Le destin de Tirania repose entre vos mains. Qui serez vous?
 
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- Can you see me as I am ? - || P.V. Dorian Gray. || /!/ Possibilité de caractères choquants. /!/

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MessageSujet: - Can you see me as I am ? - || P.V. Dorian Gray. || /!/ Possibilité de caractères choquants. /!/ Lun 17 Mar - 18:33



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«Can you see me as I am ?»

PLAY IT. ; Des retrouvailles d'amants ?

Pourquoi pleuvait-il ? Y avait-il, pour ce monde, quelque larme que ce soit à verser ? Entre les draps, logée là avec lassitude, Camille regardait l'extérieur par une fenêtre. Le tissu, fin, souple, cachait aussi bien que dévoilait ses courbes élégantes, alléchantes, dans une simplicité toute naturelle. Le matin n'était pas encore tout à fait lever. Le soleil, au-dehors, s'extirpait seulement du joug de son sommeil, dessinant sur l'horizon des coups de pinceaux rouges-orangers. Ses yeux ne quittaient pas le ciel, celui-ci traînant sur son étendue des nuages d'un gris sombre. Il ne ferait certainement pas beau aujourd'hui. Peu lui importait, en réalité. En se tournant légèrement, lentement, elle se posait sur le flan, attirant un peu plus ses draps vers elle pour se couvrir et ne pas avoir froid.

Il allait être temps de se lever, les entraînements débutant aux aurores. En s'étirant longuement, ennuyée, elle vint à se redresser, constatant avec délice sa solitude. Depuis son arrivée, personne n'était parvenue à deviner qui elle pouvait être. Et encore moins que sous ses apparences d' "il" ne se trouvait autre qu'une frêle jeune femme. Elle sourit doucement, malicieusement, en songeant à tout ces jeunes hommes avec lesquels elle devait chaque jour croiser le fer et qui, par fierté, devaient certainement se rassurer qu'ils étaient battu par un égal, non pas par un être inférieur. Quelle jouissance. Elle abattait, une à une, les embûches qui jonchaient sa route. Et, il lui en sembla être toujours ainsi, rien ne l'arrêterait.

Dans son fin sourire étirant ses lèvres doucement rosées, elle sortit du lit. Sa peau d'albâtre s'en retrouva exposée au vent frais et, dans un frisson au contact de ses pieds nus sur le sol, elle songea un instant à la large différence entre ce monde et le sien. Elle avait fait, depuis un an, un bon phénoménal dans le temps. Passant de son présent, époque de technologie, à un passé où les tavernes faisaient offices de lieux de rencontres plus ou moins dangereux. Ses longs cheveux noirs vinrent couvrir le bas de son dos dans une cascade gracile et, dans un geste habituelle, elle en attira un bout pour le tresser, enroulant sa tresse d'ébène autour du reste de ses cheveux pour les attacher en hauteur, s'en débarrassant-là. Pourquoi était-elle là, déjà ? Pour libérer son peuple. Il semblerait. Dans un long soupir lassé, elle baissa le regard. Elle était revenue à sa destinée en rencontrant son dragon, Abelziel, mais était-ce réellement une bonne idée, une bonne chose ? Ne pouvait-elle pas, comme quiconque, profiter de la liberté dont elle jouissait ici ? Vivre une vie banale, plus ou moins ? Non, bien évidemment. Cela aurait été trop simple. Il fallait qu'il y ai quelque chose de compliqué, de dure à passer.

Elle vint à s'étirer à nouveau, tirant d'un coffre au couvercle lourd les vêtements du jour. Un pantalon de toile, ses habituels bandages pour dissimuler sa poitrine et, enfin, une chemise au blanc délavé. En se hissant dans le tout, râlant de remarquer l'écart entre son ventre et le tissu du pantalon, elle se saisit d'un bandage libre pour s'en servir de ceinture. La journée commençait tellement bien.

____________________________________

Le silence s'imposa de lui-même, coupé uniquement par le clapotis des gouttes de pluie qui s'écrasaient sur le sol. Pourquoi était-elle là ? Le destin de son monde ne se déciderait pas par elle seule. Elle ne pourrait pas changer l'histoire. Et pourtant, quelque chose en elle s'agitait, sous le flot des protestations. Une seule voie pouvaient en emporter bien plus qu'un silence. Son regard, fixé sur celui de son adversaire, regardait bien au-delà de ces deux perles noisettes. Ils se jaugeaient à distance, lame en main, alors qu'elle sentait encore l'Eden vibrer du coup précédant. Pourrait-elle changer quelque chose au destin de son monde ? Elle venait de si loin. De là où les distances n'avaient plus la moindre importance. Remontant le chemin du temps comme l'on aurait profité de la faille d'une horloge arrêtée, figée, comme disloquée de sa course, elle avait atterrit bien loin de ses terres. Ici, elle n'avait plus de nom, plus de noblesse, elle était une âme comme une autre, se battant contre le joug d'une fin dont tous semblaient espérer une issue différente.

Dans un assaut frontal vif, net, elle se jetait sur son adversaire, faisant voler la lame qui, virevoltant dans les airs, finit par se planter dans la terre boueuse. Elle venait de vaincre, encore, entendant résonner à ses oreilles le léger cri de surprise de son opposant comme s'il était bien loin d'elle. Pourtant, leurs souffles se mêlaient, leurs yeux ne pouvaient plus s'éviter. Ils étaient à quelques centimètres à peine l'un de l'autre et, dans cette chaleur due à la pression palpable, il du certainement sentir l'odeur de menthe poivrée qu'irradiait la peau de Camille. Elle fit un pas en arrière, desserrant doucement sa prise sur le manche de son épée dans un soupir d'une lourdeur significative. Les voix s'élevèrent et pourtant, encore une fois, il n'y eut que des échos à l'intérieur d'elle. Si détachée. Elle n'appartenait pas à ce temps. Elle ne devait même pas pouvoir respirer, laisser battre son cœur. Elle n'était même pas née.

Le pire, dans tout cela, c'était l'avenir. L'avenir de ce passé qui, sans gouvernail, tanguait sous le vent. Elle avait cherché, longtemps, des nuits entières, si son nom était mentionner dans les mémoires, mais il n'y apparaissait jamais, comme si rien n'était encore écrit, ou qu'elle avait échoué dans sa mission. Les dragons, dans le monde duquel elle venait, n'existaient plus, ou restaient cacher. Elle avait du échouer. Un frisson dégringola sa colonne vertébrale alors que, le regard noir d'instinct, elle s'éloignait d'un pas lent de cette foule d'élèves aux voix distantes. Elle avait échoué... Non ! Rien n'était écrit d'avantage ! Elle pourrait encore changer cette destinée, être victorieuse, ramener à son père sa liberté originelle. Le cœur serré, elle s'éloignait encore, peu à peu, jusqu'à ce que ce jeune homme dans son armure bleu sombre ne soit plus pour les autres combattants qu'un point sombre sur une sorte d'horizon dessiné à la va-vite.

____________________________________

Assise sur le bord de la rive, les pieds dans l'eau, ses bottes hautes à côté d'elle, Camille observait Abelziel glisser au cœur de l'eau. Le dragon, a sentir les sentiments troublés de sa compagnonne de route avait opté pour une longue pause dans un endroit que la jeune femme n'avait encore jamais vu jusque là : un lac. Grand, s'étendant devant elle, quelque peu verdi, le lac était un lieu de parfaite sérénité. Des oiseaux gesticulaient à son fond, mais rien de dangereux à ce qu'en disait l'imposant dragon.

- Alors, comment te sens-tu, ma petite ?, vint à articuler le dragon, dans une voix qui semblait venir de devant aussi bien que de derrière et gauche et droite, profonde et résonnante.
- Bien mieux, sir, je vous en remercie. Cependant, vous êtes celui pour lequel je m'inquiète. Vos blessures... Comment vont-elles ?

Le dragon tira la langue, divisée en deux comme celle des serpents, en sifflant quelque peu. Il ne voulait visiblement pas que sa belle amie se fasse du soucis. Pourtant, au milieu de l'eau assombrit par la nuit bien lancée, elle était certaine de voir se fondre des vagues écarlates. Il saignait. Qu'importe qu'il la gronde, elle ôta ses vêtements, les jetant sur la rive pour se glisser dans l'eau à son tour. Si froide... Elle filait contre sa peau, l'humidifiant sans méchanceté, abreuvant ses pores ouverts. Et, comme pour voler de sa chaleur, Camille vint se blottir au creux du cercle de la queue d'Abelziel qui devinait la froideur du lac pour un petit être humain aussi frêle qu'elle. Le vent, frais, n'aidait en rien et pourtant, sur les lèvres de la demoiselle du futur, il n'y eu qu'un sourire, presque imperceptible, mais baignant dans le calme de cette scène délicate. Notre jeune femme se sentait en sécurité, comme si nul ne pouvait l'atteindre là où elle était, alors même qu'elle dévoilait ses charmes féminins, ses formes ondulantes.

Les minutes s'écoulèrent, dans cette simplicité, alors que la lune était la seule lumière courant sur les ondes de l'eau. Le moment simple, sans le moindre bruit, sans la moindre voix, semblait s'appartenir à lui-même, à eux uniquement et, bientôt, le dragon, las, voyant que sa très chère se portait mieux, vint à s'en aller, soulevant avec lui un rideau d'eau. Dans les cieux, à la façon des dragons chinois, il glissait, ondulait, et bientôt elle ne pu plus le voir, encore au milieu de cette masse aquatique en nageant sur place. Il allait être temps pour elle de rentrer à son tour, comme elle l'avait dit à Abelziel. En nageant en de larges brasses, sans gêne, elle revint près de la rive, posant ses cheveux lourds de l'eau sur l'une de ses épaules. Un bruit, quelque part, un peu plus au loin, et déjà elle prenait une respiration pour s'enfouir dans les profondeurs de cette source hésitant entre le bleu marine et le vert sombre. Les sons étaient si étranges, sous l'eau. Tout semblait ralentir, défait d'une pesanteur à laquelle tous devaient se soumettre, et les bruits les plus clairs devenaient sourds. Elle n'allait plus pouvoir bien longtemps en apnée. Finalement, en forçant sur ses membres, se fut nager qui fut choisi comme un bon choix et, s'éloignant, Camille sortit la tête de l'eau, agitant sa chevelure de nuit de droite à gauche dans des giclées. Très élégant, le chien qui s'ébroue. En tournant la tête, elle observait une silhouette se détacher dans l'obscurité, quelqu'un de grand, dont les épaules larges trahissaient la masculinité. Ses grands yeux émeraudes s'arrêtèrent de bouger sur ces courbes, se posant sur deux égaux d'un rouge vermillon. Ses longs cils se mirent à battre alors que son cœur ratait des battements, se changeant en tambour de guerre dans sa cage thoracique.

Il semblait qu'il soit temps de faire se croiser leurs chemins à nouveau, au-delà des draps, au-delà des mots glissés çà et là, sans importance réelle, dans des soupirs dont le souffle roulait dans un autre similaire. Dorian. Dorian Gray. Un amant. Ou tout du moins, quelqu'un ayant été un amant, quelques temps, l'espace de deux mois, dans une aventure sans suite possible. Le regardant par-dessus son épaule elle décida de ne pas se tourner vers lui. Peut-être qu'il avait oublié. Certainement pas, en réalité, du au tatouage sur son dos. Mais que perdait-elle à espérer ? Plus qu'elle ne pouvait le croire, certainement. Plus qu'elle ne pouvait y penser à cet instant comme arrêté, détaché à nouveau du temps dans le son des criquets dont le chant occupait le silence.

- Se rincer l’œil c'est mal, mon sieur.
 


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MessageSujet: Re: - Can you see me as I am ? - || P.V. Dorian Gray. || /!/ Possibilité de caractères choquants. /!/ Mar 18 Mar - 10:35






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Feat. Camille









Une journée de cours s'annonçait à nouveau et rien que d'y penser, le professeur préféra se cacher sous ses couvertures en ronchonnant. Toute fois, il fut obligé de se lever à cause de Shen yu qui le secouait dans tous les sens tel un prunier. Cet demoiselle avait vraiment le don de l'agacer au plus haut point.

Après être sorti de la chaleur de son lit, le démon se traina jusqu'à son armoire pour y prendre les premiers vêtements qui lui tomberaient sous la main. Et les heureux élus furent une chemise noir comme il en existait des dizaines dans son armoire, et un simple pentalon noir, comme il en existait egalement des dizaines parmi ses vêtements.

Toujours à moitié dans les vap, il mit dans son sac ses cours et les copies de ses élèves dont il oublia par la même occasion la moitié. Oui, il était complètement à l'ouest, la routine ne le réussissait définitivement pas.

Depuis plusieurs semaines maintenant, aucune femme n'avait partagé son lit, il ne s'était battu avec personne, il n'avait tuer personne. C'était triste et vide pour lui, tout était dénué de sens et n'avait aucun intérêt. Alors ce jour était comme les autres, sans aucun intérêt particulier.

La fin des cours arriva finalement et ce fut un soulagement pour le professeur de littérature. La nuit était egalement tomber par la même occasion, sa gorge le brûlait et il ne lui en fallut pas plus pour laisser ses affaires en plan avant d'ordonner a Shen yu de tout ranger.

Sa victime il la trouva la, près du lac. Le jeune homme qui allait lui servir de repas semblait observer quelque chose, mais sa n'avait pas d'importance. Dorian approcha lentement et silencieuse du garçon avant de l'attraper par le cou et de plaquer une main sur sa bouche.

-Tu ne diras jamais rien a personne si tu tiens a vivre, murmura le démon vampire avant de planter ses canines dans la jagulaire de sa victime.

Il se débatu bien évidement mais cela ne fit qu'augmenter le plaisir que prenait Dorian. Sa tension artérielle augmentait et ne faisait que rendre Dorian plus assoiffé. Il eu du mal a lâcher le jeune homme pour le laisser en vie mais il entendit du bruit qui attira son attention alors il lâcha le garçon qui partit en courant.

Il sorti alors de l'ombre et regarda le lac. Il y avait la une jeune femme nue. Dorian n'essaya pas de se cacher. Son coeur rata un battement quand il reconnu le tatouage dans le dos de la jeune femme. Une de ses amante, elle était la seule qu'il n'avait pas briser et dont il n'avait pas garder de souvenir matériel. Il avait préférer se souvenir de son tatouage aussi unique que magnifique, sa peau douce et délicate et tant de petit détail futile. Camille, oui c'était ça. Elle s'appelait Camille.

- Se rincer l’œil c'est mal, mon sieur.

Un sourire se dessina sur ses lèvres toujours ensanglanté. Il devait être effrayant avec le sang encore frais sur sa bouche qui avait ensuite couler le long de sa gorge et sur sa chemise. Il avança alors sans dire un mot jusqu'à la demoiselle qu'il lui tournait le dos et posa ses mains sur ses épaules mouillées.

-Monsieur, comme c'est formel et inutile. Si j'aurais su, oui je serais venu me rincer l'oeil. C'est bien dommage d'ailleurs, vous me tourner le dos, ma douce




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Dernière édition par Dorian Gray le Ven 21 Mar - 17:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: - Can you see me as I am ? - || P.V. Dorian Gray. || /!/ Possibilité de caractères choquants. /!/ Mar 18 Mar - 15:00



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«Can you see me as I am ?»

||  Quelques mots à peine et, déjà, l'ivresse se glisse entre les pensées...

Pourquoi cela devait-il lui arriver à elle ? Pourquoi lui ? Camille ne parvenait presque plus à songer correctement. Abelziel était loin, certainement, désormais, et elle ne voulait même pas montrer au dragon que quelqu'un la voyait ainsi. Pourtant, c'était inévitable, cette situation était réelle. Elle sentait la fraîcheur du vent glisser contre sa peau, l'eau porter les ondes de ses mouvements légers, réguliers, alors que la lune hissée dans les cieux semblait, dans sa lassitude, trouvé bien de l'amusement à ce moment. La jeune femme, qui ne se faisait certainement pas moins d'illusions qu'avant, vint monter ses bras contre sa poitrine, en cachant les courbes bien qu'elle soit encore de dos. Il allait approcher. Elle le savait. Parce qu'une distance entre eux était tout simplement impossible et que Dorian, elle s'en doutait, ne la laisserait pas s'en aller sans rien faire.

Alors, comme attendu, il vint près d'elle et, bientôt, elle pu distinguer le sang qui maculait ses lèvres, les rougissant d'un teint d'un rouge sombre. Il osait venir près d'elle tout juste à la fin d'un repas, sans même se laver le visage ? Quelle impolitesse. Finalement, entrant dans l'eau, il parvint à sa hauteur et, plus petite que lui, elle du se résigner à retourner sur regard devant elle, regardant le lac qui s'entendait calmement, faisant courir à sa surface des ondes se suivant comme dans l'espoir de se croiser et de s'en chevaucher les unes les autres. Les mains de l'amant se posèrent sur ses épaules et, dans un frisson, elle en reconnaissait la sensation. Pourquoi ? Son cœur se mit à nouveau à battre rapidement, ratant de ses battements en accélérant pour palier ce mal. Pourquoi ? Elle entendait une mélodie, distante, celle de cet amas de muscles, de nerfs, résonner à ses oreilles, frappant contre ses tempes.

« - Monsieur, comme c'est formel et inutile. Si j'avais su, oui je serais venu me rincer l’œil. C'est bien dommage d'ailleurs, vous me tournez le dos, ma douce. »

Un léger sourire vint décorer ses lèvres. Certes, elle lui donnait le dos mais, dans le dos, à quoi s'était-il attendu ? Leur rencontre était le fruit du hasard, un hasard que le destin commandait si parfaitement, mais ce n'était pas pour autant que, sous une joie incommensurable, elle se jetterait à son cou pour l'étreindre. Ce n'était pas son genre. Et ça n'avait jamais été ainsi entre eux de toutes façons. Parce qu'entre eux, c'était détourné, dans un jeu d'attirance plus ou moins clair. Parce qu'au final, leurs cœurs ne comptaient pas sous les actes de leurs corps.

En se tournant doucement, elle vint se poser contre lui, cachant ses formes douces contre son poitrail alors qu'elle l'observait, le visage assombrit par le contre-jour de la lumière de l'astre blafard. Il était beau. Et le mot en disait lui-même bien peu. Des cheveux d'un noir aussi profond que les siens, qui tombaient parfois quelque peu sur son visage, et de fins yeux tels deux rubis transmettant la lumière du jour à leur travers. Ses cils, longs, lui donnaient un regard captivant et, en plantant ses émeraudes sur lui, elle contemplait en silence, le visage impassible, la beauté d'un amant passé. Malgré l'effroi du sang contre ses lèvres, ayant dégouliné jusqu'à son cou et sa chemise, il restait irrésistible. Sans le moindre son, entre-ouvrant ses lèvres uniquement sur un souffle léger, roulant dans l'air, elle vint poser ses mains contre les boutons de sa chemise, les défaisant un à un en le regardant, jouant habilement entre ses doigts avec certains d'entre eux.

Pourquoi résister ? Elle savait d'avance l'issue de cet instant, et elle ne s'en plaindrait pas. Plus personne, depuis de longs temps, n'avait posé les yeux sur elle non pas en temps que dragonnier mais jeune femme. Son corps entier, bien malgré les cris désespérés de son cœur et de son âme réclamait de l'attention, de la tendresse même sous sa forme la plus brusque et indomptée. Et Dorian été là. Comme s'il était tombé d'on ne savait où juste pour cela. Camille fit le vide dans son esprit, ne tirant de l'amas de songes que les pensées qu'elle jugeait importantes. Il n'y aurait rien de plus entre eux. Alors pourquoi s'y refuser ? Et puis, après tout, pourquoi la dénoncerait-il ? En gardant son secret, dont il devait désormais fortement se douter, ou qu'il confirmerait en l'apercevant peut-être un prochain jour dans son armure, il prenait entre ses mains un moment de posséder la belle sans aucune protestation.

En se reculant doucement, exposant devant lui sa peau de neige, ces courbes galbées, elle défit le dernier bouton pour glisser ses mains contre la base de son cou, puis sur ses épaules, en écartant le tissu jusqu'à ce que celui rejoigne l'eau. Malgré l'assurance de ses geste habitués, son cœur ne s'en arrêtait pas de battre de façon effrénée tout autant sous la gêne que sous l'envie. La dragonnière se hissa un peu plus haut contre lui, se collant à nouveau de son long contre son torse pour embrasser son cou, sachant les vampires sensibles à cet endroit qu'ils ne pouvaient pas toucher seuls, glissant ses lèvres contre doucement avant de le regarder à nouveau, le regard posé et calme, stable, traversé des étincelles des moments passés comme des fragments de souvenirs pleuvant sur eux.

- Veux-tu m'accompagner pour un bain de minuit, mein Lieber ?
 


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MessageSujet: Re: - Can you see me as I am ? - || P.V. Dorian Gray. || /!/ Possibilité de caractères choquants. /!/ Mer 19 Mar - 17:17







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Feat. Camille









Le vampire était calme et silencieux. Comme à son habitude, il observait avant d'agir. Alors quand la jeune fille commença à défaire un à un les boutons de sa chemise, il n’émit aucune protestation. De toute façon, des protestations n'aurait pas eu lieu d'être. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres tandis que ses mains qui était sur ses épaules glissèrent sur les courbes de la demoiselle avant de se loger sur ses hanches.

Il ne pouvait dire depuis combien de temps il avait envie de pouvoir toucher à nouveau la peau d'une femme aussi douce que la sienne. La jeune femme avait quelque chose de plus contrairement aux filles d'ici. Cela la rendait intéressante c'est sans doute pour cela qu'il avait été aussi longtemps avec elle. Dorian retira ses mains des hanches de Camille quand la chemise clissa le long de ses bras avant qu'elle ne rejoigne le sol.

Son regard sanglant ne quittait pas  la demoiselle qui après lui avoir retiré sa chemise, se colla contre lui pour son plus grand plaisir. Il pouvait sentir son coeur battre contre lui de façon rapidement ce qui l'amusa plus qu'autre chose. Et puis son amusement repassa en second plan pour laisser place au plaisir et le désir qui l'animait. Il laissa un soupir de bien être passer entre ses lèvres quand elle embrassa son cou qui était une zone sensible chez ses semblable. Puis elle le regarda à nouveau avec quelque chose de nouveau dans les yeux.

- Veux-tu m'accompagner pour un bain de minuit, mein Lieber ?

Il sourit. Encore cette étrange dialecte qu'il n'avait jamais compris et qu'il ne comprendrait jamais. Elle devait venir d'une contré vraiment lointaine et qu'il n'avait jamais visiter. Sans doute de l'est. Il caressa sa joue sans répondre. Puis il réfléchit, toute cette tendresse ne lui ressemblait pas. Et surtout ne collait pas a l'image qu'il renvoyait de lui. Il recula alors légèrement en retirant sa main de la joue de Camille.

-J'aurais dit oui si l'eau n'avait pas été froide. Et puis mon pantalon est mouillé et me colle. C'est desagréable.

Il lui tourna le dos avant de rejoindre le bord du lac et de s'asseoir dans l'herbe. Le professeur regarda alors la jeune femme et lui offrit un de ses innombrables sourire charmeur.

-Mais je ne suis pas contre de la compagnie. Si tu restes dans l'eau tu vas avoir froid si tu ne l'a toujours pas, je peux te réchauffer sans problème mais bon il y a plus agréable




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Dernière édition par Dorian Gray le Ven 21 Mar - 17:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: - Can you see me as I am ? - || P.V. Dorian Gray. || /!/ Possibilité de caractères choquants. /!/ Mer 19 Mar - 21:04



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«Can you see me as I am ?»

||  Il y a là quelque chose de familier, et quelque chose d'étranger dans un seul corps. Qui es-tu ?

Elle se grisait sous ses mains ayant glisser contre la peau de son corps et, dans une presque caresse, y ayant laisser l'emprunte d'une chaleur. Quelque chose, là où avaient prit place ses paumes, picotait doucement, si agréablement. Et son être tout entier se partageait alors entre le chaud et, poussé à son apogée, un froid qui y semblait être lié. Sous les bouffées de ce bien pour lequel elle glissait, penchait, elle remarqua le fin sourire qui s'était niché sur les lèvres de Dorian. Il ne semblait pas contrarié. Mais, d'un côté, c'était une évidence qu'il ne pouvait pas l'être. Et que, s'il l'était de s'être partiellement plongé dans l'eau, jusqu'au bassin environ, ça n'aurait été que de sa propre faute. Après tout, Camille ne l'avait forcé à rien.

Elle s'éloigna quelque peu. Non pas physiquement mais mentalement. Elle faisait un léger voyage dans le temps, encore une fois, l'esprit comme embué des images qui s'y baladaient. Pourquoi avaient-ils été amants, en réalité ? Y avait-il réellement eu quelque chose en autre ? Elle connaissait la réponse. Les réponses. Mais elle-même refusait presque de les accepter. Tout ça parce qu'une part d'elle, mystérieusement, se mettait à rêver comme quiconque le ferait, d'un amour parfait, d'une idylle, et non pas d'un duo uniquement charnel comme eux deux se le partageaient. Malgré cela, notre dragonnière ne pouvait pas se laisser aller, rêver ainsi, parce qu'elle n'était pas quiconque, et qu'un amour, aussi attirant soit-il, ne devait pas la détourner de son droit chemin, elle qui s'en était déjà retirée une fois. Elle ne devrait jamais refaire cette erreur. Pas même pour les beaux yeux de Dorian.

Celui-ci, après chacune de ses actions, et même après sa phrase en allemand, ne s'en montra pas plus dérangé, pas plus atteint. Pourtant, étrangement, alors que ce geste n'était pas à attendre de lui, l'un de ses bras remonta et, d'une main, il vint caresser l'une des joues de la frêle jeune femme. A quoi, ou à qui, pouvait-il bien penser pour se montrer dans un geste que l'on aurait presque pu décrire d'aimant ? Lui-même fit un pas en arrière alors que, le rose aux joues, Camille s'accrochait au geste de sa caresse, y trouvant une douceur qu'elle ne lui avait jamais rien que penser. Aurait-il changé, serait-il désormais capable de montrer sa tendresse, depuis la dernière fois où ils s'étaient vu ? Aurait-il... gagné un cœur ? Cette idée lui offrit l'envie de rire mais, semblant toujours aussi sereine en extérieur, elle s'en contint fermement. Ce n'était pas le moment de s'esclaffer.

-J'aurais dit oui si l'eau n'avait pas été froide. Et puis mon pantalon est mouillé et me colle. C'est désagréable.

Il tourna les talons, offrant le dos, et elle n'eut pas la force de s'empêcher de suivre du regard sa silhouette. Pourquoi fallait-il qu'il soit ainsi ? Ne pouvait-il pas être laid comme un poux, méchant comme il l'avait été au départ ? Pourquoi se montrait-il presque assagi ? Le cœur qu'elle lui trouvait l'emportait loin. Là où toutes ses rêveries lui étaient permises et où, comme sous le charme du serpent, elle craignait de ne finir par croquer un fruit défendu. Non pas ici le fruit du savoir mais le fruit de l'amour qui, elle le voyait ainsi, était un fruit bien plus dangereux encore. Par amour, l'on pouvait tout perdre, dans l'espoir de triompher par une autre voie. Par amour, l'on pouvait se perdre loin de tout rivage, dans la rêverie suprême de trouver un jour, par la grâce de la providence, un îlot de terre dont les ressources seraient toujours éternellement nôtres. L'amour, en réalité, qu'était-ce uniquement ? Faire l'acquisition de quelque chose, le juger acquis, et s'en lasser parce qu'il n'y a qu'à distance, en fantasmes, qu'il était beau ? L'amour, n'était-ce pas plutôt, actuellement, la suffisance de songer à se poser, peut-être par peur de ne pas trouver mieux, de tomber sur pire ?

Le son d'un froissement sur la rive s'extirpa encore de ses pensées. Il venait de s'asseoir dans l'herbe, entre détrempé, torse nu et, les yeux rivés sur lui, elle paressait peut-être un peu ailleurs. Le sourire qui se glissa sur ses lèvres, d'un air séducteur, la fit doucement rire. Voilà qu'il recommençait, qu'il reprenait ce rôle qui était le sien, celui d'un visage d'une froideur sans égale. Elle amassa ses cheveux sur l'une de ses épaules, les essorant légèrement pour tenter d'en ôter l'eau qui s'y était amassée. C'était une étrange situation. Et pourtant, ni l'un ni l'autre ne semblait décidé à s'en enfuir, à croire que cette excentricité du sort ne gênait personne derrière ses allures déplacées.

-Mais je ne suis pas contre de la compagnie. Si tu restes dans l'eau tu vas avoir froid si tu ne l'a toujours pas, je peux te réchauffer sans problème mais bon il y a plus agréable.

Plus agréable ? Sûr, il y aurait toujours plus agréable. Même si peut-être moins excitant par le fait. Elle se souvenait que Dorian ne lui avait jamais fait réel mal, contrairement à ce que les rumeurs faisaient circuler sur lui, mais était-ce uniquement suffisant pour se laisser glisser entre ses bras en espérant être gagnée de la chaleur d'un homme sur un corps à la peau d'albâtre, fragile et fine ? Il la marquerait, comme cela lui arrivait parfois de le faire, laissant contre ses cuisses les marques rouges puis bleues et enfin cramoisies d'un appui à la force s'avouant n'être pas humaine. Elle rit encore doucement, de son rire cristallin, comme des notes de musiques filant dans la nuit dans l'air le plus naturel, et s'approcha de la rive à son tour, attrapant sa chemise pour la glisser sur son dos, se couvrant un minimum dans un délicat sourire.

- Me réchauffer ? Très cher, à pareille distance penses-tu réellement y parvenir ? Cependant, ne crois-tu, d'un côté, qu'en t'approchant, le passé reviendrait, même ne se fusse qu'un instant, pour r-ouvrir les yeux à nos deux mois d'ébats impulsifs ?

Et alors, pendant qu'un nuage passait au-devant de la lune, voilant celle-ci à en faire disparaître presque toutes lumières, elle fit une sorte de bond relativement lent, le poussant doucement dans l'herbe pour s'installer à califourchon sur lui. Ses mains glissèrent contre son torse et, dans ses presque caresses, planta son regard dans le sien. Il ne portait pas ses lentilles ? Ou peut-être était-ce la rougeur d'éclat de son sang naturel, vampirique, qui avait éclipser l'opacité de ces iris factices ? Camille, dans ses yeux, lisait bien peu. Il était comme ces livres dont on admire toujours la couverture et qu'un jour l'on ose ouvrir, ne parvenant malgré toute l'admiration à ne jamais en déchiffrer rien qu'un fragment. Il était d'ailleurs, de terriblement loin et, alors qu'elle sentait son cœur s'en serrer pour une raison X ou Y, elle vint se pencher pour effleurer ses lèvres des siennes, mêlant un instant leurs deux souffles en un seul, vaporeux, au centre de l'obscurité.

- Te serais-tu senti seul ? Ou serais-tu sous l'emprise d'un manque ? De la tendresse venant de toi, tu dois être au bout de la corde, mon amour.
 


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MessageSujet: Re: - Can you see me as I am ? - || P.V. Dorian Gray. || /!/ Possibilité de caractères choquants. /!/ Sam 22 Mar - 0:57







...

Feat. Camille








- Me réchauffer ? Très cher, à pareille distance penses-tu réellement y parvenir ? Cependant, ne crois-tu, d'un côté, qu'en t'approchant, le passé reviendrait, même ne se fusse qu'un instant, pour r-ouvrir les yeux à nos deux mois d'ébats impulsifs ?

Il ne répondit pas. Il se contenta d'un petit sourire en agitant un peu la tête avant de regarder de nouveau la jeune femme en face de lui. L'hybride démon-vampire n'avait rien oublié des deux mois qu'ils avaient partagé. Il s'était même surpris quelques mois après, à aimé et voué un attachement particulier aux souvenirs de ses moments. Sans doute parce que deux mois avait été sa relation la plus longue si l'on ne compte pas son ex-fiancée.

Et puis elle avança vers lui en récupèrent sa chemise qu'elle enfila au passage. Toujours assit dans l'herbe et silencieux, il continua de la regarder. Il allait sans doute passer pour un véritable psychopathe, mais le vampire n'arrivait pas à détaché son regard de la demoiselle qui se tenait en face de lui. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'il posait son regard sur se corps qu'il avait possédé. Mon dieu, que cela était niai et ennuyant. Cela ne lui ressemblait pas, depuis quand attachait il de l'importance à cela? C'était une femme, certes magnifique mais il y en existe d'autre aussi magnifique. Du moins, il essayait de s'en convaincre.

Puis finalement, elle fit une sorte de petit bond pour le rejoindre sur la berge avant de le pousser contre l'herbe, lui offrant par la même occasion des frissons partout à travers de son corps, et de s’installer à califourchon sur lui. Un petit rire amusé passa entre ses lèvres. Oui, la situation l'amusait. Si le matin même, alors qu'il était mort d'ennui et de solitude, on lui aurait dit que le soir venu, après son repas il aurait retrouvé une de ses anciennes amantes, il aurait sans aucun doute rit au nez de cette personne en lui disait qu'elle était forte ludique et qu'elle avait le mérite de le distraire. Cependant, c'était bien ce qui était arrivé, par le fruit du hasard, il l'avait retrouvé. Toute fois, le professeur de littérature se demandait comment c'était possible qu'elle soit là, elle était forcément élève dans l’académie car aucun étranger n'avait le droit d'y venir. Mais si elle était élève ici, comment ce faisait il qu'il ne l'ai pas reconnu? Ses questions furent rapidement repousser dans un petit coin de sa tête quand il sentit le souffle chaud de Camille contre ses lèvres et se mêlé au sien. Il profita par la même occasion de glisser une de ses mains dans la chevelure encore mouillé de la demoiselle qui s’égouttait contre son torse.

- Te serais-tu senti seul ? Ou serais-tu sous l'emprise d'un manque ? De la tendresse venant de toi, tu dois être au bout de la corde, mon amour.

Le bâtard d'Estelan écarquilla les yeux sous la surprise avant de froncer légèrement les sourcils, vexé par cette remarque. Pour une fois qu'il essayait d’être soit disant normal, gentil et tendre comme tout les gens devait le faire, voila que cela ne plaisait pas. C'est tellement plus simple dans les livres décidément.

-Bien-sur que je me sens seul! Mais j'essayais juste d'être soit disant convenable, rappelle moi de ne plus te faire de preuve de tendresse si cela te dérange ma douce.




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MessageSujet: Re: - Can you see me as I am ? - || P.V. Dorian Gray. || /!/ Possibilité de caractères choquants. /!/ Dim 30 Mar - 15:13



.
«Can you see me as I am ?»

||  Je sens que je tombe. Ou alors est-ce la pesanteur du battement de ton cœur contre le mien ?

Pourquoi fallait-il autant se casser la tête entre eux ? Pourquoi n'étaient-ils pas juste capables d'agir en adulte : se fondre dans les bras l'un de l'autre au milieu des baisers et s'en séparer ensuite ? Dans l'histoire, alors même que le jeune homme n'était pas connu pour être un ange, elle s'en sentait typiquement démoniaque. Était-ce mal, cette légèreté d'esprit ?  Sous ses allures d'homme, elle cachait les désirs d'une femme qu'elle semblait poursuivre d'étouffer sous un édredon. Quelque chose en elle voulait de ses caresses, de ses yeux poser sur elle uniquement, et pourtant il y avait tout le reste lui implorant de ne pas faire d'erreur, de ne pas faire L'erreur qu'elle regretterait toujours. Ne jamais tomber amoureuse. L'amour n'était qu'un jeu, qu'une résolution à ne plus bouger, à se figer, et elle ne voulait pas y céder, s'en détourner de l'avenir que les dieux eux-même semblaient lui avoir tracé.

Pourtant, alors qu'il glissa sa main entre les filaments ébènes de ses cheveux, elle céda à cette passion qui semblait être une épreuve à son sérieux, à sa résolution. Quelqu'un pourrait-il uniquement lui reprocher d'avoir croquer la pomme, alors qu'Adam et Ève l'avaient eux-même fait depuis bien longtemps ? Elle avouait ne plus se comprendre elle-même. Les époques se confrontaient. Et qu'adviendrait-il d'une aventure entre le futur et son passé ? Pouvait-elle réellement en tirer quelque chose qui n'en provoque pas un paradoxe temporel en ré-écrivant la tournure ? Ses yeux planter dans les siens, incapable de s'en détourner, elle contemplait ce rouge sanglant, ce rouge significatif. Il n'était pas humain. Il était à mi-parcours entre la chimère et l'abomination. Et pourtant la nature l'avait pourvu d'un physique irrésistible. S'en était injuste. A sa remarque, ses yeux s'écarquillèrent avant que ses sourcils ne s'abaissent comme d'eux-même dans une figure de vexation. Voilà qu'elle avait l'impression de gagner à la bataille navale.

Mais quel beau Titanic que cet Apollon glissé dans l'herbe, dévoilant à ses grands yeux verts la musculature alléchante d'un fantasme, de rien de plus ou de moins. L'espace d'un instant, alors qu'elle écoutait le son de sa voix profonde, résonnante, la voix attitrée de l'homme sûr, elle eut l'envie de le toucher, de se rendre compte qu'il était réellement là. Malgré la surprise de ces retrouvailles, de cette situation pour le moins cocasse, elle avait jusque là été sûre de qui se trouvait devant elle. Jusqu'alors. Car, désormais, elle se pensait songeuse, plongée dans un mirage sans issue. Était-il réellement présent, avait-il réellement ses égards de gentillesse envers elle ? Aurait-elle su toucher ce cœur de pierre et y glisser, aux battements de son être, une quelconque résonance y murmurant la vie ? Ce n'était plus une question de fierté, c'était une question de passion, de compassion, et de complaisance dans l'orgueil mal placé d'origine de l'humanité avec laquelle elle avait grandit. Il n'y avait pas de quoi lui en vouloir, elle n'était qu'un pion sur l'échiquier qui, comme tous, devraient se battre pour atteindre l'autre bout du plateau et se changer en reine pouvant soutenir les maux du roi. Alors, dans ce combat perpétuel, n'avait-elle pas le droit de s'accorder quelques louanges, quelques éloges ?

-Bien sûr que je me sens seul ! Mais j'essayais juste d'être soit-disant convenable. Rappelle-moi de ne plus te faire de preuve de tendresse si cela te dérange ma douce.
- Je ne crois pas avoir jamais dit que cela me dérangeais. Bien au contraire, pour ce que je garde, pouvoir se reposer dans les cajoles d'un homme ça ne peut qu'en être plaisant. Surtout s'il possède un aussi agréable minois que le tien, très cher Dorian.

Une invitation délicate, indirecte, inconsciente, et elle soupirait intérieurement. Appellerait-il son nom ? Murmurait-il ces quelques syllabes qui, glissant d'entre ses lèvres, en gagnaient la douceur du miel, l'élégance d'une éclosion de chrysalide ? Liée à lui par ce son, cette presque ellipse à leur passé commun revint à la charge et, ricochant pour elle dans ses pupilles, elle ressentait à nouveau en souvenir ces frissons partagés, ces tressaillements que nul autre ne pouvait avoir alors, si réels dans son esprit. La dragonnière laissa ses mains parcourir le torse de son ancien amant, glissant contre ses flans alors qu'elle le couvrait encore grandement d'eau. De la chaleur. Il émanait de lui de la chaleur, et ce en quantité et force considérable. C'en était trop pour elle. En se courbant à nouveau vers lui, affinant son regard de velours, elle vint glisser ses lèvres contre les siennes dans une soulevée de fièvre. Douces, portes de son souffle, elle se laissa aller à leur contact, tournant légèrement sa tête pour en garder la longueur. Comment lui résister ? Il était un aimant et, opposée à lui, elle ne pouvait que s'en retrouvée attirée irrémédiablement.

L'allemande remontait ses mains contre les joues de son opposant dans de douces caresses, frissonnant rien qu'au simple contact de leurs peaux et, dans ce long baiser, elle admira l'arrêt du temps. Voilà pourquoi elle ne pouvait pas se résoudre à simplement se fondre entre ses bras, s'en allant comme lassée d'une routine à vrai-dire inexistante. Il possédait la chaleur, cette chaleur comme un volcan dont le magma serait perpétuellement en pleine fusion, chaleur à laquelle elle ne savait résister. Et, au-delà de ça, elle voulait s'approprier jusqu'à la mélodie de son cœur, jusqu'à la moindre onde de ses soupirs d'aise. Jalouse, possessive, elle l'était, ne l'ayant jamais avoué, mais devant lui s'en était une question d'appartenance, alors qu'elle n'ignorait pas qu'il s'appartenait à lui seul. Encore une fois, elle y trouva une injustice. Glissé au creux de ses reins il avait posé le drapeau d'une sensation incomparable et, de ce fait, elle se sentait possédée. Elle était à lui, à ses mains dans leurs caresses, à sa voix dans ses mots, à ses yeux dans ses regards, et il ne rendait rien d'autre que de sa prestance austère en échange.

Finalement, elle délivra ses lèvres des siennes, gardant cette proximité de quelques centimètres à peine pour capter son attention. Elle voulait qu'il lui appartienne. Dans cette envie humaine de posséder et d'être intouchable à quelque possession que ce soit, elle voulait pouvoir placer sur lui un joug qui le ramènerait sans cesse à elle. Ces soirées à se languir, esseulée par la masculinité de ses faux-semblant, ce froid et ce silence comme des lames aux tranchants ayant laisser des cicatrices en elle dont la profondeur était accablante, il les paieraient d'heures d'attention. Elle s'approcha à nouveau, feignant un baiser alors qu'elle vint mordiller sa lèvre inférieure, se redressant sur un regard d'un sérieux et d'une malice à la maturité presque provocante.

- Si je marque à nouveau tout ton être à l'aide du mien, seras-tu capable de partir, pour ne pas dire t'enfuir, encore une fois ?
 

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MessageSujet: Re: - Can you see me as I am ? - || P.V. Dorian Gray. || /!/ Possibilité de caractères choquants. /!/ Mer 2 Avr - 16:22







...

Feat. Camille







Belle et provoquante. C'était ce que la demone qui le chevauchait était. Pour une fois, le vampire ne menait pas la danse, non c'était bien elle qui la menait et lui était pour ne pas dire passif et ce laissait faire tel un pantin se laissait manipuler par son maître. Mais on ne pouvait pas dire que cette situation le dérangeait, non il avait être un dominant, être dominée par une belle jeune femme ne le dérangeait en aucun cas. Le vampire se redressa légèrement en gardant la proximité qu'il y avait entre eux. Gardant appuit sut une de ses mains, il éloigna ses lèvres de celle de la demoiselle et vint les poser sur la jugulaire de cette dernière avant de déposer une nuée de baiser jusqu'à sur son épaule gauche qu'il dénuda en retirant sa chemise qu'avait enfiler la jeune femme.

- Si je marque à nouveau tout ton être à l'aide du mien, seras-tu capable de partir, pour ne pas dire t'enfuir, encore une fois ?
-Je ne me suis pas enfuit, je suis rentré chez moi, mes vacances étaient terminé malheureusement ma belle.

Sur le coup, abandonné sa conquête de cette façon ne l'avait absolument pas derangé. Il savait très bien qu'il ne pourrait jamais la revoir alors que ce soit fait proprement ou non, ça n'avait pas vraiment d'importance. Ses sentiments ne rentrait pas dans sa ligne de compte. Puis a réfléchir, il avait commencer à regretter et eprouver même une once de remord. Mais il avait refusé d'admettre qu'il c'était mal conduit et qu'il avait eu un peux plus que de l'affection pour son amante.

Non, il refusait de retomber là-dedant. Une fois pas deux, la première fois qu'il s'était épris de quelqu'un, il avait été brisé  et dévasté. Dorian ne voulait pas être faible, il ne devait pas être faible. Mais malheureusement, comme toute créature il avait des faiblesses. Physiquement son dos que son "père" avait détruit tout au long de son enfance pour un oui pour un non, psychologiquement, il y avait les petites créatures nommés enfants, Dorian avait beau être un monstre, il aimait bien les enfants comme il l'avait malencontreusement devoilé à la jeune demone pendant leur relation. Son autre faiblesse s'appelait Sibyle où du moins ce qu'elle avait représenté.

Arrêtant de penser à cela, il continua de poser des chastes baisers sur la peau humide de Camille, laissant sa main vagabonder sur sa peau par la même occasion. Arriver a la poitrine de sa demoiselle il remonta sa bouche jusqu'au cou de cette dernière et mordilla sa peau un endroit avant d'y laissé un suçon. En aucun cas il ne voulait la partager, elle était à lui et personne ne l’empêcherait de la posséder pour lui seul. Il avait bien trop d'honneur et de fierté pour lui dire mais c'était le cas. Le démon était possessif et il savait, mais contrairement a ses autres conquêtes, il avait été plus possessif que d'habitude n'hésitant pas a éclater la tête d'un homme qui c'était approché trop près d'elle. C'était son terrain de chasse après tout. Le professeur reporta son visage en face de la jeune femme laissant simplement quelques centimètres de d'éloignement et la regarda avec son fameux sourire inégalable. Il  la regarda comme pour la défié

-Et bien va s'y, marque tout mon être avec le tien ma chère Camille




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MessageSujet: Re: - Can you see me as I am ? - || P.V. Dorian Gray. || /!/ Possibilité de caractères choquants. /!/ Ven 4 Avr - 19:47



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«Can you see me as I am ?»

||  Là où le passé prend pied sur le présent il marque le futur.

Et pourquoi se laissait-elle faire, encore ? Était-ce réellement cette autre part d'elle qui se mettait à parler, agitant son corps comme par la magie de l'attirance irrésistible ? Quelque chose sonnait faux et pourtant c'était avec une sorte de clairvoyance inattendue qu'elle discernait dans les actes de son ancien amant quelque chose qu'il n'y avait pas avant, ou alors pas sous cette forme. Depuis quand était-il aussi doux avec elle ? Comme pour preuve, pour lui assurer qu'il y avait un ajout dissimulé, le vampire glissa les lèvres à son cou, y déposant un chemin bouillant. De-là à son épaule, ce fut le raz-de-marée, toute une balade dans des dépositions de baisers doux. Il finit par déplacer cette chemise comme un bout de tissu en trop entre eux, parfaitement inutile à leurs corps qui se connaissaient désormais d'assez longue date.

- Je ne me suis pas enfuit, je suis rentré chez moi, mes vacances étaient terminées malheureusement ma belle.

Chez lui ? Entendait-il être originaire de Tirania ? Le silence se posa sur l'esprit de la dragonnière. Ils n'étaient décidément pas les mêmes. Entre eux se trouvait la barrière non pas uniquement de la distance mais, bien pire que cela, la barrière du temps. Il était donc de cette époque, de ce royaume, de ce monde qui semblait avoir entièrement disparu dans le monde initiale de la belle brune. Ses grands yeux verts, l'espace d'un instant, vacillèrent presque alors que ses lèvres rosées s'entre-ouvraient sur un soupir d'aise, dissimulant dans ses notes légères un frisson de plaisir. Le silence s'imposa de lui-même, certainement là pour leur éviter de se confronter l'un à l'autre dans l'animosité de ce départ précipité concernant lequel il n'avait jamais rien dit.  Que pourrait-elle jamais faire de cette relation ? Existait-il simplement une suite possible ? Elle se sentait si égarée. Sa tête aurait pu tourner comme un carrousel qu'elle n'aurait pas vu où était la différence.

Les baisers de Dorian se poursuivaient, aussi innocents et blancs qu'une robe de mariée, et pourtant ce n'était pas de son genre. Quelque chose avait réellement été battit entre eux, alors même que leurs yeux n'avaient plus été capable de se poser les uns dans les autres pendant une période comme une éternité pour la jeune femme. A ses caresses, ses mains longeant les courbes de son corps, elle frémissait C'était chaud et encore une fois elle se demandait quelle impression dominait entre cette chaleur qui était celle de son ancien amant, le redevenant visiblement l'espace d'un instant, ou la fraîcheur de la soirée qui glissait contre ses membres dans une brise saisonnière. Les actions se poursuivirent, encore et encore, et finalement, effleurant sa poitrine, il posa le souffle contre son cou. Il se mit à mordiller et, par réflexe, la dragonnière vint poser ses mains sur ses épaules, serrant doucement dans une charge de frissons. Pourtant, ce ne fut décidément pas assez pour le vampire ayant étalé et laissé sur la peau de sa conquête un tracé vermillon d'un sang qui n'était même pas le sien. Ses lèvres firent pression et, dans la hissée de son sang contre la paroi de sa peau, elle sentit qu'il comptait la marquer. Dans l'ivresse de l'instant, elle n'en dit rien, se contentant de gémir aussi peu que possible en resserrant ses doigts contre ses épaules, y plantant les ongles pour se forcer au silence.

Il était habitué à la douleur. Elle le savait pour le nombre de fois où il n'avait pas broncher à ses ongles se nichant dans la peau de son dos, y laissant  parfois couler un filé presque noirâtre. En redescendant sur Terre, ou plus exactement sur son ancêtre lointain, elle constatait la cession de ses baisers, des ses mordillements et de ce suçon qui, elle le savait, laisserait bientôt à même la peau de son cou une marque violacée. Et comment cacherait-elle ça, au juste ? Lui ne savait rien du mystère dans lequel elle avait dû se draper pour passer inaperçue pour suivre son destin. Mais, c'était définitif, personne ne devait voir cette marque de possession. Parce que bien malgré elle elle savait évident qu'elle lui appartenait, même si elle ne comptait pas s'y laisser faire sans rien dire. Si elle devait lui appartenir, qu'il en soit au moins de même pour lui. Il était libre comme les oiseaux dans le ciel, comme Abelziel qui tournait dans sa tête et qui, s'il apprenait tout ça, la brûlerait certainement vive. Mais, Dorian, serait-il capable de ne pas s'offrir à chaque demoiselle qui passerait sous son regard ? Ce n'était pas son genre de résister à ses envies, encore moins quand celles-ci retenaient du domaine de la luxure. L'injustice. Oui, ce sentiment s'élevait à l'intérieur d'elle. Criant, s'égosillant, il faisait battre le sang à ses tempes, lui donnant à se questionner encore d'avantage, toujours plus, comme si les questions qui arpentaient son esprit n'étaient pas déjà assez.

- Et bien vas-y, marque tout mon être avec le tien ma chère Camille.

Un autre frisson. Toute une ruche. Tout un univers. La galaxie même. Elle filait entre les étoiles, à son visage si proche du sien. A ce sourire qu'arboraient ses lèvres, l'air malicieux et contrôlé, calme comme ne pourrait jamais réellement l'être parfaitement. Comment pouvait-il se contrôler autant ? Ne lui faisait-elle absolument aucun effet ? Ou peut-être agissait-il avec patience, tentation, parce qu'il savait où se trouvait l'issue de tout cela, et qu'il n'allait donc pas sans savoir qu'elle allait encore faire un pas à son devant. Alors peut-être fallait-il détourner ce jeu d'attirance à son avantage, pour en rire sous cape, ignorer cette brûlure, cet embrasement de tout son cœur à la simple prononciation de son prénom.

- N'en serais-tu pas trop heureux ? Que je me laisse faire, bien malgré d'être celle possédant plus ou moins l'avantage d'être au-dessus, cela t'arrangerai trop, n'est-ce pas ? Ah, mon cher, tu devrais savoir que je suis rancunière.

Un léger rire et, dans ses murmures, ne souhaitant être entendue par personne d'autre que lui, elle le repoussait de sa force au milieu de l'herbe, glissant sa tête près de son cou en redressant l'une de ses mains, empêchant dans son geste ses cheveux de lui tomber à nouveau dessus. Ses lèvres descendirent jusqu'à son cou, alors qu'elle gardait appui sur le sol de par sa main de lui et, dans une balade de baiser, elle finit par ouvrir la bouche, passant sa langue contre la peau blanche qu'elle voyait. Elle n'y laisserait pas de suçon. Ce serait tellement simple pour lui d'en jouer, de l’exhiber avec une presque fierté, lui qui ne se privait pas de certainement pavaner quelques unes de ses conquêtes. Non, ce ne serait pas assez. Descendue dans sa fierté, elle lui rendrait la blessure, l'affront. Alors sa mâchoire s'ouvrit sur les canines moins longues que celles des vampires mais pas plus courtes que celles des humains, intrigantes de cette part d'elle se révélant partagée entre l'humanité, les enfers et les cieux. C'était là la descendante de ce dieu dragonite qui s'appropriait une terre, y brûlant tout les interdits. Encore un passage de sa langue, légère, alors qu'elle plaquait ce muscle rugueux contre une peau lisse, finissant par y planter les dents contre cette chair, la fendant doucement.

Pour toutes ces morsures qu'elle avait du subir pour nourrir son amant après l'effort de l'amour, elle savait la douleur que cela provoquait. En relâchant ses cheveux, logée à son cou à en ignorer leur glissement, elle attrapa l'une de ses mains pour passer ses doigts entre les siens, l'autorisant par ce fait à lui broyer les os si le cœur l'en disait. Bientôt, parce que son sang ne l'intéressait absolument pas, elle s'arrêta, se retirant pour lui faire face, les yeux vidés de leur incertitude. Bien malgré sa fuite rapide de sa peau, elle avait ressenti contre ses papilles un goût de fer, un goût lourd qui, alors qu'elle avalait sa salive, se faufila jusqu'à creux de sa gorge. C'était... Tout bonnement écœurant. Ce goût de ferraille, rêche, qui accrochait les parois de sa trachée, c'était un goût qu'elle savait d'avance ne jamais pouvoir aimer. Ce devait être tellement plus simple pour Dorian de la mordre, de voler de ce sang divin porteur d'un arôme dont elle ne doutait pas de la volupté, même si ce n'était pas le sang le plus jeune du monde, bien au contraire d'ailleurs.

Ses grands yeux comme deux pierres aux reflets de la Nature se fondirent dans ceux vermillons de son opposant et, assurée, elle souffla à nouveau doucement contre ses lèvres. Il allait très probablement lui faire payer cette morsure. Mais peu lui importait, ça ne serait pas la première fois qu'elle ressortirait bleutée d'une rencontre avec lui, même si la plupart du temps ça n'avait été qu'accidentel à la force considérable du mi-démon mi-vampire. En le regardant, elle laissait glisser contre elle la fraîcheur de la nuit, cette brise légère qui en caressant sa peau y laissait une emprunte froide lui donnant de délicieux frissons. Son cœur calmé, bien que pas moins méfiant aux gestes suivants qu'allait certainement exécuté son cher et tendre, Camille écoutait d'une oreille presque attentive le chant des cigales, ces insectes si audibles.

- Je sais quelle colère te prend à mon acte, mais ne le juge-tu toi-même pas fondé dans sa naissance ? Une morsure, pour toutes celles que j'ai subi pour le bon plaisir de monsieur, je trouve ça un juste retour de pièce. Mais punis-m'en si le cœur t'en dis, tu seras finalement le seul à en prendre le risque de perdre des plumes, mon amour. 
 

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MessageSujet: Re: - Can you see me as I am ? - || P.V. Dorian Gray. || /!/ Possibilité de caractères choquants. /!/ Ven 25 Avr - 17:15







...

Feat. Camille









- Je sais quelle colère te prend à mon acte, mais ne le juge-tu toi-même pas fondé dans sa naissance ? Une morsure, pour toutes celles que j'ai subi pour le bon plaisir de monsieur, je trouve ça un juste retour de pièce. Mais punis-m'en si le cœur t'en dis, tu seras finalement le seul à en prendre le risque de perdre des plumes, mon amour.  

Le vampire toisa pendant un long moment la jeune femme. Il ne savait pas ce qui l'avait le plus mis en colère. Êtes ce le fait d'avoir été ainsi humilié, oui pour lui c'était le l’humiliation. Un vampire qui se faisait mordre, quel honte. Ou êtes ce à cause de l'affront que lui faisait sa belle? Si c'était une autre femme qui avait eu le malheur de faire cela, elle se serait sans aucun doute pris une gifle dans le travers de la figure.

Il commençait cependant à en avoir assez de ce petit jeu inutile. N'importe quel personne censé aurait comprit l'issue de leur retrouvailles. Alors a quoi bon continué à se voilé la face en belles paroles? Dorian attrapa alors les bras de la belle Camille avec l'un de ses sourires étranges plaqué sur les lèvres, avant de rouler sur le coté et de plaquer la demoiselle au sol sans aucune délicatesse. La surplombant, le démon laissa son regard glisser sur le corps de la démone avant d'approcher son visage près du sien.

-Tu n'aurais jamais du faire cela ma douce...

Le sourire qui trônait sur ses lèvres étaient effrayant. Un mélange de charme et de sadisme qui ne présageait rien de bon. Devenu encombrant, le professeur retira se qui lui servait de pantalon avant de reporter de nouveau son attention sur la jeune femme. Il se pencha vers elle jusqu’à effleuré ses lèvres tandis que son bassin se collait au sien.

-Je crois qu'il est temps d'aller un peu plus vite maintenant.





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MessageSujet: Re: - Can you see me as I am ? - || P.V. Dorian Gray. || /!/ Possibilité de caractères choquants. /!/ Mer 30 Avr - 12:29



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«Can you see me as I am ?»

||  Il n'y a plus d'issue. Mais, depuis le début, y en avait-il seulement jamais eu une ?

Il fallait avouer qu'avoir mordu le vampire à sang n'était peut-être pas l'acte le plus sensé du monde. Mais qui, justement, se pliait sans cesse aux "lois" n'en trouvait jamais le sentiment de force de les enfreindre. Un long moment, Dorian la toisa, alors même qu'elle était celle qui était placée le plus haut. Et, quelque part en elle, quelque chose s'en offusqua. Malgré le fait d'être une demie-déesse, voire peut-être un peu plus que juste la moitié de ceci, elle craignait quelque peu son amant. Il faisait partie de ces êtres si assurés, presque fous, qu'ils n'en comptait plus le risque de tuer quelqu'un sans vergogne. Une part d'elle, alors que les yeux assombrit par la sorte de colère de Dorian demeuraient poser sur elle, osa espérer qu'il la voyait de façon quelque part différente, pour ne pas en finir avec la tête d'un côté et le corps, très loin, de l'autre. Il semble réfléchir, tout du moins balader des idées au fond de son esprit, et, profitant de ce moment sans rien, vide, elle constata qu'il valait mieux ne pas refuer le calme avant la tempête.

Parce que, bien évidemment, elle allait le payer. Peut-être pas de violence, d'humiliation en retour, sur ce point certainement parce qu'il n'y avait pas grand-chose à pouvoir humilier cette demoiselle s'étant offerte corps, mais pas âme, au sang impur qui, croisé de vampire et démon, parcourait les veines de son opposant. Mais elle le paierait malgré tout. Et bientôt, alors que le vampire se saisit de ses bras, un sourire singulier s'étant dessiné sur ses lèvres, elle comprit qu'effectivement elle n'y couperait pas. Mais, après tout, qu'à cela ne tienne, ça ne l'en dérangeait pas plus. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'il ne la morde pas trop par la suite, ou pendant, sans quoi il était évidemment qu'elle n'aurait plus mesure de ses actes et perdrait certainement le contrôle de sa force draconique. Alors, leurs regards mêlés, il bascula sur le coté.

Et Camille, bien malgré une légère résistance, n'eu pas d'autre choix que de finir sur le sol froid, au milieu des brins d'herbes. C'était... Froid. Et par conséquent plus ou moins désagréable. A cette sensation, un frisson se mit à courir contre sa peau et, entre-ouvrant les lèvres, elle se permit un nouveau soupir. Le regard que Dorian lui portait, parcourant chaque parcelle de son corps, était d'un embarras certain, et pourtant, elle ne s'e sentit pas gênée outre mesure. Quelque chose la rendait presque fière. Après tout, au moins pour ce moment, il la regardait elle, et pas quiconque d'autre. Pour le moment, rien qu'au moins ce court moment-là, en réalité, il lui appartenait. Mais peut-être que lui-même n'y songeait pas, n'en avait pas conscience. Ou peut-être souhaitait-il simplement ne pas y penser. Elle ne pouvait rien affirmer, n'étant pas glissée dans son esprit, pas directement en tout cas.

-Tu n'aurais jamais du faire cela ma douce...

Son sourire, mélange de diverses émotions, pourvu d'une attirance cette fois-ci encore inexplicable, forçait la démone à le pousser encore à venir vers elle. Plus elle le rejetait, allant contre ses ordres silencieux, ses menaces sans mots, plus elle semblait le rapprocher d'elle. Bien sûr, elle aurait voulu n'avoir pas besoin de tout cela, comme son côté féminin rêvait de quelqu'un la trouvant sincèrement, l'aimant tout aussi tendrement. Mais, avec lui, il n'y avait plus la moindre illusion alors. Ce n'était qu'un rêve. Jamais cet amour-là ne pourrait être normal, direct et avoué. Parce qu'elle doutait du simple fait qu'il puisse l'aimer. Bien malgré elle, comme à son départ, l'envie d'en pleurer la prise. Pourquoi ne pouvait-elle pas rester courageuse face à lui ? Elle lutta contre sa besoin primaire d'être rassurée et, malgré ses yeux sûrement brillants, qu'elle pourrait prétexter ainsi dû à la lumière de la lune, elle ne versa pas la moindre larme. L'unique côté réellement positif, c'était qu'elle était sur le dos. Et donc, techniquement, que personne ne pourrait voir son tatouage. Au moins une chose de laquelle elle n'avait plus à s'inquiéter. Dorian, son fidèle sourire menaçant de sous-entendus encore sur les lèvres, ôta le pantalon détrempé qu'il avait porté jusque là et, venant coller son bassin contre le sien, frôla les lèvres rosées de la dragonnière.

-Je crois qu'il est temps d'aller un peu plus vite maintenant.

Il venait de s'impatienter. Certainement parce qu'il en était venu à douter de l'issue de cette rencontre, à ce tournant qu'avait provoqué la demie-déesse. Elle l'avait mordu, marque de résistance plus ou moins directe, et peut-être en était-il arrivé à ce point de non-retour où l'on réclame vengeance tant qu'on le peut encore, comme avec le soucis que l'objet de la-dite vengeance ne file d'entre nos doigts. Elle n'en savait rien, à vrai-dire, mais elle y songeait ainsi. L'esprit quelque peu revenu à la situation, de par ce regard qui ne semblait pas vouloir la quitter, qui la dévorait même sans certainement réellement le vouloir, de cette menace planante qu'était ce rouge sanguin, elle passa ses bras au cou de son ancien amant, les ayant libérer habilement, pour soulever quelque peu sa tête du sol et venir embrasser les lèvres qui lui étaient présentées. D'un long baiser, preuve de toute sa fièvre, elle ne fit preuve d'aucun refus et glissa même ses longs doigts fins au centre des cheveux d'ébènes qui se fondaient dans l'obscurité de la nuit. Encore une fois, parce qu'elle avait agit d'elle-même, une question, l'habituelle, se mit à flotter dans le fond de sa tête. Pourquoi ? Il avait-il une simple explication à cette torture que personnifiait Dorian ? Elle délia ses lèvres de celles de celui pour lequel son coeur poursuivait de battre comme un tambour de guerre et, dans un regard comme mélancolique, lui murmura en laissant sa tête retomber contre le sol :

- Comment pourrais-je t'appartenir, si je ne m'appartiens pas à moi-même ..? Même s'il se peut que ce soit la dernière fois, parce qu'après cela se sera moi qui m'en devrais de m'en aller... Vole-moi au destin.

 
 

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MessageSujet: Re: - Can you see me as I am ? - || P.V. Dorian Gray. || /!/ Possibilité de caractères choquants. /!/ Ven 2 Mai - 17:21







...

Feat. Camille









Vole moi au destin... Ses mots résonnèrent dans l'esprit du professeur comme une douce mélodie. Ses lèvres glissèrent le long de la peau immaculé de la jeune femme. Passant sur sa jugulaire, le ténébreux professeur eu du mal a s’empecher de la mordre. Non, il ne devait pas. Ses lèvres arrivèrent jusqu'à la poitrine de la demoiselle. Bien qu'il ait décidé d'aller plus vite, il voulait comme même faire languir son ancienne amante. Pour cela, il déposa de chaste baiser sur sa poitrine tandis qu'une de ses mains baladeuses alla s'aventurer sur le reste du corps de Camille.

Le beau vampire du lutter de toutes forces pour ne pas céder a ses pulsions sadiques. Ne pas planter ses cros dans la peau pale et douce comme de la soie était sans doute le plus difficile.  Il se contenta de laisser sa langue glisser sur cette peau qui n'appartenait qu'à lui... Tandis que sa bouche s'occupait de sa poitrine, une de ses mains avait glisser le long de son ventre qu'il caressait légèrement en attendant de pouvoir decendre plus bas. Il pressa un peu plus son bassin contre le sien.

Le démon laissa quelques instant la généreuse poitrine de sa demoiselle pour la regarder.Il se redressa légèrement en souriant perversement les yeux embrumer par le désirs.

-Il n'y a plus de retour en arrière maintenant ma douce... murmura t il avec une pointe d'excitation bien visible entre ses jambes








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MessageSujet: Re: - Can you see me as I am ? - || P.V. Dorian Gray. || /!/ Possibilité de caractères choquants. /!/ Sam 31 Mai - 23:57



.
«Can you see me as I am ?»

||  Les mots ne nous suffisent plus. Alors tais-toi et agis.

La fraîcheur de la nuit n'était pas spécialement la chose la plus agréable du monde. Surtout quand celle-ci glissait contre sa peau et y nichait, à la suite des doigts de Dorian, le combat incessant entre ses piqûres froides et ses brûlures à la chaleur imposante. Bientôt, ce fut ses lèvres qui baladèrent ce même sentiment troublant, glissant contre sa peau d'albâtre sans l'inquiétude de la tâcher. Et pourtant, le sang de quiconque qu'il est pu mordre auparavant n'était pas entièrement parti. Camille n'en bronchait pas. La seule chose qui l'agaçait, à ce moment précis, c'était en réalité plus ce sentiment d'inutilité. En son absence, il mordait donc les autres. Qu'avait-elle cru, d'ailleurs ? Qu'il s'en retiendrait ? Penserait à elle ? L'envie de rire d'un rire jaune s'empara d'elle et, les baisers de Dorian visitant les pores à sa poitrine, elle se contenta de remonter l'un de ses avant-bras au-devant de ses lèvres pour cacher ce sourire sarcastique.

A l'une des mains de son ancien amant qui vagabondait contre le reste de son corps, elle frémit et laissa échapper de sa gorge un fin soupir d'aise, significatif. Bien évidemment, elle ne pourrait jamais le nier : elle ne saurait se refuser à Dorian. Une part d'elle-même ne lui dirait probablement jamais non. Au final, même si elle se refusait à tombée amoureuse, même si elle se refusait à s'attacher à lui, elle devinait sans mal que c'était déjà le cas de l'un des deux. Et que ce point indéterminé, même si très sous-entendu partout dans ses pensées, avait bien évidemment entraîné l'autre dans sa lancée. Les lèvres de Dorian se perdant contre elle, elle observa un temps de résistance. Certainement contre lui-même. Une peau aussi blanche, exposée là sans plus aucune défense, ce devait être pour lui un réel défi à ses origines vampiriques. Son sourire sarcastique s'effaça à ce songe et fut bien vite remplacé par des yeux clos sur un autre faible soupir d'aise. La sensation de sa langue, un contact râpeux, contre elle, était singulière, étrange, mais très loin d'être déplaisante. Elle frissonna encore et, décalant alors son avant-bras de près de ses lèvres, n'ayant plus l'utilité de rien cacher, certainement parce qu'elle s'ordonnait à elle-même de ne plus penser à rien d'inutile, elle se mit à glisser les mains contre les bras du brun au-dessus d'elle, effleurant à peine dans la traînée de ses ongles. Ses caresses répondaient à peine à celle du grand Dorian contre son ventre à la peau lisse, laissant clairement penser qu'il ne s'en contenterait pas.

Alors il délaissa les courbes de son poitrail, la peau de son ventre qu'elle savait elle-même interdit de maternité, et l'observa, ses lèvres arborant un sourire aux pensées facilement devinables encore une fois. Ses yeux, dans lesquels plongèrent les iris émeraudes de Camille, s'étaient voilés de la toile opaque d'un désir à l'allure d'hérésie. Non, bien évidemment, il ne s'arrêterait pas en si bon chemin. Pas avant d'avoir obtenu d'elle ce qu'il souhaitait. Et ses dires suivants confirmèrent bien tout cela à la jeune femme encore posée dans l'herbe.

-Il n'y a plus de retour en arrière maintenant ma douce...

Se moquait-il d'elle ? Elle-même savait qu'il n'y en avait jamais eu. Que l'issue avait été décidée depuis le moment où les yeux de Dorian avait du discerner sa silhouette et plus spécialement son tatouage dans la lumière au blanc divin de la lune. Elle ne lui avait jamais échapper. Et n'avait tout bonnement jamais essayer de le faire de toutes manières. Alors cette précision ne devait être pour Dorian que l'avertissement d'un probable danger envers elle, ou son intégrité. Sans même grimacer, bien qu'il était clair qu'elle n'était pas parfaitement rassurée face à cet homme emplit de démesure, la dragonnière remonta doucement l'une de ses jambes, sans la moindre menace, et la frotta contre l'intérieur de l'une de celles de Dorian, tout près d'un membre de son corps dont la sincérité ne cachait rien de l'excitation.

- Je n'ai jamais fuis. Je ne le ferais pas maintenant face à toi, mon beau Dorian. Mais soit, amuses-toi, cela ne m'atteindra plus.

Elle le provoquait encore. Et de ses beaux yeux affinés par ses mots, au regard tentateur, elle le lorgnait, observant une quelconque réaction de sa part. Elle-même qui avait été si mélancolique peu avant avait été comme ragaillardie par ses mots. Elle savait qu'il n'y avait pas d'issue. Et que, tout comme lui, elle obtiendrait une part de ce qu'elle désirait, même si elle n'avouerai jamais vouloir bien plus que simplement ce corps. Ses mains se remettant à parcourir les bras de Dorian, elle bifurqua vers son torse où elles se posèrent presque sagement, quelques minutes à peine, avant de se glisser à son dos pour y prendre appui, tenter de trouver une amarre à quoi qu'il puisse suivre.
 

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MessageSujet: Re: - Can you see me as I am ? - || P.V. Dorian Gray. || /!/ Possibilité de caractères choquants. /!/ Jeu 17 Juil - 14:56







...

Feat. Camille








Posséder se corps. C'était la seule chose qui importait maintenant au professeur. Se corps divin, au sens propre comme au sens figuré, dont ses doigts apparentait sans cesse les courbes et les endroits les plus sensibles dans des mouvements habiles et professionnel qui ne pouvait témoigner que de l'incroyable expérience de l'hybride. Un rictus passa cependant sur les lèvres du vampire. Il le possédait déjà, Dorian veut, Dorian a. Cela à toujours été ainsi, déjà enfant, il n'avait qu'à sourire à une dame pour qu'elle lui donne une sucrerie, personne ne lui résistait.

Le démon cessa lentement toutes ses caresses et arrêta de mordiller à différent endroit la peau de son amante. Il la regarda quelques instants en se souciant guère du froid qui glissait sur sa peau maintenant dépourvue de tout vêtement. Un sourire se dessina sur les lèvres du professeur qui posa sa main sur l'une des cuisses de la demoiselle avant de l'embrasser sauvagement.

Dans un coup de rein, Dorian pénétra sa douce demoiselle qu'il n'avait pas prit depuis si longtemps. C'était presque divin, sans mauvais jeu de mot quant à leur nature divine. Un petit soupire passa entre ses lèvres alors qu'il abandonnait les lèvres de Camille pour son cou, il mourrait d'envie de faire couler son sang sur sa peau si blanche comme il avait pu le faire à plusieurs reprises. Tout cela l'avait toujours excité, sans doute sa nature sanguinaire cette fois qui rentrait dans la ligne de compte.



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MessageSujet: Re: - Can you see me as I am ? - || P.V. Dorian Gray. || /!/ Possibilité de caractères choquants. /!/ Mer 15 Oct - 16:36



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«Can you see me as I am ?»

||  Posséder. Etre posséder.

Camille n'ignorait plus qu'il y aurait des phases de sa vie qu'elle devrait traverser quoi qu'il arrive. Tombée dans ce passé à la silhouette floue, qui lui semblait être une illusion parfaite, un dôme dans lequel tout se jouait comme inévitablement, elle tremblait, dans l'obscurité, à l'idée de faillir à son devoir. Seule, face à toute cette force, à tout ce que l'on lui demandait et qui avait fait d'une frêle petite fille une combattante avérée, une leadeuse naturelle, elle craignait de ne pas pouvoir changer l'histoire. Elle craignait de se débattre dans des sables mouvants et de ne pouvoir que couler, peu importe ses efforts. Dans les tendresses de Dorian, dans son regard, peu importe combien elle pouvait le provoquer, tenter d'obtenir de lui tout ce qu'elle ne désirait que chez lui et lui seulement, elle se sentait femme. Elle le détestait, certainement plus que quiconque au monde, mais son cœur ne parvenait pas à s'empêcher de crier son nom, de tenter d'obtenir son attention. Et à cet instant précis, alors que leurs caresses solidifiaient le silence dans les ténèbres de la nuit, elle le voulait plus qu'elle n'avait certainement jamais pu le vouloir. Il était là, sorti de nulle part, comme s'il avait toujours été aussi proche, et il la regardait, de ses yeux dans lesquels elle s'était si souvent laisser noyer. Il représentait toute la luxure du monde, cette tentation qui, comme la mer, nous taquine mais jamais ne nous appartient. C'était tout bonnement trop pour elle. Elle ne savait plus où laisser se balader son esprit, de peur qu'il n'apparaisse encore dans un coin de sa tête comme par enchantement et ne la dérobe à ce pour quoi elle était venu. Elle devait libérer son peuple, briser ces chaînes qui les retenaient captifs, mais ne savait pas si cette tache n'était pas qu'une épée de Damoclès au-dessus de son crâne. Et Dorian était là, comme un retour à cette envie folle de vivre comme toute femme. Enfanter, donner la vie, voir grandir. C'était tout ce qu'elle pouvait souhaiter au plus profond d'elle. Tout ce qu'il lui était interdit rien que d'admirer de loin.

Il posait la main contre sa cuisse, y laissant encore comme une traînée de feu, comme si tout ses capteurs épidermiques s'affolaient à son toucher, et, sans crier gare, dérobait ses lèvres presque violemment. Peu importe comment elle pouvait tourner la situation, peu importe le sens, elle ne trouvait pas chez lui de quoi la blesser. Il était une menace, bien évidemment, une menace singulière qu'elle préférait voir de son côté que de celui opposé, mais il agissait avec elle comme s'il ne voulait pas non plus la briser. Jamais il n'avait tenté de la détruire, alors même que sa réputation laissait croire, à ce qui semblait être juste titre, qu'il ne laissait jamais une femme lui échapper sans avoir dévasté en elle tout ce qui la composait. Camille avait survécu. Survécu parce qu'il n'y avait jamais eu en face d'elle cette bête sauvage, assoiffée de sang, avare de gentillesse, que tant d'anciennes conquêtes avaient pu lui décrire lorsque d'entre ses lèvres filait le nom de Dorian Gray. C'était un infidèle, un coureur, de ceux qui dans l'époque d'origine de la brune se voyait affubler des noms tous divers et variés mais jamais plaisants. Et pourtant, elle en était éprise. Bien malgré elle, elle en était éprise. Et son contact, son attention, ses yeux encore posés sur elle, son souffle si proche du sien qu'ils s'en entremêlaient, elle succombait à cette aura de force qu'il dégageait rien qu'à sa simple présence.

Un mouvement de rein, quelque peu soudain, il poussait les portes du jardin le plus secret de la dragonnière. Finalement. Voilà qu'il obtenait ce qu'il avait voulu, voilà qu'elle se retrouvait fissurée de l'intérieur, que son cœur tombait en lambeaux. Elle réalisait à cet instant prévu que jamais il ne serait à elle. Qu'il irait toujours là où ses envies lui diraient d'aller, qu'elle n'aurait jamais quelconque moyen de le retenir. Elle pouvait tout sacrifier, elle qui avait déjà tant perdu, mais elle ne pourrait jamais donner assez pour qu'il lui appartienne. Il n'y avait que ce moment, dans l'herbe, exposé à quiconque aurait l'idée de se balader pour une promenade nocturne, pour lui donner l'illusion de partager quelque chose avec lui. Ce moment-là même ne lui appartenait pas. Il appartenait au temps, au lieu, aux circonstances, il appartiendrait à quiconque viendrait à passer. Il n'appartenait qu'aux autres, qu'à Dorian, qu'à la personne qu'il avait mordu. Et, le sentant frôler ses parois, elle tentait désespérément de quitter ses constatations. Il délaissa ses lèvres, dans un faible soupir, pour se poser près de son cou, où la jeune femme frémit de sentir rouler son souffle. Il allait finir par la mordre. Elle le savait, le connaissait, au moins sur ça, il la mordait souvent, pendant leurs ébats. Et elle avait finit par se faire à se mélange entre un plaisir exquis et une douleur fiévreuse. Elle ne pouvait plus résister. A quoi que ce soit. Et pourtant elle se refusait à s'abandonner simplement à lui. C'était important, qu'elle garde son objectif en tête, qu'elle ne se laisse pas plonger dans la mélancolie jusqu'à en manquer d'air. Et le cœur battant dans sa cage thoracique comme un colibri prisonnier d'une cage étroite bien malgré ses allures dorées, elle priait pour ne pas se faire décapiter de ce qu'elle allait faire.  

Déplaçant ses mains de son dos, où elles s'étaient agrippé, pour se poser contre l'avant de ses épaules, elle poussait aussi fort qu'elle le pouvait pour le faire basculer et prendre la tête. Si elle voulait ne pas lui obéir simplement et sagement, elle devait se prouver à elle-même qu'elle était capable de tenir tête, qu'elle pouvait contrôler une situation elle aussi. Et, engageant un mouvement lent, alors que ses lèvres s'ouvraient sur des soupirs et de faibles gémissements, elle posait ses mains contre son torse, y baladant des caresses. Ses longs cheveux d'ébènes glissant contre ses courbes, encore détrempés, elle frissonnait et les laissait parfois tomber contre la peau de son amant lorsqu'elle inclinait la tête. Ainsi placé, il devrait se redresser pour la mordre, et s'il tentait, elle puiserait dans la force de ses bras pour l'en empêcher. Qu'il comprenne ce que cela faisait, de ne pas agir, de ne pas pouvoir bouger, d'être figé comme son esprit pouvait l'être par sa faute. Et tentant de retenir ses larmes encore une fois, avec la force du désespoir, elle se noyait certainement.

- Malgré ça... Je ne t'aime pas... Je ne t'aimerais jamais... Simplement jamais...  
 

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