, il ne lui avait fait ce genre de chose, même si j'ignore quoi exactement. Je me sens faible et en serrant mes genoux dans mes bras, les larmes coulent sans même que je veuille les stopper. Pourquoi suis-je si impuissant face à lui... ? Pourquoi ne puis-je protéger comme il le faudrait ma propre sœur... ? Je me maudis intérieurement en serrant finalement les poings, tout en me retenant de frapper le mur. Je ne sais ce qu'il pourrait faire de plus si j'agissais ainsi, s'il blâmait Abigaïl à ma place. Le temps me semble si long, si insupportable, mais bientôt, la porte s'ouvre lentement et avec difficulté. Je vois alors ma sœurette sortir de la pièce, seule et ne même plus oser me regarder en filant dans sa chambre. Je baisse la tête en tremblant de plus belle et j'entends mon père refermer la porte derrière lui en émettant une sorte de rire de satisfaction puis sortir sans prévenir qui que ce soit. Je me précipite alors vers la chambre d'Abigaïl sans même demander, puis je me stoppe net. Je me dis qu'elle doit m'en vouloir, qu'elle doit me haïr de chacune des fibres de son corps. Pourtant, quand je me retourne pour finalement rebrousser chemin, une frêle et douce main se pose sur la mienne. Je me stoppe alors sans rien dire, sans bouger d'un seul pas et je tremble. Je lui dis alors que je suis mille fois désolé de ce qu'elle subit, mais elle ne me laisse pas finir ma phrase. Elle m'emporte dans ce qui est notre chambre à tout deux et me sourit. Je vois sur son visage qu'elle a tant pleuré pendant cette torture, mais remarquant cela, elle me fait un baiser aux coins des lèvres comme pour m'empêcher de continuer de penser à ça. Je la regarde un peu bêtement et enfin, en me laissant faire termine allongé, avec elle dans les bras, paisible et endormie. Je ne peux arrêter de m'en vouloir, pourtant à cause de la fatigue, de cette douleur, je finis sous l'épuisement par la rejoindre dans les songes.

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Le temps a filé si vite au final que nous voilà devenu de vraie personne. Nous ne sommes pas encore des adultes, mais notre taille et nos formes sont là. Depuis quelque temps, je me prends de plus en plus à barrer le chemin de mon père avec arrogance. Il me roue bien souvent de coups en oubliant tout simplement Abigaïl au passage et ce n'est pas plus mal. Je ne veux plus qu'il se permette de la toucher, qu'il la souille ou lui fasse du mal. Je sais que je ne suis pas en situation force face au chef de la maison, mais je ne peux plus le laisser maltraiter ma sœur. C'est si douloureux de la voir en pleur, recroquevillé dans son lit au point d'avoir peur d'une simple caresse sur la joue. Bien souvent, elle se réveille au beau milieu de la nuit pour pleurer et je la réconforte alors. Le lendemain, nous subissons les conséquences, et cela, depuis plusieurs années. Si seulement mère n'était pas morte peu de temps après notre naissance. Je ne dis pas que je lui en veux, car elle n'y pouvait rien, mais peut être qu'avec elle, cette vie serait plus brillante. Bien souvent, les proches de notre défunte génitrice, nous rappellent combien il est présent pour nous, hélas, il ignore ce qu'il nous inflige au quotidien. Si face à eux, c'est l'homme le plus respectable et le plus droit du monde, avec nous, il n'est que rage, violence et méchanceté. Croyez-vous vraiment que s'il était aussi bon que les autres le prétendent, il se permettrait de nous séparer pendant parfois plus heures sous prétexte que nous sommes bien trop souvent ensemble ? Elle est autant mon pilier que je suis le sien et il ne l'ignore aucunement. Il sait que je pourrais subir mille supplices pour qu'elle soit sauve, pour qu'elle vive enfin heureuse. Il me prend parfois à part pour me faire la leçon en me rappelant que je pourrais tout autant que ma sœur être à la rue à l'heure qu'il est. Que nous lui devons tout et qu'en retour, nous devons lui obéir. Je lui obéis, mais une part de moi veut se rebeller. Un peu comme un homme lutterait contre la tyrannie, et bien moi, je veux combattre celui qui nous fait vivre l'enfer. Je ne cesse de prier les dieux anciens qu'on nous délivre de cette vie qui n'est pas faite pour nous. J'aimerais voir un sourire permanent et non un qui s'efface aussi rapidement qu'elle voit notre père. Si seulement, il y avait une solution viable et efficace, mais je n'en vois aucune.

Le lendemain, je ne me sens pas comme tous les jours, comme si une pression supplémentaire est là. Abigaïl est déjà levée, habillée et me regarde un peu tristement. Je m'extirpe du lit rapidement, m'habille et lui demande pourquoi elle affiche un tel visage. Elle me répond alors qu'aujourd'hui, nous quittons la maison pour toujours. Je recule sans comprendre et commence à m'emporter, mais en voyant son visage, je baisse la tête. Je lui dis sans bouger que je ne peux comprendre pourquoi nous ne restons pas dans la maison qui a vu naitre notre mère et nos ancêtres bien avant. Sa réponse m'empoigne le cœur pour mieux le briser. C'est notre père qui en a décidé, il veut que nous vivions quelque chose de nouveau et que nous ne soyons plus dans un lieu propice aux douleurs. Ce qu'il ne nous a pas avoué sous ses mots pleins de faux espoirs, c'est que nous nous déplaçons pour ses propres instants et non notre bien-être. Pour nous rapprocher de la femme avec qui il a des vues, avec qui il veut vivre. Nous comprenons en un sens que la mort de notre mère doit être une mise en deuil, qu'il a son droit de vouloir continuer à vivre, mais cela reste quelque chose d'extrême à nos yeux. Il n'a jamais fleuri sa tombe, il n'est jamais venu lui dire un mot. Il préfère nous traiter comme ses esclaves, nous frapper, nous injurier et nous blesser. Les voisins ne comprennent pas pourquoi nous partons exactement, ni pourquoi jamais au grand jamais notre géniteur ne vient avec nous pour aller poser une fleur sur la tombe de sa propre femme. Ils ne pourront de toute façon rien pour nous, car bientôt, nous quittons la maison non sans mal et filons vers l'inconnu. Vers une destination que ni Abigaïl, ni moi ne connaissons. De Monaghan, nous nous rendons à Dublin à bord d'un immense camion que nous a prêté un ami de notre père qui lui aussi nous est étranger. Nous n'avions même pas remarqué que pendant notre sommeil, notre père avait évacué les meubles qui lui été cher, mais surtout couteux pour les installer chez la femme qui allait être notre nouvelle mère. Cette perspective n'était agréable à aucun de nous deux à vrai dire. Hélas, nous allions devoir faire avec, car nous n'avions pas d'autre choix que de le suivre. Il était un monstre, l'enfer sur terre, mais il restait tout de même notre père.

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Cela fait déjà plusieurs mois qu'Abigaïl et moi sommes dans notre nouvelle maison. Elle ne respire que le luxe, la modernité en veux-tu en voilà et surtout le parfum abominable de cette femme. Comment pouvons-nous la considérer comme notre mère alors qu'elle complote avec lui sur notre dos ? Je ne suis pas plus aveugle que ma sœur sur leur agissement envers nous, car ils nous préparent sans nul doute quelque chose de mauvais. Ma cadette m'avait parlé qu'une fois, elle avait entendu notre créateur se disputer avec un homme à propos d'un héritage, le nôtre à vrai dire. Ainsi, celui qui nous avait mis au monde avec notre mère, avait le désir de nous prendre tout ce que nous possédions sans aucun remords. Il nous avait privés de notre cocon, de nos moments entre frères et sœurs et voilà qu'il allait faire tout pour nous retirer notre seul moyen de vivre plus tard. Je ne peux pas le laisser faire, hélas en tant qu'enfant, je n'ai pas plus d'impact et de pouvoir qu'une brise dans les cheveux long d'Abigaïl. Je me maudis de ne pas réussir à changer la donne, ce qu'elle voit parfaitement. Elle profite de chaque instant où la harpie et l'homme qui nous prend tout sont occupés pour venir m'offrir de sa douceur et son attention. Je ne peux nier le fait que voir ses yeux verts comme l'émeraude, qui me scrute avec minutie est à la fois quelque chose de gênant et d'important. C'était aussi par ce geste que je sais ce que je représente pour elle. Je ne suis pas qu'un simple frère, même si elle ne le dit pas. Je suis son pilier, son port d'attache et celui qui compte le plus pour elle. Bien souvent, quand ils sont couchés, je sens alors un corps frêle venir se glisser contre moi et me tourner. Je me laisse donc faire sans rien dire, en la regardant et je la sens se blottir dans mes bras, comme enfin protégée. Son petit soupir est un soulagement de sa part d'être enfin près de moi et surtout en sécurité. Ils nous arrivent parfois, quand le sommeil n'est pas de la partie de rester des heures nous regarder. Pendant que ma main frôle son ventre pour l'apaiser, elle parcoure mon visage tout entier jusqu'à ma nuque de ses mains. Je peux voir sur son visage un air désolé, car elle s'en veut de tout ça. Je lui explique régulièrement que si j'ai des marques sur le visage, ce n'est que passager et que bientôt, je vais retrouver un visage plus neutre. Hélas, il arrive que le lendemain même, je prenne une correction par notre père ce qui ne fait qu'ébranler ce que je lui aie dit la veille. Je ne cesse de la regarder en me demandant ce qui va nous arriver demain. Je ne peux pas la perdre, je ne veux pas la perdre. Pourtant, sans que je puisse le deviner, quelque chose se prépare.

Une chose horrible, douloureuse, qui va nous séparer injustement. Elle se fait attendre flottant au-dessus de nos têtes telle une épée de Damoclès et elle arrive quelque jour après mes vingt et un an. Nous nous trouvons dans la maison familiale, au sein même du salon à lire respectivement Lascelles Abercrombie pour ma sœur et Edgar Alan Poe pour moi-même. Elle se fait attendre flottant au-dessus de nos têtes telle une épée de Damoclès et elle arrive quelque jour après mes vingt et un an. Il se met à porter la main sur elle, aussi fonçais-je suis lui pour l'en empêcher. Je me rappelle avoir senti son poing s'écraser sur mon nez puis mon corps tout entier reculer avant de me cogner le haut du crâne sur le coin de la table basse. Je gis sur le sol sans grand moyen de bouger ou d'intervenir pendant que j'entends mon père déchirer ce que porte Abigaïl Ses cris aigus et paniqués me percent les tympans et me font bouillir de l'intérieur. Une nouvelle fois, je suis encore spectateur sans pouvoir agir, mais soudain une chose étrange et inconnue se met en place. Alors que mon père allait une nouvelle fois faire l'impardonnable, l'acte qui bafoue une famille tout entière, je me lève. Mon corps est vibrant, mes mains dégagent une chose étrange, une sorte de gaz. Je le fixe avec une rage sans limite et en grognant, je me jette sur lui. Ce que je ne sais pas encore, c'est que je ne vais pas simplement combattre ce démon qu'est notre père, je vais aussi sceller le destin de deux autres personnes par la même occasion. Mes mains se referment sur elle et bientôt une lueur incandescente se dégage d'elle. Je fixe mon père et sous ma propre stupeur, je le vois prendre feu instantanément et courir en hurlant dans la pièce. Les flammes sortent de mes mains sans que je puisse faire quoi que ce soit. Peu à peu, la maison s'enflamme sans moyen d'arrêter l'incendie. Notre belle-mère court paniquée, mais bientôt j'entends sa voix dans le couloir puis une partie de notre charpente s'effondre sur elle. Je me recroqueville sur moi-même avant de me diriger aussi vite que je peux vers Abigaïl. Mon corps souffre, mes mains me brulent tellement, mais le brasero en leur sein s'est enfin stoppé. Je porte alors ma sœur dans mes bras et cherche une sortie, hélas la plupart des portes sont bloquées soit par un embrasement. Je soupire tout en respirant difficilement en l'entendant tousser et je me concentre. Ma main redevient peu à peu une fournaise et je libère comme on lancerait une balle, une sphère brulante sur la fenêtre la brisant au passage. Je saute alors par la fenêtre sans me soucier de mon père, qui doit être décédé, car je ne perçois plus ses cris. Nous sommes tous deux dans l'herbe, j'entends déjà la cloche des pompiers qui sonne leur arrivée due sans aucun doute à l'incendie grandissant et en marchant le long de la maison, je finis par tomber sur le sol devant note demeure. Le dernier souffle de mon corps me quitte bientôt après que j'ai soufflé à ma sœur, à quel point je l'aime. Moi qui pensais pouvoir la protéger de tout mon être, de la voir sourire et vivre heureuse, je l'abandonne lâchement devant notre funeste maison. Par ma faute, j'ai tué deux personnes, détruit le seul toit que possédait ma sœur et l'ai affublé de brulures par la même occasion. Je voulais la sauver du mieux possible, au lieu de cela, elle va vivre l'enfer, à cause de moi.

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Je pense que comme tout un chacun, il n'y a rien après la mort, rien du tout. Pourtant, mon avis va changer rapidement. Comme si la « transition » entre le vivant et le mort dure un certain temps, je flotte dans une obscurité inconnue, comme transporté par un navire tel un viking tombé au combat. Mon corps est totalement inerte au point que je finis par ne plus le sentir, mais mon esprit est encore là. Je ne ressens plus la nécessité de respirer, ce qui me déstabilise. Mais où suis-je tombé ? Que suis-je devenu ? Ma détresse est immense, pourtant cela ne fait que commencer dans ce long voyage. Le début d'un chapitre plus atroce que la souffrance elle-même. L'obscurité s'effrite peu à peu sans que je m'en rende vraiment compte. Je plisse alors d'un coup les yeux et me voilà au-dessus du sol. Des gens regardent en ma direction, mais c'est pour mieux se diriger vers quelqu'un. Je vois alors dans le plus grand des effrois que je ne suis pas seul. Une population invisible et blanche comme la craie se trouve autour de moi. Je devrais avoir peur d'eux, m'en éloigner, pourtant, ils sont, ce que je suis devenu, un fantôme, un esprit. Le choc est sans précédent, car je suis encore sur la terre, mais sous une forme que j'ignorais. Comment cela pouvait-il être possible ? Comment moi, Dereck qui n'est plus de ce monde, qui est passé chez les défunts peu de temps auparavant, je pouvais encore être vivant. Je ne comprends vraiment pas ma situation. Je n'éprouve plus le besoin de dormir, de manger ou de boire. La chaleur, le froid, et même la pluie battante ne me touchent plus du tout. Je suis devenu plus transparent que l'ombre, au point que cette dernière m'a même quitté. Je me vois errer sans but dans ce cimetière et bientôt je passe au travers de la grille, encore stupéfait. J'arpente alors les rues sans savoir où aller, mais pourtant une étrange chaleur, une lueur au loin m'attire. Je ne peux décrocher le regard de cette dernière alors lentement, je m'y dirige en flottant comme un ballon de baudruche. Je ne sais quoi penser de cette sorte de lévitation qui m'arrive sans que je sache comment je fais. Au bout d'un moment, j'essaye de toucher le sol et mes pieds le transpercent alors sans que je puisse faire quoi que ce soit. Je tombe en traversant ce qui semble être le sol et y remonte encore crédule. Je suis comme un enfant devant des choses nouvelles, je suis perdu, mais pourtant, je prends conscience de mes capacités. Je file alors à vive allure comme une fusée dans le ciel en direction de cette onde lumineuse sans savoir ce qui m'attend. Que fut ma stupeur en voyant ce qui en était l'origine.

Devant mes yeux de spectre blanchâtre et qu'elle ne peut voir, se trouve Abigaïl. Sa mine est si triste et sa peau si pale. Elle est recroquevillée contre un mur, entouré d'autres personnes dans une étrange maison. Elle ne porte qu'une sorte de longue robe de chambre et ses cheveux sont devenus longs et emmêlés. Dans ses mains, se trouve mon pendentif, celui que je portais encore quand j'étais vivant. Il représente celle dont on taisait le nom en présence de notre père. Il est le dieu ou plutôt la déesse des enfers, mais aussi du froid. Nous avions des croyances en elle, car nous pensions qu'elle était toujours présente tant nous avions de la terreur et du froid chez nous. Même si elle représente une déesse scandinave et non de notre origine, nous en avions une peur bleue. Elle se nomme Hel ou Hela déesse des enfers et filles de Loki. Je ne me souviens que de peu de choses à propos d'elle, mais ce que je sais c'est qu'à long terme, elle était devenue celle vers qui nous nous tournions. Une âme invisible, présente et que l'on priait régulièrement. Voir ma sœur tenir dans sa main, fermement ce pendentif, me troubla. Je ne pensais pas la voir continuer à prier la déesse des morts, ni murmurer mon prénom. Pour moi, j'étais celui qui avait détruit sa vie, qui l'avait mis dans la misère la solitude et la tristesse. Pourtant, à la regarder, c'était ma présence dont elle avait besoin. Je pouvais l'entendre répéter à tue-tête mon prénom en pleurant par moment. Je pris alors place près d'elle, entre deux personnes et soupirai. Même la regarder était dur au final, car je ne pouvais pas me pardonner. Je reste alors sans bouger de ma place et tends le bras vers elle. Elle gigote et je me rends compte que je ne peux pas plus la toucher que je ne peux respirer. Je soupire puis me relève puis quitte la pièce sans rien dire. Je l'avais perdu pour toujours, ou peut-être pensais-je qu'elle ne me verrait plus. Qu'elle m'oublierait finalement un jour et que son seul souvenir serait celui, d'un frère qui après l'avoir protégé l'avait abandonné et brulé. En un sens, elle n'aurait pas eu tort de penser ça, car j'avais peut-être donné mes dernières fois pour lui sauver la vie, mais d'un autre côté, je l'avais condamné. Condamné à l'errance, la solitude, le froid et la peur. Tout ce dont j'avais pendant des années, tenté d'éviter à ma cadette avec la force de ma conviction.

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Le temps file comme tout le monde le sait très rapidement. L'état de ma sœur ne faisait que se dégrader de plus en plus avec dureté. Ses cheveux avaient fini par devenir un amas étrange et similaire à de la paille vieillie. Sa peau, quant à elle, devenait de plus en plus livide, quant à son regard, je sentais le néant au travers. Ma peur la plus grande allait hélas se réaliser très bientôt sous mes yeux. J'assistais sans vraiment le savoir à la déchéance de la seule source de bonheur qui pouvait bien pouvoir exister sur cette terre. J'avais une peur au ventre si intense, qu'allais-je faire sans elle pour de bon ? Vraiment que ferais-je ensuite... ? Ces deux questions trottaient dans ma tête comme une comptine pour enfant. Mon pouls, s'il avait encore existé, n'aurait pas été des plus rassurants. J'éprouvais une peur qui ne cessait de grandir en voyant ce que devenait ma sœur. Abigaïl, ma pauvre Abigaïl, je te voyais périr à vue d'œil et je ne pouvais rien faire. C'était atroce de te voir sans pouvoir agir véritablement. Dans mon humanité, j'avais pris de nombreuses fois des coups pour toi, mais là, je ne pouvais rien faire d'autre que des choses anodines. J'avais plus d'une fois essayé de te prévenir en essayant de bouger des feuilles avec mon déplacement, de faire claquer des portes ou tomber des objets, mais en vain. Veiller sur toit était devenu la chose la plus douloureuse du monde. Une part de moi voulait cesser de regarder la douleur qui te brisait chaque jour, mais le reste de moi restait. La raison était simple : Je t'avais délaissé au pire moment, alors je devais te voir s'il le fallait mourir, pour comprendre à quel point je t'avais détruit. Je me blâmais donc de façon atroce, mais c'était ma seule alternative vu mon état. La voir grelotter par le froid ou encore pleurer, me fendait le cœur comme une hache aiguisé. Je voulais la prendre contre moi, lui offrir toute ma chaleur jusqu'à l'épuisement et la voir de nouveau avec un sourire. Je voulais qu'elle rayonne tout bonnement comme quand nous étions enfant. Hélas, ce n'était plus qu'une nostalgie d'un moment qui n'allait pas se répéter de nouveau. Je savais que cela n'allait pas aboutir à quelque chose de joyeux ou de positif que ce soit pour elle ou pour moi. Ce que bien évidemment, je ne pouvais voir ou savoir, ce que sa déchéance allait être mon salut indirectement.

Cela faisait déjà plusieurs jours que je la fixais sans bouger et qu'elle me rendait comme un simple regard. Elle fixait toujours dans ma direction sans jamais en bouger. Je me sentais comme visible à ses yeux, alors que je savais pertinemment que c'était bien sur l'inverse. Je pouvais m'approcher d'elle et faire comme caresser sa joue sans vraiment que cela est un effet. Je pensais que cela allait rester sans s'aggraver, mais j'avais tort encore une fois. Un matin, je l'entendais tousser de plus en plus jusqu'à ce qu'une matière rouge foncé à la limite de l'encre ne sorte de ses poumons. Je la regardais paniquer en criant son nom en vain, sans pouvoir rien faire. Les gens autour d'elle s'éloignaient au lieu de l'aider et sans m'en rendre compte, j'allumais une braise non loin d'eux. Je les insultais à foison tant ma rage envers eux était immense, tant j'étais déstabilisé. Au lieu d'essayer de lui sauver la vie, ils ne faisaient que faire comme s'ils ignoraient qu'elle allait périr dans le même endroit qu'elle. Une petite feuille de papier avait pris feu par ma faute et alors que je voyais le vide et la peau d'Abigaïl commençait à passer de du rosé à un bleu cadavérique je me voyais peu à peu réapparaitre lourdement. Jusqu'à ce que dans une phrase entre l'agonie et les pleurs, elle ne murmure une dernière fois mon prénom. Je la voyais gisante sur le sol, dans son propre sang, morte dans la plus grande des souffrances d'une façon navrante et sans que quelqu'un n'ait essayé quoi que ce soit. Je tendais la main, mais bientôt, je cognais contre un étrange objet, sans voir où j'étais. Je criais du mieux possible et comprenais bien vite que j'avais retrouvé ma vie, par sa mort. Pourtant, au lieu de revenir près d'elle, pour transporter son corps hors de ses gens, j'étais revenu dans mon propre cercueil. Je commençais à suffoquer en frappant le couvercle et peu à peu, j'entendais comme un sol métallique. Alors que j'étais à bout de souffle, le visage rouge, je vis un vieil homme me tirer sans comprendre. Il me demanda pendant au moins une dizaine de minutes ce que je fichais ici et ne voulais pas écouter mon histoire. Il me traitait de vagabond de garnement et me disait de partir d'ici avant de recevoir un coup de sa pelle pour mes inepties. Je soupirais et fonçais alors vers la maison où se trouvait ma cadette. Le trajet fut épuisant, car j'avais retrouvé toutes mes capacités, et j'avais donc besoin de respirer de manger et de dormir. Des dizaines d'années sans faire tout cela fut difficile pour se réhabituer. Après presque une bonne demi-heure, je pénétrais enfin dans la demeure en bousculant tout le monde. Elle était encore là, couvert de sa robe de chambre, maculée de sang et sans que personne n'est touché à elle à un seul détail, le pendentif. Elle ne l'avait plus dans les mains et avant que quelqu'un ne puisse sortir de la pièce, j'enflammais mes mains en les fixant. Mes mots furent difficiles, arrogants, mais je voulais retrouver cet objet. Je les braquais un à un de mes mains incandescentes quand un enfant me tira la jambe de mon pantalon. Il me fixa à la limite de pleurer en disant qu'il l'avait gardé pour pas qu'il soit abimé. Je fermais les yeux en éteignant les lueurs au sein de ma paume et m’accroupissais. Je prenais le pendentif et leur demandais humblement de m'aider. Ils étaient, pour la plupart, assez démunis, pourtant quand le petit gamin vint m'aider à transporter le corps et à faire à ma douce Abigaïl une sépulture décente pour elle, ils furent nombreux au final. J'avais pu après toutes ses années, faire un acte qui respecterait enfin la demoiselle qu'avait toujours été pour moi ma sœur.

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Je passais ensuite des mois entiers dans la maison où avait vécu ma cadette des années avant moi. Je comprenais alors de plus en plus pourquoi elle était venue ici. En secouant la tête, je me rendais compte que si elle se mettait ici, c'était, bien sûr, pour la vue. Elle avait veillé comme un phare au milieu de l'océan sur ce qui restait de notre famille. D'un côté, le reste de la vieille bâtisse qui avait été notre demeure, maintenant en ruine et de l'autre l'endroit où je reposais. Enfin, avant de revenir à la vie de façon si injuste. Je ne pouvais que me blâmer de ne pas avoir p la sauver comme j'aurais dû. Elle avait toujours eu besoin de moi et encore plus à ce moment et moi, je n'avais réussi à rien faire de positif. Je soupirais en me levant finalement et me dirigeait vers sa tombe. Elle était modeste, fait d'un tas de terre bien aplatit et d'une croix faites en bois. J'aurais aimé lui offrir quelque chose de plus digne, mais d'où elle était, je me disais qu'elle m'aurait sans doute tiré les oreilles si j'avais vu plus grand. Je posais un genou terre et sans que je puisse les retenir, des larmes vinrent à foison. J'étais aussi mal sans elle, qu'elle sans moi. Nous avions tout deux perdu l'autre moitié de nous-même. Je serrais le poing et en prenant le pendentif, je priais aussi fort que je le pouvais la déesse Hel. Je ne savais pas si cela avait un impact ou non, mais elle avait été la seule en qui nous avons pu croire même après toutes ses années. Je grognais comme une bête blessé en voyant mes larmes humidifier la terre sous laquelle se trouvait Abigaïl. J'étais si désemparé sans elle, sans cette présence douce et chaleureuse à mes cotes. Je me sentais égoïste, car au final, j'avais demandé tant de choses à ma sœur quand elle ne voulait qu'être dans mes bras. Je sentais si mal, si coupable d'avoir en un sens profité plus d'elle, que de raisonnable. J'avais toutes les raisons du monde de culpabiliser quand je voyais ce qu'elle avait pu endurer par ma faute. Elle avait perdu sa famille, son toit, sa dignité et tout ce qui faisait d'elle une demoiselle douce et innocente.

Une froideur s'installait peu à peu autour de moi, alors que mes larmes continuaient de couler, ce que je vis me fit trembler. Face à moi, un corps féminin enveloppé dans des haillons, possédant un corps bleu comme la glace et des cheveux longs, tentaculaires et noirs comme le jais, se tenait là. De sa voix caverneuse, étrange et lugubre, elle se présentait. Il s'agissait de la déesse que je priais si régulièrement avec Abigaïl, Hel la déesse du froid et de la mort qui me fixait. Je déglutissais en l'écoutant me parlait à la fois de mon chagrin, de la mort de ma moitié, mais aussi de mon calvaire. D'après elle, si j'avais subi une telle souffrance, c'était bien parce que je l'avais cherché. Je lui répondais avec arrogance oubliant pendant un petit laps de temps qu'elle était une déesse et moi un simple humain. Elle continuait de me regarder dans les yeux en me jetant un effroi et me proposa deux alternatives. Soit je mourrais de ses mains et rejoignais celle que j'avais perdue sans pour autant pouvoir me racheter ou bien, je vivais à une époque bien plus vieille que la mienne, où Abigaïl n'existait pas encore, mais où je pourrais faire une quête aussi noble que je le voudrais. Elle me regardait d'un air avec si peu de tendresse et me tendait ses deux mains. L'un vide dirigé vers un portail que je n'avais pas encore vu et l'autre fermé tenant une lame. Je restais quelque minute sans bouger puis je me dirigeais vers le portail. Elle ne regardait même pas, mais je pu l'entendre me prévenir que je vivrais comme mes lointains ancêtres, à une époque que j'ignorais sauf dans les livres. Elle m'assurait dans un rire étrange que la suite de mon existence allait être emplie de surprise. Le voyage avait été troublant à travers ce portail si étrange et quand enfin, j'arrivais à destination, deux chemins s'offraient sans nul doute à moi. L'un se dirigeait vers une immense forteresse et l'autre vers la basse ville. Mon cœur battait aussi fortement que les tambours de guerre pendant un affrontement massif. Mes yeux ainsi que ma peau et mes cheveux avaient changé, je les avais changés. Instinctivement comme si c'était aussi simple que respirer, j'avais acquis un don assez neutre, mais qui pouvait être étonnant. J'étais maintenant un être parmi les autres. Et les choix qui s'offraient à moi étaient doubles : Soit je faisais partie du côté des bons en les aidant contre celui qu'il craignait, soit j'étais un mauvais. Cela vous étonnera peut-être, après tous les remords et les bonnes choses que j'ai faits, mais je suis devenu un Esakam et je le serais à jamais.



   

 Je suis un Pyromane
   Je suis très Imprévisible
   Un homme Chaleureux
   Parfois également Impulsif  
   Qui sait être Changeant
   Paraissant plutôt Cultivé
   Sans oublier d'être Passionné
 


Dernière édition par Dereck T. Welligston le Ven 30 Jan - 17:28, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Dereck Wellisgton ♦ Un lien par les flammes les plus sombres des Esakams. ♦ Ven 23 Jan - 16:42

Ces dames.

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Dernière édition par Dereck T. Welligston le Sam 24 Jan - 14:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dereck Wellisgton ♦ Un lien par les flammes les plus sombres des Esakams. ♦ Ven 23 Jan - 16:49

Ces messieurs.

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MessageSujet: Re: Dereck Wellisgton ♦ Un lien par les flammes les plus sombres des Esakams. ♦

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Dereck Wellisgton ♦ Un lien par les flammes les plus sombres des Esakams. ♦

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